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Repêchage 2018: Groulx a déjà l'expérience des professionnels

L'espoir des Mooseheads a pu suivre le Crunch de Syracuse, dirigé par son père, au cours des dernières séries éliminatoires de la LAH

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

Plus d'un an avant d'être réclamé par l'une des 31 équipes de la LNH, l'attaquant des Mooseheads d'Halifax Benoît-Olivier Groulx a pu ajouter à ses bagages l'expérience d'une finale de la Coupe Calder.

Ç'a aussi ses avantages de pouvoir compter sur un père qui est entraîneur-chef du Crunch de Syracuse, le club-école du Lightning de Tampa Bay dans la Ligue américaine.

C'est ainsi que le jeune Groulx a fait ses valises, quelques semaines après l'élimination des siens au premier tour des séries de la LHJMQ, pour aller rejoindre son père Benoît alors qu'il se remettait d'une blessure à la cheville.

Il était donc aux premières loges pour suivre le parcours de l'équipe jusqu'à sa défaite en six matchs en finale face aux Griffins de Grand Rapids, le club-école des Red Wings de Detroit. En plus de ça, il a eu la chance de passer du temps de qualité avec son père, une chose qu'ils n'ont pas souvent l'occasion de faire en raison de l'horaire imposé par leur passion commune.

« J'ai passé environ sept semaines à suivre, à voyager et à m'entraîner avec eux, a expliqué Groulx. J'ai beaucoup appris de gars comme (Cory) Conacher et (Yanni) Gourde. C'était vraiment une belle expérience d'être avec mon père pour ses séries et d'apprendre des professionnels sur la façon de s'entraîner sur la glace et à l'extérieur. »

C'est avec la confiance acquise lors de sa première saison dans le circuit junior québécois, au cours de laquelle il a récolté 31 points dont 17 buts en 62 rencontres, et l'expérience d'un parcours professionnel en séries que le premier choix du repêchage 2016 de la LHJMQ a amorcé sa deuxième campagne.

« Cette année, je joue avec beaucoup plus de confiance, avec plus de maturité et ça m'avantage beaucoup, a déclaré Groulx. Je ne veux pas me mettre trop de pression et jouer selon mon style de jeu. Je sais que je suis capable d'avoir une bonne saison si je joue selon mon identité. Le plus gros défi sera la constance. »

L'attaquant de 6 pieds 1 pouce et 194 livres connaît un bon début de campagne, flanqué des vétérans Maxime Fortier et Connor Moynihan sur le premier trio des puissants et prometteurs Mooseheads.

Il a jusqu'à maintenant amassé neuf buts et six mentions d'aide en 19 matchs, obtenant au passage la cote A réservée aux potentiels espoirs de première ronde sur la liste des joueurs à surveiller du Bureau central de dépistage de la LNH.

« Connor et moi avons beaucoup d'expérience dans la LHJMQ, mais Benoît-Olivier c'est un joueur très intelligent, a déclaré Fortier, le capitaine de la formation. Il est très solide dans les trois zones, il lit bien le jeu et il a un très bon coup de patin. Il n'y a pas grand-chose qu'il a de la misère à faire sur la patinoire. »

Même si les Mooseheads ont nommé Jim Midgley au poste d'entraîneur-chef après le départ d'André Tourigny au terme de la dernière saison, Groulx a conservé les mêmes responsabilités qui lui étaient confiées sous le règne précédent.

Il avait notamment évolué à l'aile d'un certain Nico Hischier en fin de saison et durant les séries éliminatoires en compagnie de Fortier. Midgley était alors entraîneur adjoint, et il avait pris bonne note de ce que pouvait lui amener Groulx sur un premier trio.

« Il joue de manière intelligente sur 200 pieds, a fait valoir le pilote de la formation. Il a un très bon sens du hockey et il veut se voir confier le défi d'affronter le meilleur trio adverse. Ce que j'apprécie de lui, c'est qu'il est responsable.

« Il y a plusieurs choses à aimer de ce joueur-là. Nous voulons simplement qu'il poursuive dans la même veine. »

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