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Repêchage: Un rêve qui s'apprête à devenir réalité

Les meilleurs espoirs ne sont plus qu'à quelques heures d'être réclamés alors que le premier tour du repêchage 2016 aura lieu vendredi soir

par Adam Kimelman @NHLAdamK / Adjoint au directeur de la rédaction à NHL.com

BUFFALO - Le défenseur du Sting de Sarnia Jakob Chychrun et le joueur de centre des Spitfires de Windsor Logan Brown sont des amis proches depuis plusieurs années, et ils ont connu des cheminements similaires en route vers le statut d'espoirs de premier plan admissibles au repêchage 2016 de la LNH.

Ils ont tous deux la double citoyenneté américaine et canadienne, ils sont tous deux fils d'un ancien joueur de la LNH (Jeff Chychrun et Jeff Brown) et ils se retrouvent tous les deux parmi les 10 premiers au classement final du Bureau central de dépistage de la LNH chez les patineurs nord-américains (Chychrun est quatrième et Brown, septième). Qui plus est, ils sont cochambreurs à Buffalo en attendant qu'ait lieu le premier tour du repêchage, vendredi soir (19h HE ; TVA Sports, SN, NBCSN). Les six rondes suivantes auront lieu samedi (10h HE ; TVA Sports 2, SN, NHLN).

« Jake Chychrun et moi partageons une chambre ici cette semaine. Nous y étions assis hier soir et tout à coup, il a dit, 'Logie, nous allons être repêchés et devenir membres de la LNH (vendredi) soir », a raconté Brown, jeudi, durant un événement de presse regroupant les principaux espoirs au Buffalo Erie Basin Marina. « C'est fou, c'est quelque chose dont nous avions toujours rêvé. C'était un rêve, mais nous y sommes enfin. C'est finalement en voie de devenir la réalité. »

 

Un bon nombre des meilleurs espoirs sont à Buffalo depuis le début de la semaine et ils ont pu s'adonner à quelques activités afin d'oublier un peu leur nervosité d'avant-repêchage. Le joueur de centre du club de Zurich Auston Matthews, qui pourrait être réclamé par les Maple Leafs de Toronto au tout premier rang, faisait partie d'un groupe de six espoirs qui ont participé à la pratique au bâton au Coca-Cola Field, domicile des Bisons de Buffalo, le club-école AAA des Blue Jays de Toronto, avant un match des Bisons mercredi. Il était alors accompagné de l'ailier droit du club de Tappara Patrik Laine, de l'ailier droit du club de Karpat Jesse Puljujarvi, de l'ailier gauche des Screaming Eagles du Cap-Breton Pierre-Luc Dubois, et de deux joueurs des Knights de London, l'attaquant Matthew Tkachuk et le défenseur Olli Juolevi.

 

Jeudi, Matthews, Laine, Puljujarvi, Tkachuk et Dubois étaient les invités spéciaux d'une clinique pour jeunes joueurs de hockey tenue au HarborCenter, ils ont participé à une croisière aux chutes Niagara à bord du navire Maid of the Mist et ils ont rendu visite à des enfants dans un hôpital de la région.

 

« La journée d'aujourd'hui a été pas mal plaisante, a déclaré Matthews. Patiner avec des enfants en matinée, la croisière ensuite, rendre visite à des enfants à l'hôpital, j'ai vraiment eu du plaisir. Ça nous a permis de penser à autre chose que le repêchage et tout ce qui y est associé. »

 

Dubois, le patineur nord-américain le mieux classé par la Centrale de dépistage, a reconnu que rester occupé au moyen d'activités qui ne sont pas reliées au hockey l'a aidé à oublier le repêchage pendant quelques heures.

 

« Ç'a beaucoup aidé, a-t-il souligné. Je n'ai pas parlé du repêchage depuis deux ou trois jours, et je ne me souviens pas de la dernière fois que j'ai eu une discussion à ce sujet. »

 

Jouer dans la LNH est un rêve qui date de l'enfance pour ces espoirs, et le repêchage continuait d'être dans un avenir lointain quand ils ont commencé à se préparer pour la saison 2015-16. Maintenant, alors qu'ils étaient à 24 heures d'apprendre ce que leur réserve le destin, tout était en voie de devenir beaucoup plus concret.

 

« Tu te sens un peu dépassé », a reconnu le défenseur de Boston University Charles McAvoy, qui est classé sixième chez les patineurs nord-américains. « Il y a beaucoup de fébrilité. Mais je me sens vraiment prêt. J'attends ce moment depuis longtemps. Je suis prêt à savoir ce qui va arriver [vendredi]. »

 

« Toute ma vie, j'ai travaillé si fort pour vivre ça, a dit Chychrun. Je suis cochambreur avec mon meilleur ami Logan Brown. C'est un moment dont nous parlons depuis aussi longtemps que je me souvienne, depuis que nous étions petits en fait. C'est fou. On dirait qu'à chaque heure, le fait que c'est [vendredi] le grand jour, ça devient encore plus concret. »

 

Il y a deux ans, l'ailier gauche des Steelheads de Mississauga Alexander Nylander, troisième chez les patineurs nord-américains classés par la Centrale de dépistage, a eu un avant-goût de ce qu'il pourrait vivre au repêchage. Il s'était alors retrouvé à Philadelphie quand son frère, William Nylander, a été choisi par les Maple Leafs au cinquième rang du repêchage de 2014.

 

« J'étais pas mal nerveux moi aussi, a affirmé Nylander. Et ce n'était même pas moi qui allais être repêché. Nous étions donc nerveux, mais c'était plaisant et excitant. Mon frère a vécu un très beau moment quand il a été repêché. »

 

Alexander Nylander ne croit pas qu'il sera aussi nerveux cette fois, lorsqu'une équipe le réclamera à Buffalo.

 

« J'ai vécu l'expérience avec mon frère, alors ce ne sera pas aussi dur sur les nerfs, a-t-il avancé. Je ne ressentirai qu'un peu de nervosité. »

 

William Nylander, qui a fait ses débuts avec la formation torontoise cette saison, a indiqué qu'il sera un peu tendu jusqu'à ce que le nom de son frère soit prononcé.

 

« Tu es toujours un petit peu nerveux, a-t-il noté. Mais en bout de ligne, tu sais que ça va bien se passer. Tu as juste hâte que ça se fasse. C'est comme ça que je l'ai vécu. »

 

Bien qu'ils aient hâte que le repêchage commence, les espoirs réalisent aussi qu'il ne s'agira que d'une journée parmi d'autres durant leur vie de joueur de hockey.

 

« Ce n'est que le début d'une très longue carrière, a fait remarquer Dubois. Mon rêve, c'est de jouer dans la LNH, d'avoir une longue carrière dans la LNH et de remporter la Coupe Stanley. Le repêchage, c'est plaisant, mais ce n'est rien dans le fond. Il faut continuer d'aller de l'avant et continuer de travailler fort parce que tu n'as pas encore réussi à faire ce que tu veux faire. »

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