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Place à l'année Rasmus Dahlin

Le défenseur suédois sera le centre d'attention dans les mois qui mèneront au repêchage de la LNH

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

BUFFALO -- Ses moindres faits et gestes font le tour des réseaux sociaux, son talent est analysé sous toutes ses coutures depuis des mois et des mois même s'il n'appartient encore à aucune équipe de la LNH. Nul doute, l'année 2018 sera celle de Rasmus Dahlin.

Considéré comme le premier choix de l'encan 2018 depuis près de deux ans, l'intérêt envers le défenseur suédois de 17 ans est à son comble depuis le début du Championnat mondial junior de la FIHG. 

Il suffisait de voir les près de 2000 personnes entassées dans l'amphithéâtre secondaire du KeyBank Center, dont des dizaines et des dizaines de recruteurs et de dirigeants d'équipes de la LNH, pour le duel entre la Suède et la Suisse pour comprendre la passion que soulève la jeune sensation suédoise.

Tweet from @GLepageLNH: Petite salle comble pour voir Rasmus Dahlin et la ���� affronter la Suisse. #MondialJunior pic.twitter.com/WdqGAKrgqr

En 26 matchs avec Frolunda, dans la Ligue élite de Suède, Dahlin a récolté cinq buts et six mentions d'aide. Mais au-delà de la production, ce sont ses habiletés individuelles et sa grande vision du jeu qui impressionnent le plus les observateurs.

À six pieds deux pouces et 181 livres, le gaucher est le prototype parfait du défenseur des temps modernes. 

C'est pourquoi il est déjà le quart-arrière de la talentueuse formation suédoise à sa deuxième expérience au Mondial junior, lui qui est utilisé en moyenne 22 minutes par match et dans toutes sortes de situations.

« Il est beaucoup plus fort physiquement (que l'an dernier) et il peut bien gérer toutes les situations de jeu, a déclaré l'entraîneur suédois Tomas Monten.

« Il joue entre 20 et 22 minutes en Suède contre des hommes. Il a progressé de la manière à laquelle on s'attendait. Pour nous, il est un défenseur de première paire qui peut jouer d'importantes minutes. »

Avec une récolte de six aides en quatre matchs, Dahlin a été le défenseur le plus productif de la ronde préliminaire (à égalité avec Libor Hajek de la République tchèque - 1-5-6), ce qui n'a rien fait pour diminuer l'intérêt des médias d'à travers le monde à son endroit.

Toujours devant les micros

Entrevues en direct entre les périodes et après les rencontres, de longues mêlées de presse en anglais - une langue qu'il ne maîtrise pas encore totalement - les mêmes questions qui reviennent constamment... Le jeune Dahlin est encore en train d'apprivoiser cette nouvelle facette de sa vie, plus de six mois avant le jour J.

« J'apprends, a-t-il lancé en riant lorsqu'on lui a demandé s'il aimait l'attention médiatique. Ce n'est pas si pire. C'est amusant. »

On ne peut le confirmer, mais il semble que ce soit la même chose à la maison puisqu'il pourrait devenir le premier Suédois à être sélectionné au tout premier rang depuis Mats Sundin par les Nordiques de Québec, en 1989.

Imaginez, il se fait même questionner sur les feintes qu'il effectue à l'entraînement. Et le pire dans tout ça, c'est que ça semble si facile quand il explique sa technique.

Tweet from @BradyTrett: Rasmus Dahlin with a nasty shootout goal at Team Sweden's practice this morning #WJC2018 pic.twitter.com/jcetDktWTP

« Je ne l'ai pas fait dans un match jusqu'à date, a-t-il expliqué. Je l'ai essayé à l'entraînement. Tu fais semblant d'aller d'un côté et tu laisses simplement glisser la rondelle. Je sais que je pourrais passer pour un fou si je ne la réussis pas. Les chances de réussite sont de 50 pour cent. »

Dahlin prend tout ça avec un grain de sel.

Il répond à toutes les questions sans jamais montrer des signes d'impatience. Il sait que ça fera partie de sa vie pour les années à venir. Pour l'instant - comme il le dit si bien - il ne fait que s'amuser. 

C'est d'ailleurs ce qu'il dira aux dirigeants des équipes qui le passeront en entrevue dans les prochains mois.

« Je ne sais pas trop ce que je vais répondre, je n'ai pas encore pensé à ça, a-t-il rétorqué lorsque questionné à ce sujet. J'aime jouer au hockey et je vais faire de mon mieux. »

Ça devrait être suffisant pour en convaincre quelques-uns.

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