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Poolers : De l'espoir à l'horizon au Colorado, mais pas dans l'immédiat

L'Avalanche semble destinée à une autre saison de misère, et les options intéressantes pour les poolers seront rares

par Sébastien Deschambault @sebasdLNH / Chroniqueur LNH.com

LNH.com propose une analyse en profondeur de chacune des 31 équipes pendant tout le mois d'août. Aujourd'hui, l'Avalanche du Colorado.

Au cours de la première saison de Patrick Roy derrière le banc de l'Avalanche du Colorado en 2013-14, les indicateurs de possession de rondelle étaient alarmants, mais l'équipe avait tout de même remporté le championnat de la section Centrale. Depuis ce temps, le retour du balancier s'est opéré, et l'Avalanche est en chute libre, ce qui limite la valeur de leurs joueurs, même si ce n'est pas le talent qui manque au Colorado. L'espoir pointe à l'horizon, alors que la recrue Mikko Rantanen a connu une bonne saison et que d'autres espoirs pointent le nez. Mais la situation demeure loin d'être optimale, et les poolers en quête d'aide à court terme n'auront pas une multitude d'options au Colorado cette année.

Survol de l'Avalanche pour les poolers :

Sous-évalué : Gabriel Landeskog - Quand un joueur récolte seulement 33 points au cours d'une saison, il recule automatiquement sur les listes de plusieurs poolers. Cependant, il faut noter que Landeskog n'a que 24 ans, et qu'il aurait atteint le plateau des 20 buts pour une quatrième saison de suite s'il n'avait pas raté 10 matchs en raison d'une blessure. Son nombre de mentions d'aide s'explique par l'incapacité généralisée de ses coéquipiers à trouver le fond du filet. Il trouve tout de même le moyen d'aider les poolers avec son jeu robuste, ce qui lui permet de noircir les colonnes des minutes de punition et des mises en échec. Le capitaine de l'Avalanche a déjà été considéré comme l'un des meilleurs attaquants à posséder dans les ligues multicatégories, et il ne faut pas laisser une saison modifier entièrement l'opinion que vous avez de lui.

Surévalué : Erik Johnson - Johnson montre par moments pourquoi il a été repêché au tout premier rang du repêchage 2006 de la LNH, comme au début de la dernière saison, alors qu'il avait récolté 10 points à ses 18 premiers matchs. Il a également tendance à s'effondrer au moment où les poolers commencent à retrouver confiance en lui, étant la plupart du temps ralenti par une blessure. C'est également ce qui s'est produit l'an dernier, alors qu'il a raté 36 matchs en milieu de saison avant de se contenter de six points en 23 parties. Résultat : le défenseur de 29 ans n'a jamais connu de saison de 40 points dans la LNH, et les poolers craignent toujours de devoir inscrire son nom sur la liste des blessés. Des options plus fiables et évoluant avec de meilleures équipes sont disponibles ailleurs dans la ligue à la ligne bleue.

Carte cachée : Sven Andrighetto - Obtenu à la date limite des transactions des Canadiens de Montréal en retour de l'attaquant Andreas Martinsen, Andrighetto a été l'un des rares points positifs dans la fin de saison de l'Avalanche. Il a été utilisé pendant plus de 17 minutes par partie et a rapidement développé une chimie avec Nathan Mackinnon et Mikko Rantanen, ce qui lui a permis de récolter 16 points (cinq buts, 11 passes) en 19 rencontres dans son nouvel uniforme. Ce trio a toutes les chances d'être à nouveau réuni pour entamer la saison, et Andrighetto aura encore la chance de montrer qu'il est capable de transférer dans la LNH le succès qu'il a connu dans la Ligue américaine de hockey (45 points en 46 matchs au cours des deux dernières campagnes). Il ne pourra évidemment pas maintenir le rythme qu'il a affiché l'an dernier, mais il va sans aucun doute établir des sommets en carrière dans toutes les catégories offensives.

Prêt à rebondir : Matt Duchene - Il est dans l'intérêt de l'Avalanche que plusieurs joueurs s'inscrivent dans cette catégorie cette saison, puisque la plupart d'entre eux ont connu une saison bien en deçà des attentes en 2016-17. Mais Duchene est celui qui pourrait connaître l'amélioration la plus marquée, alors qu'on pourrait presque dire qu'il ne pourrait faire pire. Sa récolte de 41 points (18 buts, 23 passes) a été sa deuxième plus faible en carrière, et son différentiel de moins-34 a été le pire de la LNH, à égalité avec son coéquipier Tyson Barrie. Son piètre rendement s'explique surtout par la chute inexplicable de son volume de tirs, lui qui a affiché la pire moyenne de tirs par match de sa carrière l'an dernier. Les rumeurs de transaction dont il a fait l'objet tout au long de l'année n'ont probablement pas aidé non plus, et un changement de décor avant le prochain camp d'entraînement l'aiderait assurément à renouer avec une production d'au moins 25 buts et 60 points. Il continue d'offrir une valeur ajoutée aux poolers dans les ligues qui tiennent compte des mises en jeu, lui qui a terminé au premier rang de la LNH avec une efficacité de 62,6 pour cent la saison dernière.

Espoir à surveiller : Tyson Jost - Le 10e joueur sélectionné au repêchage 2016 de la LNH est l'un des rayons d'espoir pour l'Avalanche en vue de la prochaine saison et de l'avenir. Jost aura passé de la BCHL, une ligue junior de la Colombie-Britannique, à la LNH en moins de deux ans, après un passage d'une saison dans la NCAA, où il a récolté 35 points en 33 matchs avec l'Université du Dakota du Nord. Comme l'Avalanche ne dirait pas non à un joueur de son talent dès cette saison, Jost pourrait se voir confier les rênes de l'un des trois premiers trios de l'équipe en plus d'être amplement utilisé sur le jeu de puissance. Malgré une saison plus que décevante, il y a encore des joueurs de talent au Colorado, et Jost pourrait en profiter pour connaître une saison recrue de 15 buts et 40 points.

Situation des gardiens : Semyon Varlamov sera encore le gardien numéro un de l'Avalanche cette saison, mais les poolers devront encore une fois se tenir loin du cerbère du Colorado au cours de leur prochain repêchage. Éternel risque du point de vue des blessures, Varlamov, tout comme son nouvel auxiliaire Jonathan Bernier, évoluera derrière l'une des pires brigades défensives du circuit encore une fois cette saison. L'Avalanche a accordé près de 32 tirs par rencontre la saison dernière, et ont terminé au dernier rang de la ligue au chapitre des buts alloués, et Varlamov risque fort d'afficher des statistiques aussi médiocres que l'an dernier, avec sa moyenne de buts alloués de 3,38 et son pourcentage d'arrêts de ,898.

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