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Repêchage 2018 : Dmitry Zavgorodniy, l'élève modèle

L'attaquant russe de l'Océanic de Rimouski n'a pas mis de temps à s'adapter à son nouvel environnement

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

C'est bien connu, les joueurs russes ne sont généralement pas les plus loquaces ni les plus expressifs. De ce point de vue, la présence de Dmitry Zavgorodniy est rafraîchissante.

Débarqué chez l'Océanic de Rimouski il y a à peine trois mois, l'attaquant originaire d'Omsk n'a eu aucune difficulté à s'intégrer à sa nouvelle équipe et à son nouvel environnement. Il peut même déjà tenir une conversation assez soutenue en anglais, une chose que certains de ses compatriotes ont peine à faire après plusieurs années dans un marché nord-américain.

« Il est tellement enthousiaste, il a très rapidement pris les bouchées doubles, a déclaré le directeur général et entraîneur de l'Océanic, Serge Beausoleil. Après trois semaines, j'étais capable d'avoir un entretien individuel avec lui et ensuite une discussion. Il a eu un apprentissage assez fulgurant. »

Zavgorodniy n'est peut-être pas le plus volubile - il est le premier à le concéder - mais son sourire et son énergie semblent contagieux dans le vestiaire de la formation rimouskoise. Le talent et l'ambition dont il fait preuve sur la patinoire jouent également en sa faveur.

« C'est vraiment un coéquipier incroyable, a affirmé Alexis Lafrenière, qui en est lui aussi à ses premiers pas dans la LHJMQ. Il est toujours souriant et il est toujours prêt à avoir du plaisir sur la glace. Nous avons un peu le même style, ça m'aide beaucoup. »

S'il lui a fallu un peu plus de temps à s'adapter au style de jeu nord-américain qu'à la langue et au mode de vie d'un joueur de la LHJMQ, Zavgorodniy a désormais pris son erre d'aller. Même s'il ne produit pas nécessairement avec régularité, il totalise 17 points dont huit buts en 23 rencontres.

« C'était un peu différent dans les premiers matchs de jouer sur une patinoire plus petite. Le jeu est plus rapide, plus physique... je dois garder la tête haute, a-t-il affirmé en mimant le geste avec le sourire. Ça m'a demandé une certaine adaptation, mais maintenant que j'ai joué plus de matchs, je me sens à l'aise. »

Le petit attaquant de 5 pieds 9 pouces et 175 livres n'est peut-être pas le plus gros, mais ses qualités de fabricant de jeux et sa vision sur la patinoire ont clairement attiré l'œil de certains recruteurs et charmé son entraîneur.

Zavgorodniy s'est aidé en amorçant sa saison sur les chapeaux de roues en terminant au premier rang des marqueurs (5 buts, 5 aides en 5 matchs) lors du tournoi Ivan-Hlinka, qui met en vedette les meilleurs joueurs de moins de 18 ans sur la planète.

Pour l'instant, le Russe de 17 ans est répertorié comme un potentiel espoir de deuxième ou de troisième ronde par le Bureau central de dépistage de la LNH. Certains le voient même percer le top-31 d'ici la fin de la campagne.

« C'est un gars qui a un bon centre de gravité, qui patine bien, qui est large et solide sur ses patins, a fait valoir Beausoleil. Il va au contact et il est capable de bien protéger sa rondelle. Il a une vision de jeu au-dessus de la moyenne; je peux le promener de gauche à droite en passant par le centre.

« Dans le hockey actuel qui est porté sur la vitesse absolue, sa taille n'est plus un handicap. Ça fait de lui un candidat de choix. »

Des modèles à son image

Même s'il n'est au Canada que depuis quelques mois et qu'il a davantage l'occasion de regarder le hockey de la LNH qu'à Omsk, où les matchs s'amorcent principalement aux aurores, le Russe a toujours eu les yeux rivés sur la grande ligue.

Au fil de la discussion, Zavgorodniy a fait référence à plusieurs joueurs, dont William Nylander et Evgeny Kuznetsov, d'habiles patineurs desquels il dit beaucoup apprendre en les regardant jouer.

Il a ajouté que le gabarit n'avait plus d'importance à notre époque en citant les noms de Clayton Keller, de Mitch Marner et de son compatriote Artemi Panarin, tous des joueurs de petite taille qui dominent chacun à leur façon.

« Je savais intérieurement que je devrais éventuellement venir au Canada pour jouer au hockey. Ça me trottait derrière la tête, a-t-il dit. Mon rêve a toujours été de jouer dans la LNH.

« Chaque jour quand je me réveille, je n'ai qu'une chose en tête : devenir un meilleur joueur et jouer dans la LNH. »

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