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Poolers : Une transition vers la jeunesse à San Jose

Avec le départ de Marleau, la porte s'ouvre encore un peu plus pour les jeunes joueurs des Sharks

par Sébastien Deschambault @sebasdLNH / Chroniqueur LNH.com

LNH.com propose une analyse en profondeur de chacune des 31 équipes pendant tout le mois d'août. Aujourd'hui, les Sharks de San Jose :

Une page de l'histoire des Sharks de San Jose a été tournée au cours de la saison morte alors que Patrick Marleau a quitté l'organisation à titre de joueur autonome sans compensation. Si le vétéran Joe Thornton a accepté de revenir pour une autre saison, la transition vers le prochain noyau de l'équipe, formé de Joe Pavelski, Logan Couture et Brent Burns, est presque complétée. Les Sharks ne forment plus la machine offensive qu'ils ont déjà été eux qui sont passés du quatrième au 19e rang de la ligue pour les buts marqués la saison dernière, mais plusieurs jeunes joueurs cognent à la porte et sont prêts à assumer de plus grands rôles.

Survol des Sharks pour les poolers :

Sous-évalué : Tomas Hertl - La saison de Hertl a bien commencé, lui qui a récolté huit points à ses dix premières parties aux côtés de Pavelski et Thornton, mais une blessure lui a coûté 32 rencontres, et il a terminé la saison avec seulement 22 points en 49 matchs. Hertl est toutefois celui qui devrait remplacer Marleau sur la première vague du jeu de puissance, en plus de reprendre son poste sur le premier trio à forces égales. Une telle utilisation pourrait lui permettre d'établir de nouveaux sommets en carrière, et une production similaire à celle de Marleau l'an dernier (27 buts) n'est pas du tout utopique, tout comme une récolte de 55 points. 

Surévalué : Marc-Édouard Vlasic - Vlasic a connu une saison 2015-16 incroyable avec une récolte de 39 points en 67 matchs, mais il a connu une campagne 2016-17 un peu plus difficile sur le plan offensif avec 28 points en 75 parties. Les poolers ne doivent pas penser que la prolongation de contrat de huit ans et 56 millions $ que les Sharks lui ont accordé cet été signifie qu'il recevra plus de responsabilités offensives. Il est payé pour être l'un des meilleurs défenseurs à caractère défensif de la ligue, qui est capable d'approcher le plateau des 30 points chaque année. Vlasic affronte constamment les meilleurs éléments adverses, et lui et son partenaire Justin Braun amorcent la plupart de leurs présences dans leur territoire. Il ne délogera jamais Burns de la première vague du jeu de puissance, et la deuxième vague de l'avantage numérique de San Jose n'a rien fait qui vaille la saison dernière. Bien qu'il fasse partie du noyau de l'équipe, Vlasic ne doit pas faire l'objet d'un choix hâtif de la part des poolers.

Carte cachée : Kevin Labanc - Labanc a entamé sa carrière professionnelle sur les chapeaux de roue en récoltant 19 points à ses 19 premiers matchs dans la Ligue américaine de hockey. Le choix de sixième ronde (171e au total) des Sharks en 2014 avait auparavant récolté 234 points en 133 matchs à ses deux dernières saisons dans la OHL, alors son potentiel offensif ne fait aucun doute. Il a amassé 20 points (huit buts, 12 passes) en 55 rencontres avec les Sharks, alors qu'il a évolué avec un peu tout le monde en attaque. Il fait partie de la courte liste d'attaquants qui pourraient se retrouver sur le trio de Thornton, et son temps de glace en avantage numérique va augmenter, ce qui pourrait lui permettre de doubler sa production en 2017-18.

31 en 31 Sharks: Aperçu de la saison | Meilleurs espoirs | Grands enjeux

Prêt à rebondir : Mikkel Boedker - Considéré comme l'une des belles prises sur le marché des joueurs autonomes à l'été 2016, Boedker a connu une première saison cauchemardesque avec les Sharks. Limité à seulement deux points à ses 22 premiers matchs dans son nouvel uniforme, puis à quatre points à ses 17 derniers, l'attaquant de 27 ans a toutefois connu une séquence de 20 points en 42 matchs, ce qui demeure bien en deçà de son rythme des trois saisons précédentes, alors qu'il avait récolté 51 points à deux reprises. Même s'il ne bénéficie pas du temps de glace nécessaire en avantage numérique pour renouer avec le plateau des 50 points, il va trouver le moyen de produire davantage à 5-contre-5 et surpasser la marque des 40 points. 

Espoir à surveiller : Timo Meier - Meier est le meilleur espoir des Sharks, et les poolers doivent faire un effort pour mettre la main sur lui avant qu'il ne soit trop tard, surtout ceux qui évoluent dans des ligues multicatégories. Limité à six points (trois buts, trois passes) en 34 matchs la saison dernière alors qu'il évoluait principalement sur les deux derniers trios, Meier a déjà montré qu'il allait être utile aux poolers dans différentes catégories avec 2,5 tirs et deux mises en échec par rencontre. Les Sharks auront besoin qu'il élève son jeu d'un cran et pourraient l'insérer sur l'un des deux premiers trios, et Meier, qui a été le neuvième choix au total du repêchage 2015, possède tous les outils pour se montrer à la hauteur. Une récolte de 40 points avec plus de 200 tirs, 50 minutes de punition et 150 mises en échec n'est pas à exclure dans son cas.

Situation des gardiens : Martin Jones a vu toutes ses statistiques régresser légèrement l'an dernier par rapport à sa première saison avec les Sharks, et comme l'équipe devant lui ne s'est pas améliorée de manière spectaculaire, il risque de reproduire ses statistiques de 2016-17 au cours de la prochaine campagne. À titre de gardien numéro un incontesté d'une équipe qui devrait logiquement participer aux séries éliminatoires, Jones demeure l'une des 10 meilleures options pour les poolers devant le filet, ne serait-ce que pour ses 35 victoires presque assurées. Ses statistiques périphériques font toutefois baisser légèrement sa valeur, tout comme le fait que les Sharks sont en transition. Jones ne souffrira d'aucune compétition, lui qui a accepté une prolongation de contrat de six ans d'une valeur de 34,5 millions $ au cours de la saison morte, et qui est secondé par Aaron Dell, qui n'est en aucun cas une menace pour lui gruger des départs. Et comme aucun espoir de grande qualité ne se trouve dans les filiales de l'organisation, Jones représente un choix rassurant dans les pools à long terme (keepers).

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