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Poolers : Deux Québécois en hausse

Jonathan Bernier a fait oublier ses déboires des dernières saisons, et Mathieu Perreault efface un départ difficile

par Sébastien Deschambault @sebasdLNH / Chroniqueur LNH.com

Au cours d'une saison, certains joueurs voient leur situation être modifiée, que ce soit en raison d'un changement de rôle, d'une transaction ou d'une blessure à un coéquipier. Chaque semaine, nous allons donc répertorier un joueur par position dont la valeur est en hausse, et un autre pour lequel la valeur est en baisse.

ATTAQUANTS
Hausse : Mathieu Perreault, Jets de Winnipeg -
Si je vous avais affirmé au retour de la pause de Noël que Mathieu Perreault allait connaître la meilleure saison de sa carrière en 2016-17, vous auriez probablement cessé de lire mes chroniques, puisque le petit attaquant avait récolté seulement huit points à ses 25 premiers matchs, lui qui avait été ralenti par une commotion cérébrale qui lui a fait rater 13 rencontres en novembre. Perreault a toutefois retrouvé ses repères avec l'arrivée de 2017, et il est l'un des meilleurs joueurs de la ligue depuis la mi-février. Avant les matchs de mardi, il avait récolté 21 points (sept buts, 14 passes) à ses 17 dernières parties, ce qui lui conférait une égalité au neuvième rang dans la LNH au cours de cette période. Il semble même avoir élevé son jeu à un autre niveau récemment avec 10 points à ses six derniers matchs. Il a récolté 38 points en 60 parties cette saison, et il pourrait éclipser sa meilleure récolte en carrière (43 points en 69 matchs en 2013-14) s'il continue sur sa lancée.

Baisse : Evgeny Kuznetsov, Capitals de Washington - Les Capitals trônent toujours au sommet du classement général de la LNH, mais leur attaque fonctionne au ralenti depuis le début du mois de mars, et ce malgré le rendement exceptionnel du trio formé d'Alex Ovechkin, Nicklas Backstrom et T.J. Oshie. Il faut donc se tourner vers la difficile séquence que traverse Kuznetsov pour expliquer cette baisse. L'attaquant russe, qui pivote le deuxième trio entre Marcus Johansson et Justin Williams, a été limité à trois points (un but, deux passes) à ses 12 derniers matchs. De plus, un seul de ces points a été obtenu en avantage numérique, malgré le fait que le jeu de puissance des Capitals affiche un rendement de 25,6 pour cent depuis le début de sa période creuse. Si les Capitals veulent éviter un autre désastre au cours du tournoi printanier, ils devront pouvoir compter sur l'apport de Kuznetsov.

DÉFENSEURS
Hausse : Ryan Ellis, Predators de Nashville -
Si Roman Josi continue d'amasser des points à un rythme régulier récemment, P.K. Subban a davantage de difficulté à noircir la feuille de pointage depuis quelques semaines. Qu'à cela ne tienne, les Predators misent sur d'autres options offensives à la ligne bleue, dont Ellis, qui fait oublier les déboires de Subban. À ses six derniers matchs, Ellis a récolté sept points (trois buts quatre passes), tous à forces égales. En remontant un peu plus, on constate qu'Ellis a amassé 17 points (sept buts, dix passes), dont six en avantage numérique, à ses 21 derniers matchs. Ellis demeure confiné à la deuxième vague du jeu de puissance, mais bien qu'il sera probablement toujours coincé derrière Josi, les déboires actuels de Subban pourraient faire en sorte que le rôle d'Ellis augmente dans cette facette du jeu dans la dernière ligne droite de la saison.

Baisse : Matt Niskanen, Capitals de Washington - Niskanen se dirigeait tout droit vers la meilleure saison de sa carrière sur le plan offensif avec une récolte de 30 points, dont neuf sur le jeu de puissance, en 59 matchs… puis les Capitals ont fait l'acquisition de Kevin Shattenkirk. Niskanen est immédiatement tombé troisième dans la hiérarchie des arrières de l'équipe en avantage numérique, et son dernier point sur le jeu de puissance remonte au 7 février. Depuis le début du mois de mars, il a été limité à trois mentions d'aide en 13 rencontres, et il n'a pas trouvé le fond du filet depuis le 15 janvier, une disette de 30 matchs. Comme son rôle ne risque pas de changer d'ici la fin de la saison régulière, les poolers devraient se tourner vers d'autres options s'ils sont à la recherche de renfort à l'attaque depuis la ligne bleue.

GARDIENS
Hausse : Jonathan Bernier, Ducks d'Anaheim -
L'avenir de Bernier ne semblait pas prometteur il y a à peine un an. Il a été échangé aux Ducks pour y écouler la dernière année de son contrat après avoir connu des saisons extrêmement difficiles avec les Maple Leafs de Toronto, et il n'était pas saugrenu de penser que le gardien québécois en était à ses derniers milles dans la LNH. Bernier a toutefois rebondi à Anaheim, et il s'est particulièrement illustré en guidant les siens à une place en séries en relève à John Gibson, qui a raté 14 des 15 dernières parties des siens. Bernier est sensationnel depuis le début du mois de mars avec une fiche de 10-1-1, une moyenne de buts alloués de 1,65, un pourcentage d'arrêts de ,946 et un blanchissage. Gibson est de retour en santé, mais le rendement de Bernier ne justifie pas qu'on le relègue au banc de manière définitive d'ici la fin de la saison.

Baisse : Martin Jones, Sharks de San Jose - Le mois de mars a été très difficile pour les Sharks, alors qu'ils ont vu leur avance au sommet de la section Pacifique fondre avant d'être rejoints par les Ducks et les Oilers d'Edmonton. Si c'est surtout l'attaque qui est à pointer du doigt pour cette déroute, Jones n'a pas affiché ses statistiques habituelles depuis un mois. Avec sa fiche de 3-5-0, sa moyenne de buts alloués de 2,90 et son pourcentage d'arrêts de ,894, il a également une part de responsabilité dans l'effondrement des siens. C'est particulièrement pénible pour le portier de San Jose depuis trois parties alors qu'il a cédé 14 fois sur 89 tirs. Les Sharks ont tenté de lui accorder du repos en confiant six départs à Aaron Dell depuis le début du mois de mars, mais il faudra que Jones se ressaisisse rapidement si les Sharks veulent faire un bout de chemin en séries éliminatoires.

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