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Rick Nash : 1000 matchs plus tard

L'attaquant de 33 ans se joint à un club très sélect de la LNH

par Siniša Šindik / Collaborateur LNH.com

Ce n'est pas tout le monde qui peut se vanter d'avoir évolué dans la Ligue nationale de hockey et encore moins d'avoir disputé 1000 matchs au sein du circuit. Eh bien Rick Nash, lui, peut maintenant le faire. Et force est de constater que bien des choses ont changé depuis son tout premier match dans l'uniforme des Blue Jackets de Columbus, le 10 octobre 2002.  

Quinze ans plus tard, évoluant au mythique Madison Square Garden de New York, jeudi soir dernier, face aux Coyotes de l'Arizona, l'ailier droit canadien est devenu le 312e joueur dans l'histoire de la ligue à atteindre ce plateau. Un honneur dont il est très fier.

« Tu grandis en jouant dans la rue et en faisant semblant d'être Mats Sundin ou Doug Gilmour, puis tu marques un but dans la LNH et tu commences à atteindre différents plateaux. Puis, tu te lèves un matin et tu te rends compte que tu as disputé 1000 matchs dans la LNH, c'est fou », a déclaré Nash.

Video: ARI@NYR: Les Rangers honorent Nash à son 1000e match

Comme si ce n'était pas assez, Nash est également devenu le 77e joueur seulement à franchir la barre des 1000 matchs avec à son compte au moins 400 buts. 417 pour être exact. 

À titre d'exemple, cette liste comprend des légendes du hockey, telles que les Wayne Gretzky, Gordie Howe, Brett Hull, Marcel Dionne, mais aussi des joueurs plus récents ou même toujours actifs, comme Jaromir Jagr, Jarome Iginla, Marian Hossa et Vincent Lecavalier, entre autres.

Aujourd'hui âgé de 33 ans, Nash compte sur un très beau tableau de chasse qu'il a acquis au cours d'une carrière bien garnie. Même s'il n'a jamais remporté la Coupe Stanley, le natif de Brampton, en Ontario, a déjà participé à la grande finale en 2014, lorsque ses Rangers s'étaient inclinés en cinq matchs face aux Kings de Los Angeles.

À sa deuxième année au sein du circuit Bettman, âgé de 19 ans, il a marqué 41 buts, pour ainsi remporter le trophée Maurice Richard, à égalité avec Ilya Kovalchuk et Jarome Iginla. Il a également pris part au Match des étoiles à six reprises.

Sur la scène internationale, l'ancien porte-couleurs des Knights de London, dans la Ligue junior de l'Ontario, a soulevé la Coupe Spengler avec le HC Davos en 2004-05 - durant le lock-out dans la LNH. Avec l'unifolié, Nash a gagné une médaille d'or (2007) et deux médailles d'argent (2005, 2008) au Championnat du monde de hockey.

La cerise sur le sundae? Probablement ses deux médailles d'or remportées avec Équipe Canada aux Jeux olympiques de 2010 et 2014. Bref, une carrière bien remplie jusqu'ici, à laquelle Nash aimerait certainement ajouter une Coupe Stanley.

Rick Nash 2.0

Au fil du temps, l'ancien premier choix au total de l'encan 2002, est devenu plus mature et s'est transformé en joueur complet, ce qui n'était pas nécessairement le cas au début de sa carrière, alors qu'on l'étiquetait comme étant un pur marqueur. Un joueur qui ne jurait que par ses buts. 

Pour en arriver à ce titre de joueur complet, l'ancien capitaine des Blue Jackets a dû travailler sur son jeu défensif, qui a grandement souffert à ses débuts. 

À ses deux premières saisons dans la LNH, à l'âge de 18 et 19 ans, Nash a respectivement marqué 17 et 41 buts. Incroyable, n'est-ce pas? Le problème, c'est lorsqu'on s'attarde à ses fiches défensives, qui étaient comparables à nos hivers canadiens, avec des différentiels de moins-27 et moins-35. 

Tout cela a changé, pour le mieux, en 2006-07, lorsque son entraîneur de l'époque, Ken Hitchcock, a commencé à l'utiliser en désavantage numérique.

« Quand Rick a changé un peu ses valeurs, il est devenu un joueur complet, a expliqué Hitchcock. Quand je l'ai rencontré pour la première fois à Columbus, il se concentrait surtout à marquer des buts. S'il ne marquait pas, il se rabaissait et cela l'affectait mentalement et son jeu dans l'ensemble. Puis, quand il a commencé à obtenir d'autres responsabilités, il a commencé à avoir un impact majeur dans tous les aspects du jeu. »

Un aspect qui a révolutionné sa carrière, toujours selon Hitchcock.

« Je pense que ce changement mental lui a permis de devenir un bon joueur tout au long de sa carrière. Si un joueur traverse des séquences plus difficiles, où il ne marque pas, il peut tout de même avoir un impact sur le jeu. »

Nash, qui a marqué 289 buts en 674 matchs avec Columbus, en neuf saisons, s'est joint aux Rangers en 2012-13. Avec les Blue Shirts, il a inscrit 128 buts en 326 rencontres jusqu'à présent. La preuve qu'il est un joueur transformé? À sa deuxième campagne avec New York, il a marqué 42 buts, mais a maintenu un différentiel de plus-29. Le jour et la nuit par rapport à ses débuts avec Columbus.

Cette saison, l'ailier gauche de 33 ans traverse une période plus creuse. Il n'a marqué qu'un seul but en 11 rencontres, et ce, même s'il domine les Rangers au chapitre des tirs au but avec 41, à égalité avec Mika Zibanejad - bon pour le neuvième rang de la LNH.

Bref, Nash est la preuve vivante qu'il faut croire en ses rêves et aller au bout de ceux-ci, mais surtout travailler d'arrache-pied pour y parvenir.

 « Je me souviendrai toujours de mon enfance, quand je jouais dans la rue, le hockey était ma vie. De réaliser que j'ai franchi le cap des 1000 matchs dans la LNH, alors que tout a commencé en patins à roues alignées, c'est vraiment cool », a conclu Nash.

Nash et ses coéquipiers seront de retour en action samedi soir, alors qu'ils rendront visite au Canadien de Montréal. 

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