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Poolers : Ryan McDonagh retrouve de son lustre

Les départs de Boyle et Yandle ont souri au capitaine des Rangers; les gardiens des Hurricanes sont pitoyables en ce début de saison

par Sébastien Deschambault @sebasdLNH / Chroniqueur LNH.com

Au cours d'une saison, certains joueurs voient leur situation être modifiée, que ce soit en raison d'un changement de rôle, d'une transaction ou d'une blessure à un coéquipier. Chaque semaine, nous allons donc répertorier un joueur par position dont la valeur est en hausse, et un autre pour lequel la valeur est en baisse.

ATTAQUANTS
Hausse : William Nylander, Maple Leafs de Toronto - Beaucoup d'attention est portée vers Auston Matthews à Toronto, et dans le reste de la Ligue nationale de hockey, et avec raison, mais il faut également noter la contribution de Nylander, le compagnon de trio de Matthews. Nylander est en effet à égalité au deuxième rang des pointeurs de la LNH avec neuf points, un point derrière Matthews, dont cinq ont été récoltés sur le jeu de puissance. Il a également décoché 26 lancers, soit une moyenne supérieure à quatre tirs par rencontre. L'attaquant de 20 ans a maintenant récolté 22 points à ses 28 premiers matchs dans la LNH.

Baisse : Tomas Plekanec, Canadiens de Montréal - Si le trio qu'il forme avec Alexander Radulov et Artturi Lehkonen provoque de belles choses à 5-contre-5 depuis le début de la saison, Plekanec n'a toujours pas trouvé le fond du filet en six matchs en 2016-17, et lundi contre les Flyers, il a parfois été complètement évincé du jeu de puissance au profit de David Desharnais. Un tel traitement appliqué de manière prolongée serait catastrophique pour Plekanec, dont deux des trois points cette saison ont été récoltés en avantage numérique. La solution passe peut-être par des modifications aux trios du Tricolore, alors que Plekanec a historiquement connu du succès aux côtés de Brendan Gallagher, et que Radulov aimerait probablement avoir la chance de patiner aux côtés de Max Pacioretty et Alex Galchenyuk. Mais pour le moment, c'est Plekanec qui semble ralentir son unité, malgré son jeu toujours efficace en défensive.

DÉFENSEURS
Hausse : Ryan McDonagh, Rangers de New York - Après avoir connu une belle éclosion en 2013-14 avec une saison de 43 points en 77 parties, la production offensive de McDonagh a décliné au cours des deux dernières campagnes. Il a en effet amassé 33 points en 71 matchs en 2014-15 puis 34 points en 73 parties en 2015-16. En plus d'avoir été ennuyé par quelques blessures, McDonagh a surtout été pénalisé par son utilisation en avantage numérique. Au cours de sa remarquable saison 2013-14, il était le défenseur le plus utilisé des Rangers sur le jeu de puissance, avant d'être solidement cantonné à la deuxième vague de l'attaque massive au cours des deux campagnes suivantes, devancé chaque fois par Keith Yandle et Dan Boyle. Yandle porte maintenant les couleurs des Panthers de la Floride tandis que Boyle est désormais à la retraite. Résultat : McDonagh a retrouvé sa place au sommet de la hiérarchie des arrières des Rangers sur le jeu de puissance, et il a récolté cinq points, dont deux en supériorité numérique, à ses quatre dernières parties.

Baisse : T.J. Brodie, Flames de Calgary - Après une progression constante au cours des quatre dernières saisons, qui a culminé avec une récolte de 45 points en 70 matchs la saison dernière, les attentes étaient grandes envers Brodie. Il est toutefois, encore une fois cette année, coincé derrière Mark Giordano, Dougie Hamilton et Dennis Wideman en avantage numérique, ce qui le confine à nouveau à la deuxième vague du jeu de puissance. Cependant, contrairement à l'an dernier alors qu'il avait terminé à égalité au septième rang parmi les défenseurs de la LNH avec 34 points à forces égales, Brodie ne parvient pas à tirer son épingle du jeu à égalité numérique, ce qui explique son rendement d'un point en huit rencontres. Il est d'ailleurs jumelé à Deryk Engelland plutôt qu'à Mark Giordano depuis quelques rencontres, rien pour aider sa production offensive. Comme Brodie n'apporte pratiquement aucune contribution dans les autres catégories que les points, il représente un boulet dans la formation des poolers qui l'ont repêché cette saison.

GARDIENS
Hausse : Sergei Bobrovsky, Blue Jackets de Columbus - Depuis qu'il a remporté le trophée Vézina en 2012-13, Bobrovsky a déçu plus d'un pooler avec un rendement en constant déclin. Ennuyé plus souvent qu'à son tour par les blessures, il a toutefois brillé à la Coupe du monde de hockey 2016 avec Équipe Russie, ce qui a ravivé les espoirs de plusieurs. Après une petite frayeur au cours du match d'ouverture des Blue Jackets, où il a accordé cinq buts sur 36 lancers, Bobrovsky semble en voie de renouer avec les statistiques qui ont séduit les poolers. À ses quatre dernières rencontres, Bob le gardien a conservé une fiche de 2-1-1, une moyenne de buts alloués de 1,75 et un pourcentage d'arrêts de ,947 en plus d'avoir signé un jeu blanc. L'équipe devant lui ne joue pas du hockey inspiré, mais Bobrovsky parvient à donner à Columbus une chance de l'emporter chaque soir.

Baisse : Cam Ward / Eddie Lack, Hurricanes de la Caroline - Les Hurricanes ont poursuivi leur virage jeunesse au cours de la saison morte avec l'acquisition de l'attaquant Teuvo Teravainen et l'arrivée de la recrue Sebastian Aho, mais l'organisation a décidé de conserver les services du vétéran Ward afin de soutenir celui qui devrait être le gardien d'avenir de l'organisation, Eddie Lack. Le problème est que ce virage jeunesse touche particulièrement la brigade défensive de la Caroline, alors que seul Ron Hainsey est âgé de plus de 25 ans parmi les défenseurs réguliers de l'équipe. Même si les Hurricanes accordent le septième plus faible total de tirs par match dans la ligue, les gardiens n'ont pas été en mesure d'insuffler de la confiance à leurs jeunes coéquipiers, et ils affichent tous deux des statistiques abyssales en ce début de saison. Dans un scénario qui n'est pas sans rappeler celui des Flames de Calgary l'an dernier, Ward montre une moyenne de buts alloués de 4,03 et un pourcentage d'arrêts de ,848, tandis que Lack ne fait guère mieux avec une moyenne de 3,99 et un taux d'efficacité de ,857. Espérons qu'un retour à la maison, les Hurricanes n'ayant toujours pas disputé leur match d'ouverture local, aura un effet bénéfique sur les performances des deux cerbères.

 

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