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Robinson revient sur la conquête de la Coupe Stanley des Blues

L'entraîneur adjoint de St. Louis affirme que c'est beaucoup moins stressant de voir la Finale à la télévision que dans l'aréna

par Dave Stubbs @Dave_Stubbs / Chroniqueur NHL.com

En juin dernier, Larry Robinson a vécu l'expérience d'une Finale de la Coupe Stanley comme consultant principal aux opérations hockey et entraîneur adjoint des Blues de St. Louis depuis les hauteurs du Enterprise Center de St. Louis et du TD Garden de Boston.

Ce mois-ci, puisqu'il a du temps libre avec la pause de la LNH en raison des inquiétudes entourant le coronavirus, Robinson s'est installé devant la télévision de sa maison de Bradenton, en Floride, pour regarder deux victoires des Blues sur les ondes de NHL Network - le gain de 4-2 à domicile dans le match no 4 et la victoire de 4-1 dans le match no 7 qui a permis aux Blues de soulever la Coupe à l'étranger.

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« C'était du hockey exceptionnel », a lancé Robinson, mardi. « Je me rappelais que ç'avait été une bonne série, mais pas à ce point-là. Ç'a été de très bons matchs. Ce n'était pas pour les âmes sensibles. »

Ç'a été un peu plus facile à regarder en sachant que les Blues allaient en sortir vainqueurs. St. Louis a remporté son premier championnat de la Coupe Stanley, et Robinson a savouré une 10e conquête comme joueur, entraîneur ou membre de la direction d'une équipe.

« Sur place, tu es sur le bout de ton siège, tu as l'estomac noué et tu te concentres sur chaque présence et même chaque passe, a-t-il expliqué. Ç'a été extrêmement stressant, je m'en souviens. Tu es assis tellement haut dans l'aréna. Parfois, tu manques certains petits détails, donc c'est plaisant de pouvoir s'asseoir et écouter un bon match de hockey à la télévision. »

Aux côtés de son épouse Jeannette, Robinson a pris part aux célébrations des Blues sur la glace du TD Garden, le 12 juin, ainsi qu'aux fêtes et au défilé qui s'en sont suivis. Il a également eu sa journée avec la Coupe Stanley. 

Au moment où il a reçu la Coupe en Floride, à la mi-novembre, il était de retour au boulot. Quand la saison de la LNH a été mise sur pause le 12 mars, les Blues occupaient le premier rang de l'Association de l'Ouest, le deuxième dans la LNH derrière les Bruins de Boston.

Robinson était à la maison quand la décision d'interrompre la saison a été officialisée. Il était de retour de St. Louis, où les Blues venaient de jouer trois parties de suite à domicile. Son plan, jusqu'à ce que le virus vienne tout chambouler, était de retourner à St. Louis à la fin du mois de mars et d'y rester pour toute la durée des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

Il s'est dit impressionné par le jeu du défenseur des Blues Marco Scandella, qui a été acquis des Canadiens de Montréal le 18 février en retour de deux choix au repêchage.

« Avec la façon dont nous jouions au moment de la pause, je trouvais que nous avions une chance de remporter la Coupe Stanley à nouveau, a fait valoir Robinson. J'ai trouvé que Scandella a fait une grosse différence au sein de notre brigade défensive. »

Pour le moment, le membre du Temple de la renommée du hockey, qui est âgé de 68 ans, est un peu déconnecté du hockey et on le garde au courant des développements comme tous ceux qui travaillent dans le domaine. Il a gardé contact avec le directeur général des Blues Doug Armstrong, l'entraîneur Craig Berube et les entraîneurs adjoints Steve Ott et Mike Van Ryn.

« En ce moment, il y a des choses beaucoup plus importantes que le hockey ou le sport en général, a mentionné Robinson. Il y a environ 10 jours, j'ai échangé quelques messages texte avec Craig pour prendre de ses nouvelles. J'ai parlé à Doug, et mon épouse discute souvent avec la sienne. On fait le tour rapidement après s'être demandé comment ça se passe à la maison, mais on s'appelle surtout pour s'assurer que tout le monde est en santé.

« J'ai des amis à Montréal qui ont dû fermer leur restaurant. Si les choses ne s'améliorent pas, des gens vont perdre leur emploi et leur entreprise. C'est catastrophique et ça fait peur. Je me sens mal pour tout le monde.

« Et ce n'est pas uniquement les matchs des différents sports. Il faut penser aux gens qui s'occupent des billets, ceux qui vendent du maïs soufflé. C'est une perte énorme pour tout le monde. Le baseball, le basketball, tout le monde. Les gens qui travaillent au hockey le font souvent dans le même aréna pour les matchs de basketball. Mon gendre a une boutique sportive à Los Angeles et ils sont fermés depuis deux semaines. Avant le début de la pandémie, tout le monde achetait de l'équipement pour s'entraîner. Ils ont vidé le magasin d'haltères, de vélos et d'équipement d'entraînement, car ils ne pouvaient pas les garder en stock. »

Entretemps, la vie suit son cours à Bradenton pour Robinson et Jeannette, qui habitent près d'un club pour golfeurs et propriétaires de bateau, lequel demande désormais aux golfeurs d'être un seul par voiturette et de ne pas retirer les fanions sur les verts.

« Jeannette peut aller à l'épicerie, elle doit suivre les flèches de circulation, et je peux aller à la ferme pour faire de l'équitation. Je traîne des lingettes et du gel désinfectants partout où je vais, mais je ne bouge pas beaucoup. Il y a nulle part où aller, car rien n'est ouvert. Nous pouvons commander à emporter au restaurant, mais il faut être prudent. Ça fait peur. »

Le moral de Robinson s'est amélioré quand on lui a souligné que le 14 avril est l'anniversaire de son 1384e et dernier match de saison régulière en 20 ans de carrière dans la LNH. Il avait alors inscrit son 208e et dernier but en carrière, en 1992, dans l'uniforme des Kings de Los Angeles.

Robinson n'a jamais raté les séries éliminatoires, et son différentiel de plus-722 demeure le record de la LNH, et de loin, dans cette catégorie, devant Bobby Orr au deuxième rang (plus-582).

« C'est le match lors duquel j'ai porté un chandail différent lors de chacune des périodes pour conserver quelque chose de mon dernier match. C'était l'idée de notre gérant d'équipement, Peter Millar, a-t-il raconté. Mon gendre en a un à son domicile de Los Angeles, un autre est probablement sur un support ici et le troisième, je n'ai aucune idée d'où il se trouve. »

En arrière-plan, Jeannette a rappelé à son mari que le chandail qu'il croit avoir gardé dans un garde-robe se trouve plutôt à la maison de leur fils Jeff.

« C'est vrai, il est dans le sous-sol de Jeff », a répondu Robinson.

Puis, en riant, il a ajouté : « Le troisième chandail? Je n'ai toujours aucune idée d'où il est. »

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