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#RobertVousRépond

Les Canadiens, les Blue Jackets et les Maple Leafs dans la mire cette semaine

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

Pour commencer cette semaine, la question que plusieurs amateurs me posent depuis la conclusion de la période des échanges, mercredi dernier. Les Canadiens sont-ils équipés pour veiller tard en séries éliminatoires avec toutes les acquisitions qu'a faite le directeur général Marc Bergevin?

La réponse, toute simple, est non. Je m'explique. Bergevin a colmaté des brèches dans l'armure, mais il reste des fissures. Les partisans auraient souhaité qu'il comble la plus importante, soit le manque d'un attaquant de premier plan.

À la décharge de Bergevin, aucun de ses homologues n'a réussi de coup de circuit avant la date limite des transactions. On ne peut donc pas lui en vouloir.

Bergevin a donc dû privilégier le plan B et on peut lui accorder une bonne note pour ses efforts.

Il a ajouté deux défenseurs et trois attaquants. Il a cédé un défenseur et deux attaquants. Il a surtout grossit l'équipe, à défaut de mieux, en espérant que les meilleurs attaquants trouvent un second souffle.

Jusqu'à maintenant, les résultats sont positifs. Mais attendons. Le successeur de Michel Therrien, Claude Julien, a remis de l'ordre dans la structure et le groupe a retrouvé sa confiance.

Ça augure bien pour le dernier droit de la saison. Pour ce qui est d'aller loin en séries? On peut rêver. Comme le répète Bergevin tout peut arriver rendu là. En terminant premiers de la section Atlantique, les Canadiens pourraient avoir un parcours favorable, avec un affrontement potentiel de deuxième tour contre des rivaux de leur section.

Tôt ou tard cependant, peu importe les prouesses de Carey Price, l'absence d'un attaquant de haut calibre va les rattraper. En espérant que ça ne se produise pas dès le premier tour.

Quoique si c'était le cas, peut-être que ça convaincrait Bergevin de déroger à la philosophie qu'il respecte bec et ongle. La philosophie très louable qui consiste à bâtir l'équipe à l'interne, en conservant tous les espoirs prometteurs ainsi que les choix de repêchage de première ronde.

Aux journalistes la semaine dernière, Bergevin a assuré qu'il acceptera volontiers de sacrifier de l'avenir pour du présent si - c'est un gros si - cette une bonne affaire pour l'organisation.

La bonne affaire ne s'est pas présentée depuis qu'il est poste. Plus tôt que tard, il devra se résoudre à courir le risque.

Ce serait tout simplement l'exception qui confirme la règle.

Pour rester dans la thématique de la semaine, Denis Matte, sur Facebook, demande si les Blue Jackets de Columbus pourraient surprendre en séries et Clément Dionne, également sur Facebook, pose la même question au sujet des Maple Leafs de Toronto.

Commençons par les Blue Jackets. Quelle belle équipe bourrée de talent ! C'est un grand pas vers l'avant qu'ils ont fait cette saison. Quelques-uns de leurs jeunes prometteurs, les Zach Werenski et Oliver Bjorkstrand, ont fait partie de l'équipe-école championne de la Coupe Calder dans la Ligue américaine de hockey (LAH), l'an dernier.

Évidemment, les séries éliminatoires de la Coupe Stanley sont une bête très différente. Les jeunes Blue Jackets auront de la très forte compétition dans l'Association de l'Est, déjà qu'ils font partie de l'ultra compétitive section Métropolitaine.

Avec les Capitals de Washington et les Penguins de Pittsburgh dans leurs pattes, ils créeraient toute une surprise en atteignant la finale d'association. Ce qui n'arrivera pas.

Ils seront très bons les Blue Jackets et pour longtemps. Mais comme le dit l'adage, il faut apprendre à marcher avant de courir.

Les Blue Jackets, comme ç'a été le cas pour les Panthers de la Floride au printemps 2016, vont apprendre à courir cette année pendant une ronde ou deux.

Pour ce qui est des Maple Leafs, le même raisonnement s'applique. Comme les Blue Jackets, ils ont fait un grand pas vers l'avant. Dans leur cas, c'était un pas vers la respectabilité, après plusieurs années de vaches maigres.

Accéder aux séries représenterait tout un exploit pour les Maple Leafs. Je suis loin d'être assuré qu'ils vont réussir, même que je crois qu'ils ne réaliseront pas le tour de force. Ils connaissent une baisse de régime, au moment où les Islanders de New York et les Panthers sont sur la pente ascendante.

Les jeunes vedettes montantes des Maple Leafs vont avoir beaucoup moins d'espace pour manœuvrer parce que le jeu se resserre dans le dernier droit de la saison.

Peu importe le dénouement final, uniquement que d'avoir été Impliqués dans une lutte pour l'obtention d'une place sera une victoire en soi pour les Maple Leafs.

S'ils devaient toutefois atteindre les séries, je ne les vois pas franchir le premier tour. Ce ne sera que partie remise. L'ère Auston Matthews est bel et bien amorcée à Toronto.

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