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Roberto Luongo, toujours dans la fleur de l'âge

Le gardien montréalais a atteint un autre plateau important en blanchissant de nouveau les Canadiens, lundi

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

MONTRÉAL - C'est bien beau les exploits, les records et la reconnaissance du reste de la ligue, mais n'en parlez pas à Roberto Lungo. Pas pour l'instant en tout cas.

Le gardien montréalais est en mission.

En signant son troisième jeu blanc de la saison en seulement 28 matchs dans un gain de 2-0 des Panthers face aux Canadiens, lundi, le portier de 38 ans a porté son total en carrière à 76. Il a ainsi rejoint Ed Belfour et Tony Esposito au neuvième rang de l'histoire de la LNH à ce chapitre.

« Si on compte tous les blanchissages que j'ai perdus dans la dernière minute, je serais proche de Martin Brodeur, mais ça, on l'oublie », a-t-il lancé en riant. 

« Mais ça ne signifie pas grand-chose en ce moment. Notre objectif est de faire les séries et d'accumuler les victoires. Je ne pense pas à ces choses-là. Notre but ultime est de faire les séries. »

Les Panthers ont fait un pas de plus dans cette direction lundi, notamment grâce aux 28 arrêts de Luongo, qui a blanchi le Tricolore pour la deuxième fois en autant de départs. Il avait repoussé les 40 tirs dirigés vers lui, il y a moins de deux semaines, lors de la visite des Montréalais en Floride.

La troupe de Bob Boughner est désormais à trois points des Devils du New Jersey et de la deuxième place de quatrième as dans l'Est avec deux matchs à disputer.

Luongo n'a quand même pas eu à se surpasser, mais il a tout de même dû se signaler à quelques occasions, surtout en début de match alors que les Canadiens bourdonnaient en territoire floridien. Le vétéran a donné le ton au match en sortant la jambière face à Daniel Carr et n'a plus regardé derrière par la suite.

« Cet arrêt m'a rapidement permis de prendre mon rythme en début de rencontre, a-t-il expliqué. J'ai bien suivi le jeu. Ça m'a transporté pendant le reste du match. »

Le natif de Saint-Léonard souhaitait absolument rebondir, lui qui avait pris le blâme pour la défaite de 4-2 qu'ont encaissé les Panthers face aux Oilers d'Edmonton, samedi, avant de prendre la route pour y disputer sept de leurs huit prochaines rencontres.

Luongo a effectué 32 arrêts, mais il n'a pas été assez bon à son goût pour permettre aux siens de l'emporter et de maintenir le rythme imposé par les autres équipes qui se battent pour une place en séries.

Mais ce n'était rien pour inquiéter ses coéquipiers et encore moins son entraîneur.

« Nous n'avons aucun doute parce que nous voyons quel genre de personne il est sur une base quotidienne, a fait valoir Boughner. Même s'il connaît un match plus difficile, nous savons qu'il va revenir fort; c'est ce genre de professionnel. »

Encore jeune

Il faut dire que Luongo est en train de confondre les sceptiques cette saison. Même s'il est à six rencontres du plateau des 1000 matchs à sa 18e campagne dans la LNH, le Montréalais semble être dans une forme splendide. 

Certes, une blessure à l'aine l'a tenu à l'écart du jeu pendant 27 matchs entre le début du mois de décembre et la mi-février, mais tous les gardiens s'exposent à ce genre de blessure. 

À un âge auquel la majorité des cerbères songent à la retraite ou se prélassent déjà sous le soleil, Luongo affiche un dossier de 15-9-2, une moyenne de buts alloués de 2,53 et un taux d'efficacité de ,928.

« C'est un gros pilier de notre équipe, a déclaré Jonathan Huberdeau, son coéquipier de 24 ans. C'est un vétéran, il a vécu tellement de choses. Et sur la patinoire, ça ne paraît pas qu'il a 38 ans. Il n'est pas fatigué, il travaille fort et il donne toujours son maximum. »

Encore sous contrat jusqu'au terme de la saison 2021-22, Luongo a encore beaucoup de hockey à disputer, mais parions qu'il aimerait bien mener les siens à une deuxième participation aux séries en cinq ans depuis son retour en Floride.

Pendant qu'il est dans la fleur de l'âge...

« L'objectif n'est pas d'évoquer des souvenirs ici, c'est de se concentrer sur ce qui se présente devant nous, a dit le vétéran. Les souvenirs, c'est bon pour la saison morte ou à la fin de ta carrière. Je vais savourer ça plus tard, mais pour l'instant nous devons gagner des matchs. »

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