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Raymond Bourque en cinq questions

Le membre du Temple de la renommée vante les jeunes défenseurs des Bruins et les succès de l'Avalanche

par Adam Kimelman @NHLAdamK / Directeur adjoint de la rédaction NHL.com

Il lui a fallu attendre jusqu'à l'âge de 57 ans, mais le défenseur membre du Temple de la renommée du hockey Raymond Bourque a disputé un premier match dans la Ligue américaine.

Bourque a enfilé l'uniforme aux côtés des anciens des Bears de Hershey lorsque ceux-ci ont affronté les anciens des Flyers de Philadelphie à l'occasion de la Classique hivernale Capital Blue au Hersheypark Stadium, le 19 janvier, et il a alors amassé une mention d'aide dans la victoire de 9-5 de Hershey.

L'événement a eu lieu la veille d'un match extérieur disputé entre Hershey et Lehigh Valley, l'équipe-école des Flyers dans la LAH, samedi.

« Mon fils Chris joue pour Hershey et de toute manière j'aurais été sur place pour regarder le match (samedi) soir, a indiqué Bourque. On m'a demandé si j'étais disposé à jouer et j'ai dit oui, que ça me ferait plaisir. »

Bourque prend part aux matchs des anciens des Bruins de Boston et il enfile souvent les patins afin de se tenir en forme.

« C'est incroyable à quel point je me sens bien après avoir joué pendant 22 années, compte tenu du genre de hockey que j'ai joué, alors que je ne craignais pas les contacts, a-t-il noté. Je n'ai pas de hanche ou de genou artificiel, je n'ai pas été opéré aux genoux ni aux épaules. »

Bourque a expliqué ce que ce match à Hershey signifiait pour lui, nous a dit ce qu'il pense des succès de ses anciennes équipes - les Bruins et l'Avalanche du Colorado - et a évoqué la fébrilité qu'il ressent à l'idée d'aller aux Jeux olympiques 2018 à Pyeongchang dans le rôle de père de joueur.

Voici donc Raymond Bourque en cinq questions:

On vous connaît surtout pour avoir porté le no 77 durant votre carrière dans la LNH. Mais qu'a signifié pour vous le fait de porter le no 17 vendredi, le même que votre fils Chris porte avec Hershey?

« J'espérais ne pas le décevoir. Je ne savais pas quel numéro j'allais porter, mais j'ai vu le 17 [vendredi] matin et j'ai trouvé ça formidable. Je voulais juste faire en sorte qu'il soit fier.

« Chris a certainement eu une belle carrière dans la Ligue américaine. Il a disputé un certain nombre de matchs dans la LNH, mais il a été productif dans cette ligue, plusieurs choses spéciales sont survenues ici à Hershey, il a remporté la Coupe Calder à trois reprises, il a été nommé joueur le plus utile à son équipe dans les séries, il a remporté le championnat des marqueurs dans la ligue. Son fils aîné, Kingston, est né à Hershey. C'est un endroit très spécial pour Chris et sa famille, et pour nous aussi, parce que nous l'avons vu connaître tous ces succès ici. C'est ici, à Hershey, qu'il a grandi. »

Vous vivez dans la région de Boston, alors vous êtes en mesure de suivre les Bruins de près. Qu'est-ce qui vous impressionne le plus chez leurs jeunes défenseurs Brandon Carlo et Charlie McAvoy?

« Carlo est arrivé l'an passé et on pouvait voir tout de suite qu'il était calme, solide, un bon joueur. Juste à le voir jouer, on savait qu'il serait là pour un bout de temps. On avait entendu de bonnes choses à son sujet avant qu'il atteigne [la LNH], tout comme dans le cas de Charlie McAvoy. Ce jeune-là, je ne le connaissais pas vraiment jusqu'à il y a un mois, quand on a fait quelque chose avec les joueurs actuels des Bruins, et j'ai alors eu la chance de passer quelques heures avec eux. Sa façon d'être m'a tellement impressionné. Il n'avait jamais fait ma connaissance, mais il était tellement à l'aise. On pouvait voir que le jeune était ultra-confiant, qu'il se sentait vraiment bien dans sa peau. Et on peut voir tout ça sur la glace. Il prend les choses en mains, il n'a peur de rien, il prend ses responsabilités et il a tous les outils qu'il faut. Quand je vois un jeune comme ça s'amener, ça me rappelle mes propres débuts, alors que les choses s'étaient bien déroulées pour moi dès le départ. Quand tu as un jeune comme lui et que tu vois qu'il pourrait devenir un joueur spécial, apprécié des partisans, de la direction et de tout le monde, c'est beau à voir. »

Vous êtes également associé de près à l'Avalanche, même si vous n'avez disputé que deux saisons avec l'équipe. Avez-vous été en mesure de suivre leur parcours cette saison, alors qu'ils se retrouvent présentement dans la course pour une place en séries éliminatoires de la Coupe Stanley?

« J'ai vécu là pendant 15 mois et ç'a été une période incroyable. Le summum, ç'a été de soulever la Coupe (Stanley, en 2001). Ç'a été une période spéciale, un endroit spécial. J'ai joué avec des joueurs vraiment exceptionnels. Cette organisation-là m'a vraiment, vraiment impressionné, à partir de (l'ancien directeur général) Pierre Lacroix jusqu'à tous les gens qui travaillaient pour le club. Ils y allaient le tout pour le tout à l'époque. Ils voulaient gagner, ils s'impliquaient, ils ont été une des équipes à aspirer sérieusement à la Coupe Stanley pendant une période de sept, huit, neuf ans, ce qui est vraiment difficile à faire. Quelques années après mon départ, l'équipe s'est plus ou moins détériorée, quelques joueurs ont pris leur retraite, il y a eu des changements, c'était triste à voir. De les voir rebondir cette année et connaître une bonne saison, ce qui a surpris bien du monde… Personne ne s'attendait à ce qu'ils fassent aussi bien et voilà qu'ils sont dans la course pour une place en séries. Pour eux, ce serait un bel exploit d'y arriver, et ainsi de revenir dans la bonne voie. Denver est une ville sportive formidable et j'y avais certainement connu des moments incroyables durant mon année et demie là-bas. »

Vous avez été entraîneur pendant quelques années à Cushing Academy près de Boston, quand Chris et votre plus jeune fils, Ryan, étudiaient à cet endroit. Projetez-vous de retourner derrière un banc?

« J'ai donné un bon coup de main à Cushing après avoir pris ma retraite, pendant six années à peu près. J'ai maintenant 57 ans. Ça fait 17 ans que je ne suis plus (dans la LNH), alors je pense que ce serait difficile. Il y a eu une année (en 2005) où j'ai été conseiller (chez les Bruins) pour les matchs à domicile et les entraînements, mais j'ai compris que c'était là quelque chose dans laquelle il faut s'impliquer à 100 pour cent. Tu dois t'y consacrer 24 heures par jour, sept jours par semaine, tu ne peux pas te contenter de demi-mesures. Ça ne m'intéresse plus de voyager, pas trop du moins, je ne veux pas être à ce point occupé. C'est une chose d'être un joueur, alors que ta seule responsabilité, c'est de t'assurer que tu es prêt à disputer le prochain match. Quand tu es un entraîneur, c'est fou. »

Vous avez joué pour le Canada aux Jeux olympiques de 1998 à Nagano. Aurez-vous plus de plaisir encore à regarder Chris jouer pour les États-Unis aux Jeux de 2018 à Pyeongchang?

« Oui, certainement. C'est formidable de regarder tes enfants participer à quelque chose du genre. Plus jeune, quand tu regardes les Jeux olympiques, jamais tu n'oses penser que tu y seras toi aussi un jour. Je l'ai vécu en 1998, ç'a été une expérience formidable même si on n'a pas remporté de médaille. Chris est super content. Il espérait se retrouver dans l'équipe étant donné le contexte avec la LNH. Il a travaillé fort, on l'a choisi et maintenant il a vraiment hâte d'y aller et de revenir avec une médaille. »

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