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Poolers : Arvidsson connaît une éclosion rapide

Deux joueurs des Hurricanes ont replongé dans leurs mauvaises habitudes

par Sébastien Deschambault @sebasdLNH / Chroniqueur LNH.com

Au cours d'une saison, certains joueurs voient leur situation être modifiée, que ce soit en raison d'un changement de rôle, d'une transaction ou d'une blessure à un coéquipier. Chaque semaine, nous allons donc répertorier un joueur par position dont la valeur est en hausse, et un autre pour lequel la valeur est en baisse.

 

ATTAQUANTS
Hausse : Viktor Arvidsson, Predators de Nashville -
Le petit attaquant de 23 ans est vraiment en train de faire sa marque dans la LNH. Avant le début de la campagne, j'aurais prédit une progression semblable à celle de Cam Atkinson pour Arvidsson, c'est-à-dire deux à trois saisons d'environ 40 points avant de voir son rôle augmenter, mais il est parvenu à faire sa niche sur le premier trio des Predators avec Ryan Johansen et Filip Forsberg. Depuis le 19 janvier, personne n'a inscrit plus de buts qu'Arvidsson dans la LNH, alors que lui et cinq autres joueurs en ont inscrit huit. Sur ces huit buts, Arvidsson en a marqué deux en avantage numérique, un en infériorité numérique, et deux de ces buts se sont révélé être des buts gagnants. Il apparaît également parmi les meneurs de la ligue depuis cette date au chapitre du différentiel (plus-7) et des lancers (42) en 12 parties.

Baisse : Jeff Skinner, Hurricanes de la Caroline - Skinner semblait sur la voie de la rédemption en première moitié de saison, alors que ses statistiques de 17 buts et 35 points en 41 matchs laissaient croire qu'il pourrait surpasser le plateau des 60 points pour la première fois depuis sa saison recrue en 2010-11. C'est toutefois le calme plat depuis, avec un but et une passe à ses 11 derniers matchs. Son dernier point en avantage numérique remonte au 5 janvier, une disette de 15 rencontres. Cette léthargie a d'ailleurs poussé son entraîneur Bill Peters à le reléguer à la deuxième vague du jeu de puissance, alors que le trio formé de Sebastian Aho, Jordan Staal et Elias Lindholm patine sur la première unité. 

DÉFENSEURS
Hausse : Brady Skjei, Rangers de New York -
Quand une attaque fonctionne à plein régime comme celle des Rangers, le jeu de transition en est souvent la cause. Derrière Ryan McDonagh, Skjei est probablement l'arrière des Rangers qui possèdent le plus beau potentiel offensif. Malgré une utilisation très prudente de la part de l'entraîneur Alain Vigneault, Skjei se démarque depuis quelques semaines avec une production d'un but et sept passes en 11 parties, ce qui lui donne deux fois plus de points que tout autre défenseur de l'équipe au cours de ces 11 rencontres. Il a réussi cela en étant pour ainsi dire complètement écarté du jeu de puissance. En plus de faire belle figure en attaque, Skjei se débrouille également très bien dans son territoire comme en témoigne son différentiel de plus-9 depuis le début de sa séquence, ce qui lui confère une égalité au quatrième rang dans toute la LNH.

Baisse : Ryan Suter, Wild du Minnesota - Après avoir entamé la saison sur les chapeaux de roue avec 10 points en neuf parties en octobre, Suter a ralenti au cours des mois suivants avant de frapper un mur offensivement. À ses 11 dernières parties, Suter a été écarté de la feuille de pointage. Alors que le 23 janvier il occupait le septième rang des pointeurs parmi les défenseurs de la LNH avec une récolte de sept buts et 30 points en 46 parties, il occupe aujourd'hui le 20e rang. Malgré le fait qu'il soit le joueur le plus utilisé du Wild en avantage numérique, il n'a récolté que huit points sur le jeu de puissance cette saison, et un seul depuis le 20 décembre. Ce n'est pas la première fois que Suter ralentit considérablement en deuxième moitié de calendrier, ce qui peut être expliqué par sa présence constante parmi les joueurs les plus utilisés de la ligue, ce qui peut induire une fatigue en cours de route. Il occupe d'ailleurs le deuxième rang derrière le défenseur des Jets Dustin Byfuglien cette saison avec un temps de glace moyen de 27:19 par match.

GARDIENS
Hausse : Michal Neuvirth, Flyers de Philadelphie -
Depuis son retour à la suite d'une blessure le 7 janvier, Neuvirth et Steve Mason ont obtenu huit départs chacun, mais Neuvirth a amorcé quatre des cinq dernières rencontres de son équipe. Il présente également des statistiques bien plus reluisantes que son coéquipier, ce qui pourrait forcer son entraîneur Dave Hakstol à continuer à faire appel à lui avec régularité alors que les Flyers sont en pleine course pour une place en séries. Depuis son retour, Neuvirth a conservé une fiche de 5-3-1, une moyenne de buts alloués de 1,93 et un pourcentage d'arrêts de ,927. De son côté, Mason n'a pu faire mieux qu'un dossier de 2-4-1, une moyenne de 3,22 et un taux d'efficacité de ,889, et ce malgré un blanchissage. Neuvirth occupe d'ailleurs le deuxième rang parmi tous les gardiens de la ligue ayant obtenu au moins six départs au chapitre de la moyenne de buts alloués depuis son retour.

Baisse : Cam Ward, Hurricanes de la Caroline - À l'instar de Skinner, Ward semblait vouloir revenir dans les bonnes grâces des poolers après plusieurs saisons décevantes. Jusqu'au 15 janvier, Ward se trouvait légèrement au-dessus de la moyenne des gardiens de la ligue avec un pourcentage d'arrêts de ,915 et une moyenne de buts alloués de 2,34, des statistiques dont il ne s'était pas approché au cours des quatre dernières saisons. Mais depuis cette date, les choses se sont légèrement gâtées. Malgré trois victoires à ses quatre derniers départs, ses statistiques en ont pris pour leur rhume à ses huit derniers matchs : fiche de 3-5-0, moyenne de 3,99 et taux d'efficacité de ,862. Il a accordé quatre buts ou plus à six reprises au cours de ses neuf dernières sorties.

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