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Poolers : Des visages familiers en renfort pour les Blackhawks

Patrick Sharp et Brandon Saad effectuent un retour à Chicago et se verront confier un rôle important

par Sébastien Deschambault @sebasdLNH / Chroniqueur LNH.com

LNH.com propose une analyse en profondeur de chacune des 31 équipes pendant tout le mois d'août. Aujourd'hui, les Blackhawks de Chicago.

Le noyau autour duquel sont construits les Blackhawks est toujours intact avec Patrick Kane, Jonathan Toews, Duncan Keith et Brent Seabrook, mais il y a eu beaucoup de changements autour d'eux. Chicago a également reçu un dur coup avec la nouvelle que l'attaquant Marian Hossa n'allait pas jouer de la saison en raison d'une réaction à un médicament qui lui a été prescrit pour soigner des problèmes de peau. L'absence de Hossa, combinée au départ de quelques vétérans par le biais de transactions ou de départs à la retraite, ouvre la porte à plusieurs jeunes joueurs ainsi qu'à des visages familiers, qui effectuent un deuxième tour de piste avec l'organisation.

Survol des Blackhawks pour les poolers :

Sous-évalué : Brandon Saad - Plusieurs partisans et observateurs ont sourcillé quand les Blackhawks ont choisi de rapatrier Saad, qui a disputé les quatre premières saisons de sa carrière avec Chicago, en retour principalement d'Artemi Panarin, qui a fait la pluie et le beau temps avec Kane au cours des deux dernières campagnes. Les poolers ne doivent toutefois pas sous-estimer Saad, puisque ses statistiques et celles de Panarin n'ont pas été si différentes l'an dernier, surtout à forces égales. En effet, Saad a été écarté de la première vague du jeu de puissance à Columbus, étant ainsi limité à trois points et à une moyenne de 1:34 par match en avantage numérique. Panarin (57) et Saad (50) ont tous deux terminé parmi les 15 premiers joueurs de la LNH pour les points amassés à forces égales l'an dernier, et avec une présence accrue sur l'attaque massive, Saad pourrait afficher un rendement de 30 buts et 60 points à son retour à Chicago.

Surévalué : Artem Anisimov - Les centres qui évoluent avec des joueurs vedettes comme Patrick Kane se retrouvent souvent très haut sur les listes des poolers au repêchage, mais malgré le fait qu'Anisimov vient de connaître sa meilleure saison en carrière, les poolers ne doivent pas se précipiter pour sélectionner le centre de 6 pieds 4 pouces et 198 livres. En effet, le départ de Panarin risque de lui faire mal, même s'il devrait encore être associé à Kane, et son pourcentage de tirs de 21 pour cent est tout simplement insoutenable. Il traîne de plus un historique de blessures qui fait de lui un choix plus risqué, et comme il n'apporte aucune, mais absolument aucune contribution dans les catégories comme les tirs (105), les mises en échec (18), les tirs bloqués (27) et les minutes de punition (30), il existe probablement des joueurs plus complets qui apporteront plus de valeur qu'Anisimov.

Carte cachée : Richard Panik - Ancien choix de deuxième ronde du Lightning de Tampa Bay en 2009, Panik s'est finalement vu offrir la chance de disputer une saison complète dans la LNH, et il a su saisir cette dernière. Évoluant principalement aux côtés de Toews, il a presque doublé sa production en carrière en une seule campagne, lui qui a obtenu 22 buts et 44 points. Presque assuré de conserver sa place sur l'un des deux premiers trios et sur la deuxième vague du jeu de puissance, l'attaquant de 26 ans apporte également une contribution étonnante au chapitre de la robustesse, ses 147 mises en échec représentant un sommet chez les Blackhawks en plus de le placer au 40e rang parmi tous les attaquants de la LNH. Une hausse modeste de ses statistiques, soit environ 25 buts et 25 passes, ne serait pas du tout étonnante.

Prêt à rebondir : Patrick Sharp - Les blessures ont complètement fait dérailler la saison 2016-17 de Sharp, alors qu'il a été ennuyé par deux commotions cérébrales et une blessure à la hanche, et qu'il n'a jamais été en mesure de trouver son rythme. Il a conclu la campagne avec seulement huit buts et 18 points en 48 matchs. Il avait toutefois récolté 20 buts et 55 points la saison précédente, et il revient à Chicago où il a connu beaucoup de succès il n'y a pas si longtemps. L'absence de Hossa laisse une place sur les trois premiers trios des Blackhawks et sur le jeu de puissance, et si son corps tient le coup, Sharp pourrait facilement afficher des statistiques très semblables à celles qu'il avait compilées il y a deux ans à sa première saison à Dallas.

Espoir à surveiller : Alex DeBrincat - DeBrincat s'est moqué de la compétition dans la OHL la saison dernière, alors qu'il a cumulé 65 buts et 127 points en 63 matchs des séries éliminatoires, avant d'enchaîner avec 13 buts et 38 points en 22 matchs des séries. S'il a glissé au 39e rang au total au repêchage 2016 de la LNH, c'est grandement en raison de sa petite taille (5 pieds 7 pouces, 170 livres), mais il a montré qu'il possède assez de talent pour que ce petit gabarit ne l'empêche pas de produire. Plusieurs postes sont à pourvoir à l'attaque chez les Blackhawks, et si Debrincat montre à Joel Quenneville qu'il peut tenir son bout au camp d'entraînement et qu'il se retrouve aux côtés de Kane ou Toews, il pourrait connaître une saison magique.

Situation des gardiens : Corey Crawford sera encore une fois l'homme de confiance devant le filet des Blackhawks, mais les poolers devront faire glisser son nom de quelques rangs sur leur liste de gardiens par rapport aux dernières années. Ses statistiques ont commencé à glisser la saison dernière (moyenne de buts alloués de 2,55, pourcentage d'arrêts de ,918) comparativement aux deux dernières saisons, et la qualité de l'équipe devant lui a diminué. Sa brigade défensive a été amputée de deux éléments importants en Brian Campbell et Niklas Hjalmarsson, et ils seront remplacés par de jeunes joueurs qui n'ont pas encore fait leurs preuves. Avec le départ de Scott Darling, Crawford aura un nouvel auxiliaire qui ne possède pas beaucoup d'expérience dans la LNH : Anton Forsberg, qui a été acquis dans la transaction impliquant Panarin, ou Jean-François Bérubé. Forsberg a affiché de bonnes statistiques dans la LAH (27-17-2, moyenne de 2,28 et pourcentage d'arrêts de ,926), mais il n'a pas encore été en mesure de prouver qu'il pouvait fournir des départs de qualité de manière constante dans la LNH. Quant à Bérubé, il a joué les troisièmes violons avec les Islanders au cours des dernières saisons, et n'a pris part qu'à 21 matchs en carrière dans la LNH. Crawford pourrait ne pas bénéficier d'autant de repos que par le passé, lui qui a amorcé entre 55 et 58 matchs par saison à chacune de ses campagnes complètes depuis le début de sa carrière dans la LNH. Reste à voir quelle incidence aura cette augmentation de sa charge de travail sur son rendement, surtout que les Blackhawks sont l'une des équipes qui devra disputer le plus de séquences de deux matchs en deux soirs cette saison (17). 

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