BOSTON – Quand Brad Marchand a marqué le but gagnant en prolongation contre les Maple Leafs de Toronto samedi soir, un but qui a été inscrit avec huit secondes à jouer, il a levé les bras dans les airs et ses coéquipiers l’ont rejoint pour lancer les célébrations.
Le capitaine des Bruins de Boston est sorti du cocon, l’air émotif, son gant couvrant son visage.
Une journée plus tôt, la grand-mère maternelle de Marchand, Frances O’Leary, était décédée. Et voilà qu’il marquait le but gagnant le lendemain, mettant du même coup fin à une disette personnelle de huit matchs sans but.
Il ne s’est pas arrêté là.
Marchand a conclu le week-end en inscrivant trois autres buts, réussissant un tour du chapeau naturel contre les Blue Jackets de Columbus au TD Garden, dimanche. En fait, il comptait les trois buts de son équipe dans une victoire de 3-1.
« Il est un vrai leader, a louangé le gardien Jeremy Swayman. Nous le savions tous depuis le début. Prendre ça sur son dos et ne pas considérer un 'non' comme réponse après une séquence de deux matchs en deux soirs – et trois en quatre –, c’est ce que font les leaders. Il va toujours se présenter aux bons moments. Il l’a fait toute sa carrière. C’est une soirée vraiment spéciale pour lui, et pour toute sa famille. »
Ce match se soldait par une troisième victoire de suite pour les Bruins, qui avaient auparavant encaissé trois revers consécutifs pour la première fois de la saison. Le dernier était justement contre les Blue Jackets, six jours plus tôt.
« C’était vraiment comme s’il nous avait portés sur son dos et dit : “Je vais nous faire franchir le fil d’arrivée”, a imagé le défenseur Charlie McAvoy. Il en est capable. Il joue avec tellement de passion et d’énergie, même dans une série de deux matchs en autant de soirs où la fatigue se fait sentir.
« Je suis tellement content pour lui. Il est le capitaine. Voilà ce qu’il fait. »
Après avoir vu les Blue Jackets ouvrir la marque en fin de deuxième période, Marchand a créé l’égalité à 1:56 du troisième vingt, complétant sur réception une passe de Danton Heinen du cercle droit. Les deux filets suivants sont venus rapidement, en avantage numérique, à 5:37 et 7:46. Il s’agissait des trois buts les plus rapides par un joueur au début d’une période dans l’histoire des Bruins, derrière Léo Labine (7:01, le 28 novembre 1954) et Bobby Bauer (7:30, le 20 novembre 1946).


















