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La saison 2019-20 de la LNH est en pause depuis le 12 mars en raison des inquiétudes entourant le coronavirus, mais ça n'empêche pas les amateurs de rêver, de penser et de parler de hockey.

Tout comme vous, les membres du LNH.com s'ennuient intensément des montées de Connor McDavid et des prouesses de Nathan MacKinnon. Afin de vous divertir (et de se divertir eux-mêmes), ils ont pensé faire des tours de table dans le but de connaître leur joueur préféré ou celui qui les a le plus marqués pour chacune des équipes de la LNH.

JOUEURS LES PLUS MARQUANTS : Sabres | Flames | Hurricanes | Blackhawks | Avalanche

Mais attention, on ne parle pas nécessairement ici du meilleur joueur de chaque équipe sur le plan statistique, loin de là! Certes, notre imaginaire peut avoir été marqué par le talent incroyable d'un joueur, mais aussi par la couleur de ses lacets, sa célébration de but, sa chevelure originale, ou encore parce qu'il a été le tortionnaire de notre équipe préférée en séries éliminatoires. Les préférences ne sont pas toujours rationnelles lorsqu'on est un jeune partisan de hockey!

Une petite mise au point s'impose ici. Notre panel étant essentiellement composé de « Milléniaux », avec un seul membre qui a pu voir jouer les Golden Seals de la Californie de son vivant, il ne faut pas s'étonner que les joueurs qui les ont marqués se trouvent presque tous dans l'histoire récente de la LNH.

Aujourd'hui, notre panel dévoile ses joueurs les plus marquants des Blue Jackets de Columbus :

Rick Nash (AG)

Hugues Marcil, pupitreur LNH.com : En 19 saisons d'existence, les Blue Jackets n'ont pas misé sur un attaquant aussi unique que Nash, mis à part Artemi Panarin, mais il n'est resté que deux ans à Columbus. Et comme les Blue Jackets n'ont pas souvent présenté des formations très relevées - ils ont participé aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley seulement deux fois entre 2000-01 et 2015-16 - le joueur qui me vient immédiatement en tête quand je pense à eux est Nash. Ce dernier était unique par son gabarit, son lancer et ses mains. Nash était comme une locomotive : quand il fonçait au filet, il était difficile à stopper, et même avec quelques joueurs sur le dos, il trouvait le moyen de sortir les mains et d'étourdir les défensives adverses. Lors des dernières saisons de sa carrière, il a ralenti, ce qui l'a empêché de maintenir ce style de jeu dans une LNH de plus en plus axée sur la vitesse, mais il ne faudrait pas oublier à quel point il a été dominant. D'ailleurs, je vous laisse sur son plus beau but dans la Ligue, une séquence qui résume parfaitement le genre de joueur qu'était Nash.

Antoine Vermette (C)

Robert Laflamme, journaliste principal :J'ai un parti-pris avoué pour les joueurs de ma région natale, le comté de Lotbinière, sur la rive-sud de Québec. Vermette est natif de la municipalité de Saint-Agapit. Il a connu un début de carrière prometteur avec les Sénateurs d'Ottawa, participant à la Finale de la Coupe Stanley en 2007. C'est dans l'uniforme des Blue Jackets qu'il a obtenu sa première véritable occasion de se mettre en évidence comme attaquant de premier plan d'une équipe en 2009-10. Il a répondu en connaissant sa meilleure saison dans la LNH, avec 65 points. Il n'a pas pu enchaîner, la saison suivante, mais sa réputation de joueur de centre complet n'était pu à faire. Quelques années plus tard, en 2015, il a joué un rôle appréciable dans la conquête de la Coupe Stanley des Blackhawks de Chicago.

David Vyborny (AD)

Nicolas Ducharme, journaliste : Certains joueurs passent dans la LNH comme des étoiles filantes : ils apparaissent de nulle part, brillent, puis disparaissent rapidement. C'est le cas pour Vyborny. Sélectionné en deuxième ronde (33e) par les Oilers d'Edmonton en 1993, le Tchèque a amassé 61 points en 76 matchs dans la Ligue américaine en 1994-95, avant de retourner en Europe pour les cinq années suivantes. Il a finalement paraphé un contrat avec les Blue Jackets, qui disputaient leur première saison dans la LNH en 2000-01. Un choix judicieux par l'équipe de l'Ohio. Après avoir amassé 32 et 31 points lors de ses deux premières saisons, il a explosé en inscrivant 228 points lors des quatre campagnes suivantes. Pour les poolers, dont moi, qui l'avaient acquis à faible prix, c'était toute une aubaine. Mais après avoir été le meilleur marqueur de son club en 2006-07 avec 64 points, il n'en a obtenu que 26 l'année suivante… sa dernière dans la LNH avant de retourner dans son pays. Une étoile filante!

Gilbert Brulé (C)

Philippe Landry, pupitreur : Attendez avant de me lancer des roches et laissez-moi m'expliquer. Car, non, Brulé ne m'a pas marqué pour ses prouesses sur la glace. Il n'aura d'ailleurs pas fait de prouesses bien souvent, lui qui n'a disputé que 299 matchs en carrière dans la LNH après avoir été sélectionné sixième au total au Repêchage 2005 de la LNH - un rang derrière un certain Carey Price. Mais un de mes amis et moi avions une fixation avec ce joueur des Blue Jackets, et nous prenions un vilain plaisir à scander son nom à tue-tête lorsqu'on jouait à NHL07. C'est totalement anodin, mais en raison de cette anecdote bien précise, « BrûLÉ », comme on le prononçait, est dans ma tête un des piliers de la concession des Blue Jackets.

Sergei Fedorov (C)

Guillaume Lepage, journaliste LNH.com : J'entends déjà certains collègues et lecteurs crier au scandale. Sergei Fedorov avec les Red Wings, bien sûr. Sergei Fedorov avec les Blue Jackets? Moins sûr. Ne vous inquiétez pas, je ne fais pas de fièvre, mais l'idée d'une légende jouant au sein d'une jeune équipe d'expansion m'est restée en tête depuis que le Russe a disputé des pans de trois saisons avec les Jackets entre 2005 et 2008. Je me souviens brièvement l'avoir vu jouer dans ses dernières années avec les Wings, alors l'occasion de le voir à l'œuvre alors que je portais davantage attention au hockey était belle quand il jouait à Columbus. Il était évidemment sur la pente descendante, mais les légendes dégagent toujours cette aura spéciale, peu importe leur âge.

Geoff Sanderson (AG)

Sébastien Deschambault, directeur de la rédaction : J'ai adoré l'époque où des équipes expansions ont fait leur entrée dans la LNH de manière régulière vers la fin des années 1990. L'attrait majeur de ces équipes, c'est qu'elles étaient synonymes dans mon esprit de deuxièmes chances. Des joueurs comme Andrew Brunette avec le Wild du Minnesota ou Cliff Ronning avec les Predators de Nashville ont eu la chance de donner un deuxième souffle à leur carrière. À Columbus, c'est Sanderson qui a saisi sa chance de rebondir. Après une récolte de 85 points en 217 matchs en trois saisons avec les Hurricanes, les Canucks et les Sabres, Sanderson n'a pas été protégé en vue du Repêchage d'expansion, et Columbus en a profité. Sanderson, un marchand de vitesse comme je les ai toujours aimés et qui avait brillé en début de carrière avec les Whalers de Hartford, a été le meilleur pointeur des Blue Jackets à leur première saison et a connu deux saisons de 30 buts et plus à Columbus.

Cam Atkinson (AD)

John Ciolfi, producteur senior : À mon avis, Cam Atkinson est l'un des joueurs les plus sous-estimés dans la LNH. Il semble toujours marquer des buts importants pour Columbus (en effet, il revendique 39 buts gagnants depuis la saison 2013-14), et il apporte une contribution à toute facette du jeu. Il joue un rôle important dans la résurgence des Blue Jackets depuis quelques années et, surtout pour les poolers, il mérite d'être mieux reconnu.

CAR@CBJ: Dubois prépare le but gagnant d'Atkinson