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#RobertVousRépond

Ottawa se voit offrir l'occasion de détrôner les Canadiens avec trois affrontements directs à venir en l'espace d'une semaine

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

Tous les mardis, le journaliste principal du LNH.com Robert Laflamme répond aux questions des amateurs. N'hésitez pas à lui poser vos questions sur Twitter au @bobthefire, en utilisant le mot-clic #RobertVousRépond, ou encore par le biais de notre page Facebook. Dans l'édition du 14 mars, les éventuels succès en séries éliminatoires de deux équipes canadiennes sont au menu.

Comme première question cette semaine, Josée Langevin sur Facebook demande si je crois aux chances des Sénateurs d'Ottawa de terminer au premier rang de la section Atlantique et d'atteindre la finale de l'Association de l'Est en séries éliminatoires.

La question ne peut pas mieux tomber à quelques jours des trois affrontements en l'espace d'une semaine que les Sénateurs et les Canadiens de Montréal vont se livrer, à compter de samedi.

Compte tenu de l'irrésistible poussée que les Sénateurs connaissent actuellement, on n'a pas le choix de croire en leurs chances de coiffer le Tricolore.

Une partie de la réponse pourrait résider dans les résultats des trois matchs, dont deux auront lieu au Centre Bell, dimanche et le samedi suivant. Le début de la trilogie prendra place au Centre Canadian Tire d'Ottawa, ce samedi.

Personnellement, je ne crois pas que les trois matchs permettront de faire un maître. Après l'analyse du calendrier de chacune des équipes, je prédis que les Sénateurs remporteront le titre de section s'ils devancent les Canadiens à la fin du mois de mars.

Les Sénateurs seront confrontés à des adversaires beaucoup plus coriaces que les Canadiens.

Pendant ce temps, le CH pourra engranger des points au cours du séjour à domicile de six rencontres qu'il va commencer justement dimanche.

Entre les deux matchs contre les Sénateurs, il va accueillir les Red Wings de Detroit et les Hurricanes de la Caroline qui ne sont plus dans le coup. Par après, il va recevoir les Stars de Dallas et les Panthers de la Floride, deux autres équipes en voie de connaître un début de vacances hâtif.

Pendant ce temps, les Sénateurs vont se frotter aux Bruins de Boston, aux Penguins de Pittsburgh, aux Flyers de Philadelphie et au Wild du Minnesota.

S'ils parviennent à commencer le mois d'avril en tête, ils ne regarderont plus derrière avec six matchs à disputer.

Les Sénateurs sont en mission depuis le retour dans le giron de l'équipe du gardien Craig Anderson ainsi que des acquisitions que le directeur général Pierre Dorion a faites avant la date limite des transactions.

Anderson est revenu frais et dispos à l'action après avoir accompagné son épouse pendant quelques mois dans la lutte qu'elle mène contre le cancer.

Dorion est un directeur général recrue, mais il montre qu'il n'a pas froid aux yeux. Peut-être que dans quelques années, on lui remettra sur le nez d'avoir échangé un espoir et un choix de repêchage afin de mettre la main sur les vétérans attaquants Alex Burrows et Viktor Stalberg. En attendant, on ne peut que saluer son cran. Il a décidé que l'avenir se conjuguait au présent pour les Sénateurs, en constatant l'occasion qui se présente cette saison en raison de la contre-performance de plusieurs équipes de la section. Ça n'arrive pas tout le temps, il faut saisir la balle au bond quand c'est le cas. Le propriétaire Eugene Melnyk ne demande pas mieux que les Sénateurs fassent un bout de chemin en séries.

Je ne vois pas par contre les Sénateurs atteindre la finale d'association, même dans le contexte où une équipe de la section obtiendra fort probablement un parcours favorable en séries jusqu'en finale de l'Est.

Si les séries s'amorçaient ce mardi, les Sénateurs auraient comme adversaires les Bruins de Boston.

Finale d'association ou pas, peu importe, les Sénateurs connaissent une excellente saison. Confrontés à énormément d'adversité, ils n'ont jamais baissé les bras. Une grande part de mérite revient à l'entraîneur Guy Boucher, qui fait de l'excellent travail à sa première saison à la barre. On peut inclure son nom avec ceux qu'on considérera pour l'honneur de l'entraîneur par excellence de la LNH.

Lfougères3 demande sur Twitter quelle équipe les Canadiens devraient préférablement affronter au premier tour afin d'espérer aller loin en séries éliminatoires?

Il n'y a pas d'adversaires faciles à affronter en séries, mais à la place des Canadiens j'aurais sans doute un penchant pour les Maple Leafs de Toronto. En grande partie parce que les Canadiens les ont vaincus cinq fois en autant de matchs cette saison. Ils ont le numéro des Maple Leafs depuis quelques saisons.

Les séries sont une bête différente, me direz-vous. Bien d'accord, mais c'est justement le moment le meilleur moment d'affronter les Maple Leafs en séries en raison de leur inexpérience. Dans trois ans, ce sera différent. On voudra les éviter!

Pour retrouver des rivaux de sa section en amorce des séries, le Tricolore doit finir au deuxième rang derrière les Sénateurs, en tenant pour acquis que les deux équipes prennent les deux premières positions.

S'il finit au premier rang, il devra en découdre avec l'équipe de quatrième position de la très compétitive section Métropolitaine.

Ce pourrait être n'importe laquelle des quatre équipes suivantes : les Capitals de Washington, les Penguins, les Blue Jackets de Columbus ou les Rangers de New York.

Les Rangers représentent les rivaux les plus plausibles et le « moins pire » choix parce que les Canadiens ont connu du succès contre eux et le gardien Henrik Lundqvist cette saison ainsi qu'au cours des saisons précédentes. Les Rangers ont eu raison des Canadiens au cours des séries 2014, en finale de l'Association de l'Est, me rappellerez-vous. C'est l'exception qui confirme la règle. Le CH avait perdu les services de Carey Price dès le match no 1 au Centre Bell. Avec Price en santé, le Tricolore va passer au travers des Rangers et se donner une impulsion pour la série de deuxième tour. 

Comme troisième choix, je choisirais les Bruins. Quelle série émotive ce serait! Imaginez Claude Julien qui retrouve son ancienne équipe quelques mois après avoir été congédié après avoir passé 10 ans à la barre.

Les Bruins seront gonflés à bloc et, en raison justement des émotions à fleur de peau, je juge que ça pourrait jouer en défaveur des Canadiens.

À l'autre bout de la lorgnette, il faut absolument éviter les Capitals et les Penguins, pour des raisons évidentes, ainsi que les Blue Jackets. Très rapides et talentueux, les Blues Jackets ne sont pas une équipe faite sur mesure pour les Canadiens. Et puis, ils ont le gardien Sergei Bobrovsky qui est un des meilleurs au monde. Aucune équipe ne souhaite le retrouver sur son chemin. Pas besoin non plus d'évoquer les succès que les Blue Jackets ont connus face au CH cette saison.

 

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