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Poolers: Du nouveau dans l'état-major des Kings, mais pas sur la glace

Malgré une saison difficile en 2016-17, Los Angeles a choisi de ne pas apporter de grands changements à son alignement

par Sébastien Deschambault @sebasdLNH / Chroniqueur LNH.com

LNH.com propose une analyse en profondeur de chacune des 31 équipes pendant tout le mois d'août. Aujourd'hui, les Kings de Los Angeles :

Pour une équipe qui est habituée au succès depuis quelques années comme les Kings de Los Angeles, il aurait été normal de procéder à d'importants changements à la suite de la déception qu'a représentée la saison 2016-17. Il y a bien eu des changements, mais ceux-ci ont été apportés derrière le banc, avec la promotion de John Stevens au poste d'entraîneur-chef et dans les bureaux de la direction, avec la nomination de Rob Blake comme directeur général. L'alignement a été très peu modifié, et on mise à Los Angeles sur le fait que plusieurs joueurs vont rebondir après une saison difficile. Après les valeurs sûres Jeff Carter, Drew Doughty et Anze Kopitar, malgré une saison difficile l'an dernier, les poolers peuvent trouver des joueurs capables de les aider à différentes positions, il suffit de bien les choisir.

Survol des Kings pour les poolers :

Sous-évalué : Tanner Pearson - Pearson est en constante progression depuis son arrivée dans la LNH, et il a conclu la dernière saison avec 24 buts, au deuxième rang chez les Kings, et 44 points. À forces égales, il ne saute presque jamais sur la glace sans Carter, qui a été l'attaquant le plus dangereux de Los Angeles la saison dernière. Ce qui est encore plus encourageant dans le cas de Pearson, c'est qu'il a été limité à seulement huit points en avantage numérique l'an dernier malgré le fait qu'il a été le cinquième joueur le plus utilisé de l'équipe sur le jeu de puissance. S'il peut se débarrasser de cette malchance en supériorité numérique, il pourrait doubler sa récolte de huit points et s'approcher du plateau de 55 points pour la saison 2017-18.

Surévalué : Michael Cammalleri - Cammalleri a déjà été l'un des marqueurs les plus prolifiques de la ligue, mais il ne porte plus cette étiquette depuis quelques saisons déjà, et son déclin est encore plus marqué depuis deux ans. L'un des facteurs qui expliquent le plus sa régression est le nombre de matchs qu'il a ratés en raison de blessures. Il n'a en effet jamais disputé plus de 68 matchs en une campagne depuis qu'il a fait son arrivée avec les Canadiens de Montréal en 2009-10. Ce nombre limité de rencontres auxquelles il a pris part a également fait en sorte qu'il ne tire plus aussi souvent au filet, sa dernière campagne de plus de 200 tirs remontant à 2009-10, soit la même saison que sa dernière récolte de 50 points. Il serait très surprenant qu'il débloque avec les Kings à l'âge de 35 ans, et les poolers qui voudront prendre une chance avec lui en fin de repêchage risquent fort de simplement gaspiller leur choix.

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Carte cachée : Alec Martinez - Après avoir joué un rôle effacé au cours des quatre premières saisons de sa carrière, Martinez s'impose de plus en plus et progresse sans cesse depuis quatre ans. Il est désormais l'un des piliers des Kings à la ligne bleue en compagnie de Doughty et Jake Muzzin, et avec sa récolte de 39 points, dont 15 en avantage numérique, en 82 matchs la saison dernière, il a été l'un des contributeurs les plus complets parmi les défenseurs du circuit dans les ligues multicatégories. En effet, seuls deux autres joueurs ont amassé au moins 35 points, 15 points en avantage numérique, 100 mises en échec, 150 tirs bloqués et 100 tirs. Martinez se verra encore une fois confier un rôle important par Stevens, et il devrait répéter ses statistiques de la saison dernière.

Prêt à rebondir : Tyler Toffoli - Toffoli a disputé sa première saison complète dans la LNH en 2013-14, et il a affiché une progression fulgurante au cours des trois campagnes qui ont suivi, pour finalement conclure la saison 2015-16 avec 31 buts et 58 points. Il a affiché un important recul en 2016-17 avec seulement 16 buts et 34 points, mais il ne faut voir là qu'un accident de parcours, et non un signe de choses à venir. Il évolue surtout avec Carter à forces égales, complétant le trio « That 70s Line » avec Pearson. Malgré une moyenne de tirs par match très semblable à celui de ses saisons antérieures, Toffoli a marqué sur seulement 9,7 pour cent de ses tirs, contrairement à 11,6 pour cent depuis le début de sa carrière. Bien des attaquants des Kings vont rebondir de manière toute naturelle avec l'arrivée de Stevens comme entraîneur-chef, mais la différence devrait être particulièrement marquée pour Toffoli, qui pourrait facilement amasser 30 buts et 60 points.

Espoir à surveiller : Jonny Brodzinski - Le réseau d'espoirs des Kings est en très mauvais état, ce qui explique la présence de l'illustre Brodzinski sur cette liste. L'attaquant de 24 ans repêché en cinquième ronde (148e au total) en 2013 a marqué 27 buts dans la LAH la saison dernière, sept de plus que son plus proche coéquipier, et a reçu une courte audition de six matchs avec les Kings, au cours de laquelle il a récolté deux mentions d'aide. Il maintient une moyenne d'environ trois lancers par match depuis son arrivée dans les rangs professionnels, ce qui lui permet d'augmenter ses chances de toucher la cible avec régularité. Les postes disponibles seront toutefois rares au camp d'entraînement des Kings, qui misent sur énormément de vétérans en attaque.

Situation des gardiens : Les déboires des Kings l'an dernier ne sont pas étrangers au fait que Jonathan Quick s'est blessé dès le premier match de la saison, ce qui l'a contraint à rater les 59 rencontres suivantes. Peter Budaj a fait un travail honnête en relève, mais Quick demeure un gardien qui peut faire la différence dans un match lorsqu'il est en santé. Il est également l'un des gardiens les plus utilisés de la LNH lorsqu'il est en santé, ce qui l'a aidé à connaître cinq saisons de 35 victoires ou plus depuis le début de sa carrière. Il faut toutefois que les poolers fassent preuve de prudence dans le cas de Quick. En effet, les Kings forment une équipe beaucoup moins redoutable que par le passé, et Quick ne pourra plus bénéficier du système défensif implanté par l'ancien entraîneur Darryl Sutter. Cela n'aidera pas Quick à améliorer ses récentes statistiques, lui qui n'a pas affiché un pourcentage d'arrêts supérieur à ,918 depuis 2011-12. Par le passé, Quick pouvait représenter l'un des trois ou cinq meilleurs gardiens à posséder pour les poolers, mais il est possible qu'il ne fasse plus partie du top-10 cette saison.

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