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Poolers : Un visage sensiblement identique pour les Bruins

Quelques jeunes joueurs se grefferont à un groupe de vétérans établis à Boston

par Sébastien Deschambault @sebasdLNH / Chroniqueur LNH.com

LNH.com offre une analyse en profondeur des espoirs de chacune des 31 équipes au cours du mois d'août. Aujourd'hui, les Bruins de Boston.

Après le congédiement de leur entraîneur Claude Julien, remplacé par Bruce Cassidy le 7 février, les Bruins ont connu une excellente fin de saison et se sont qualifiés pour les séries éliminatoires. Ils vont tenter de poursuivre sur cette lancée, avec un visage sensiblement identique à celui qu'ils affichaient la saison dernière. Lorsque l'attaquant David Pastrnak obtiendra son nouveau contrat, tous les acteurs principaux de l'édition 2016-17 seront de retour, et de jeunes éléments se grefferont à un groupe de vétérans qui évoluent ensemble depuis quelques années déjà, et qui voudront rebondir après une autre saison décevante.

Voici un survol des Bruins pour les poolers :

Sous-évalué : Ryan Spooner - Derrière le premier trio composé de Brad Marchand, Patrice Bergeron et David Pastrnak, les Bruins auront besoin d'une meilleure production de la part de leurs attaquants de soutien, et Spooner est celui qui possède le plus de potentiel offensif en compagnie du centre David Krejci. Spooner est de plus un élément clé de la première vague du jeu de puissance des Bruins, lui qui a récolté 46 de ses 117 points en carrière dans la LNH en avantage numérique. S'il a récolté 10 points de moins que la saison précédente en 2016-17, c'est principalement en raison d'un manque de chance à 5-contre-5, alors qu'il n'a récolté un point que sur 58,1 pour cent des buts inscrits par son équipe, comparativement à 81,6 pour cent en 2015-16. Spooner devrait flirter avec le plateau des 50 points cette saison, dont 20 seront obtenus sur l'attaque massive.

Surévalué : Brad Marchand - Entendons-nous, Marchand représentera encore l'une des meilleures options de la LNH pour les poolers qui évoluent dans les ligues multicatégories. Il ne faut toutefois pas que les poolers fassent l'erreur de le repêcher en espérant qu'il répète ses exploits de 2016-17. Il serait plus qu'étonnant que Marchand termine à nouveau parmi les cinq premiers pointeurs de la ligue, lui qui n'avait jamais amassé plus de 61 points en une saison. Il a surtout profité de son insertion sur la première vague du jeu de puissance pour gonfler sa production, alors qu'il a obtenu autant de points en avantage numérique l'an dernier (24) qu'au cours des sept premières saisons de sa carrière (25). Il sera encore une fois employé de manière optimale par l'entraîneur Bruce Cassidy, mais une récolte de 70 points est bien plus réaliste pour Marchand.

Carte cachée : Kenny Agostino - Agostino a terminé au premier rang des pointeurs de la Ligue américaine de hockey en 2016-17 avec une récolte de 83 points (24 buts, 59 passes) en 65 matchs, soit 15 points de plus que son plus proche poursuivant. Il a accepté un contrat d'un an avec les Bruins le 1er juillet, et le fait que cette entente soit à un volet l'aidera à décrocher un poste à Boston dès le camp d'entraînement. Ses aptitudes offensives seraient plus que les bienvenues sur l'un des trois premiers trios des Bruins, et il pourrait se voir confier le rôle qu'occupait Spooner à son arrivée dans la LNH, soit une utilisation parcimonieuse à forces égales avec du temps de glace sur la deuxième vague du jeu de puissance. Un candidat à une récolte de 40 points dès cette saison.

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Prêt à rebondir : Patrice Bergeron - Malgré le fait qu'il ait tiré au but plus de 300 fois pour la première fois de sa carrière (302), Bergeron a connu une saison décevante au chapitre des statistiques offensives, mais les poolers peuvent s'attendre à ce que le centre de L'Ancienne-Lorette rebondisse en 2017-18. En effet, son pourcentage de tirs de 7,0 pour cent était inférieur de 3 pour cent à celui qu'il avait affiché depuis le début de sa carrière, et une blessure au bas du corps subie en tout début de saison a semblé l'ennuyer jusqu'à Noël, alors qu'il a été limité à 10 points (cinq buts, cinq passes) à ses 34 premiers matchs. Il a ensuite maintenu un rythme d'un point par match, et il ne faudrait pas s'étonner de voir Bergeron atteindre le plateau des 30 buts pour la troisième fois en cinq saisons, et d'être l'un des joueurs les plus utiles dans les ligues multicatégories qui tiennent compte des mises en jeu.

Espoir à surveiller : Charlie McAvoy - Le 14e choix au total du repêchage 2016 a choisi de passer chez les professionnels après sa deuxième saison à l'Université de Boston, et après quatre parties dans la LAH, il a été rappelé par les Bruins en vue des séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Appelé en renfort en raison d'une ligne bleue décimée, McAvoy n'a pas seulement semblé à l'aise, il a été l'un des meilleurs joueurs des siens en première ronde contre les Sénateurs d'Ottawa. Il a été le deuxième joueur le plus utilisé des siens (26:11 par match) derrière le capitaine Zdeno Chara, en plus de récolter trois points, dont deux sur le jeu de puissance, en six rencontres. Il sera de la formation partante des Bruins pour le match d'ouverture, et il pourrait s'approcher du cap des 40 points à sa saison recrue.

Situation des gardiens : Tuukka Rask est l'homme de confiance des Bruins, et il ne fera face à aucune compétition, alors que son adjoint sera à nouveau Anton Khudobin. Rask représente l'une des options les plus sûres pour les poolers, lui qui n'a pas signé moins de 31 victoires à chacune de ses quatre dernières saisons, sans afficher de pourcentage d'arrêts inférieur à ,915. Les Bruins ont terminé au deuxième rang pour les tirs accordés par match dans la LNH en 2016-17 avec une moyenne de 26,8. Cela aide Rask à se classer parmi les meneurs de la ligue pour les blanchissages presque chaque année, lui qui en a réussi huit la saison dernière et 27 à ses cinq dernières saisons.

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