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Poile veut encore améliorer les Predators

Le directeur général de Nashville est à la recherche d'aide pour permettre aux plus récents finalistes de la Coupe Stanley de se rendre jusqu'au bout

par Mike Zeisberger @zeisberger / Journaliste NHL.com

Nous avons maintenant dépassé la moitié de la saison 2017-18 et la date limite des transactions dans la LNH arrive dans moins de trois semaines, le 26 février. Dans cette optique, NHL.com rencontre les plus grands noms du hockey. Aujourd'hui, le directeur général des Predators de Nashville David Poile avoue qu'il aimerait encore trouver de l'aide en attaque, malgré l'acquisition de Kyle Turris en novembre et la sortie de retraite de Mike Fisher.

TORONTO - Malgré un retard de six heures pour voyager de Nashville vers la ville de Toronto enneigée, le directeur général des Predators David Poile avait quand même envie de faire un jeu-questionnaire relié au hockey.

La question : qu'ont Shea Weber, Dan Hamhuis, Seth Jones, Tomas Vokoun, Kimmo Timonen et Scott Hartnell en commun?

Avant même d'écouter les réponses, Poile répond lui-même à la question.

« Que dirais-tu d'avoir cette équipe? Et j'ai échangé tous ces gars », mentionne-t-il.

Debout dans la galerie de presse du Air Canada Centre, Poile rit. Il admet qu'il a toujours été déterminé, que ce soit pour vaincre Mère Nature pour assister au match de ses Predators contre les Maple Leafs de Toronto ou pour échanger des actifs dans l'espoir de mettre la main sur la Coupe Stanley.

Et ce n'est pas différent par les temps qui courent.

À la suite d'un revers en six matchs contre les Penguins de Pittsburgh en finale de la Coupe Stanley au printemps dernier, Poile et ses joueurs sont déterminés à compléter le travail inachevé. Pour ce faire, Poile espère être actif dans les prochaines semaines, à la recherche de tout ce qui pourrait aider les Predators à se rendre jusqu'au bout.

Il a déjà prouvé qu'il n'a pas peur d'appuyer sur la gâchette.

« J'aime beaucoup de choses à propos de notre équipe, a dit Poile. Si nous ne faisons rien, je pense que nous serions tout de même en très bonne posture. »

« Mais est-ce que je voudrais faire quelque chose? Oui, possiblement. »

Spécifiquement, il aimerait trouver de l'aide en attaque.

« Nous avons huit défenseurs avec l'équipe et je suis plutôt à l'aise avec nos arrières, le top quatre particulièrement, a avoué Poile. J'ajouterais peut-être un autre attaquant si je dois vous dire au moins une chose. »

Poile admet que ce ne sera pas facile. Il est d'accord avec le directeur général des Penguins de Pittsburgh en affirmant que les prix demandés ont gonflé en raison du nombre d'équipes qui pensent être en mesure de se tailler une place en séries éliminatoires.

« Quand tu parles aux autres, tout le monde a différents éléments disponibles à divers prix, a-t-il expliqué. Nous sommes certainement disposés à écouter si une offre est logique pour nous. »

« Il n'y a pas tant de vendeurs dans la Ligue en raison de la parité. Tu te rends compte que, si je te nomme quatre ou cinq joueurs disponibles, je pourrais aussi te nommer quatre ou cinq équipes dans la course pour les obtenir. C'est ce qui explique le prix. »

En novembre, Poile a acquis Turris des Sénateurs d'Ottawa dans une transaction à trois équipes qui a également impliqué l'Avalanche du Colorado. Le mois dernier, Fisher, l'ancien capitaine de la formation, s'est fait convaincre de sortir de la retraite pour rejoindre l'équipe.

Mais même ces ajouts n'ont pas empêché Poile d'être agressif dans la quête d'améliorer son équipe. Après avoir vu partir des joueurs comme Jones, Weber, Timonen et Vokoun au fil des années, les partisans des Predators savent que tout est possible.

Alors que Poile pèse ses options avant la date limite des transactions, il a pris le temps de préciser sa pensée sur certains sujets avec NHL.com.

À propos de la tentative de retour de Mike Fisher

« C'est assurément positif. J'ai bon espoir de voir Mike revenir et bien performer. Où se situera-t-il dans notre alignement? Je ne suis pas certain. Mais à quelle hauteur doit-il vraiment se retrouver dans notre formation? Il s'agit d'un énorme ajout pour nous sans avoir à donner quelque chose en retour. »

À propos de sa volonté de ne pas rester inactif, malgré les ajouts de Turris et Fisher

« Tout est une question de profondeur. Nous avons connu notre plus long parcours de l'histoire de la concession l'an dernier. Nous avons utilisé 17 attaquants dans les deux premières rondes à cause de blessures. En réalité, je ne pense pas que tu peux te rendre en finale de la Coupe Stanley sans quelques éclopés. C'est important d'avoir de la profondeur. Donc oui, si nous avons la bonne occasion au bon prix, je nous vois bouger avant la date limite des transactions. »

À propos de sa mission de continuer d'accumuler du talent

« Les gens considèrent l'acquisition de Turris en novembre comme un échange digne de la date limite. Mais maintenant, on s'approche de la vraie date limite. Tu veux toujours t'assurer que ton équipe joue bien et est en santé. Voilà un autre sujet que nous n'avons pas abordé : la santé. Si quelque chose arrive dans les deux prochaines semaines dans l'alignement de n'importe quelle équipe, ça pourrait grandement influencer ce que nous ferons ou pas. »

À propos de la volonté des Predators de terminer le travail après avoir atteint la finale de la Coupe Stanley en 2017

« Nous n'avons rien gagné. Mais je pense que nous sommes dans une bonne position, car nous y avons goûté. Nos joueurs ont été bons et constants toute l'année, ce qui démontre que nous croyons en nous-mêmes et que nous sommes l'une des meilleures équipes de la Ligue. Ça montre que nous voulons gagner. Nous nous sommes mis dans une position où nous pouvons faire les séries et être en quête de la Coupe. C'est exactement ce que tu désires de ton équipe. »

À propos de la fine ligne entre gagner et perdre. Par exemple : les insuccès des Sénateurs d'Ottawa et des Oilers d'Edmonton cette saison après un parcours éliminatoire impressionnant le printemps dernier

« Tu ne dois rien prendre pour acquis. On dit toujours la même chose, mais cette Ligue est tellement serrée avec la parité. La plupart des soirs, tu gagnes par un but ou tu perds par un but. C'est la réalité de la Ligue aujourd'hui. Par exemple, nous avons battu les Islanders en prolongation cette semaine avant de nous incliner contre les Maple Leafs en tirs de barrage. Ce genre de match peut facilement aller dans l'autre sens. Ça doit être excitant pour les partisans, car c'est assurément stressant pour le directeur général. »

Sur sa réputation d'être un dirigeant audacieux sur le marché des échanges

« Je ne pense pas que je suis plus agressif que quiconque. Tout le crédit va à notre équipe d'opérations hockey depuis que je suis arrivé ici il y a 20 ans. Notre repêchage nous a permis d'accumuler des actifs qui nous donnent tellement d'options. Si ce n'était pas de cela, jamais nous n'aurions pu échanger des joueurs comme Kimmo Timonen, Scott Hartnell, Tomas Vokoun, Dan Hamhuis, Shea Weber ou Seth Jones. »

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