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P.K. Subban et les Predators ont la chance d'écrire l'histoire ensemble

Le défenseur a une opportunité de rafler la Coupe Stanley à sa première saison après avoir été échangé à Nashville

par Nicholas J. Cotsonika @cotsonika / Chroniqueur NHL.com

NASHVILLE -- P.K. Subban a aimé, adoré, savouré au plus haut point les sept années qu'il a passée avec les Canadiens de Montréal, en raison de la riche histoire du club, de la ville et des partisans. Puis, le 29 juin, il a été échangé aux Predators de Nashville en retour de Shea Weber dans le cadre d'une méga-transaction impliquant deux défenseurs vedettes.

Onze mois plus tard, il était debout dans le vestiaire des Predators lundi soir, portant une casquette et un T-shirt soulignant la conquête du championnat de l'Association de l'Ouest ; et maintenant, il aura la chance de faire quelque chose qu'il n'avait pu faire à Montréal, c'est-à-dire participer à la Finale de la Coupe Stanley. Nashville y affrontera les Sénateurs d'Ottawa ou les Penguins de Pittsburgh et la première rencontre aura lieu lundi.

Il adore sa nouvelle équipe, sa nouvelle ville et ses nouveaux partisans. Voilà qu'ils ont l'occasion d'écrire l'histoire ensemble.

« Je ne veux pas me vanter mais quand j'ai été échangé, je l'avais dit », a déclaré Subban après la victoire de 6-3 des Predators contre les Ducks d'Anaheim dans un Bridgestone Arena survolté, lundi. « J'avais dis que je croyais que j'allais avoir une formidable opportunité de remporter la Coupe Stanley avec cette équipe, et certains m'avaient rabroué un peu. Mais j'ai confiance en ces gars-là. »

La transaction Subban-Weber n'a pas seulement provoqué une onde de choc dans les médias et auprès du public, elle s'est avérée un électrochoc pour les équipes impliquées et les joueurs qui en faisaient partie. Bien qu'il y ait eu des frictions dans le vestiaire des Canadiens, Subban avait remporté le trophée Norris à titre de meilleur défenseur dans la LNH en 2013 et les amateurs de hockey à Montréal l'adoraient. Weber avait quant à lui été le capitaine des Predators pendant plusieurs années, ainsi que le visage de la concession.

Le directeur général des Predators David Poile a sauté sur l'occasion de compléter la transaction quand Subban est devenu disponible, parce que Subban était plus jeune - il avait 27 ans à ce moment-là, comparé à 30 ans pour Weber - et il semblait fait sur mesure pour le style de jeu dynamique préconisé par l'entraîneur Peter Laviolette. Mais en raison des circonstances, il avait aussi une vision davantage à long terme qu'il ne l'avait laissé paraître à l'époque.

« Quand nous avons réalisé la transaction, j'étais vraiment convaincu - même si je ne l'avais dit à personne - que P.K. serait encore meilleur l'hiver prochain que cette saison, juste à cause du fait qu'il n'a pas demandé d'être échangé, a noté Poile. Nous avons vraiment eu un impact sur son moral. »

Ils ont été plusieurs, avant le début de la saison, à prédire que les Predators allaient atteindre la Finale de la Coupe Stanley. Subban attirait toute l'attention. Sauf que l'équipe et l'individu ont connu un début de saison difficile. Les Predators devaient également continuer de s'ajuster au départ du défenseur Seth Jones, échangé en retour du joueur de centre Ryan Johansen le 6 janvier 2016. Non seulement Subban se retrouvait-il dans un environnement très différent, autant sur le plan personnel que professionnel, mais il était mal en point à la suite du camp d'entraînement et il a dû rater 16 matchs de la mi-décembre à la mi-janvier en raison d'une blessure au haut du corps. Il a ensuite eu besoin d'une période de 10 à 15 rencontres pour trouver ses jambes et son erre d'aller.

« Je suis toujours réaliste en ce qui concerne la façon dont je joue et la façon dont j'ai besoin de jouer, et aussi par rapport aux attentes, a dit Subban. Je n'essaie jamais d'y échapper. Les attentes qu'il y a eu à mon endroit durant ma carrière n'étaient pas plus élevées qu'elles étaient cette saison. Le test que j'ai eu à subir, c'est mentalement, en ce qui a trait à l'approche que j'allais prendre. »

Subban dit n'avoir jamais eu l'impression qu'il ne faisait pas son travail malgré les difficultés, en raison du soutien que les entraîneurs et ses coéquipiers lui ont donné.

« Je me suis juste attelé à la tâche et j'ai essayé de travailler, a dit Subban. C'est un groupe tissé serré. C'est pourquoi nous avons eu autant de succès. Nous nous encourageons les uns les autres, et nous souhaitons voir les autres réussir. »

L'approche collective des Predators a pris forme dans le dernier droit, tandis que le rôle de Subban est devenu plus clair aux côtés de son partenaire Mattias Ekholm. On a souvent critiqué Subban par le passé parce qu'il tentait trop souvent des jeux risqués, mais il n'a pas tenté d'en faire trop avec les Predators. Il n'a pas eu besoin d'en faire trop au sein d'une équipe qui compte Ekholm, Ryan Ellis et Roman Josi. Il évolue au sein de la deuxième unité de l'avantage numérique et il a récolté 10 points (deux buts, huit aides) en 16 matchs des séries éliminatoires de la Coupe Stanley, le septième total chez les Predators et le troisième total chez les arrières du club. Il passe plutôt inaperçu certains soirs ; d'ailleurs, les performances discrètes sont plus nombreuses qu'avant chez lui, mais c'est une bonne chose. Ekholm et lui ont souvent été opposés à des adversaires de premier plan.

« Il joue vraiment bien collectivement, a noté Poile. Une des choses dont on ne parle pas assez souvent, c'est à quel point il est bon défensivement. Tout le monde parlait beaucoup de son côté spectaculaire et de son flair à l'attaque, mais il est solide défensivement. C'est sans doute pourquoi nous nous sommes rendus jusqu'ici, en raison de notre jeu en défensive et de notre gardien. »

Subban a donc trouvé ses repères. Il s'apprête à disputer la Finale de la Coupe Stanley mais il a une vision plus à long terme lui aussi.

« Quand je suis arrivé ici après la transaction, bien des gens - pas les gens à Nashville, mais les gens en général - m'avaient dit que j'allais dans un marché américain mais un petit marché américain, un marché de troisième ordre comparé à bien des équipes, a raconté Subban. J'avais joué dans un marché de catégorie A-plus tout au long de ma carrière. Mais quand je suis arrivé ici, j'ai constaté que Nashville n'a rien à envier à qui que ce soit en ce qui a trait au soutien des partisans.

« Le hockey n'a jamais été aussi populaire ici et il le sera encore longtemps. Ceci n'est pas juste un succès éphémère à Nashville. Il va y avoir des années et des années de bon hockey et de soutien assidu d'une base de partisans qui est sûrement la meilleure dans la Ligue. Il y a des gens que je connais chez moi [à Toronto] et des amis d'un peu partout qui aiment bien regarder nos matchs à la télé en raison de l'énergie qu'il y a dans l'aréna. Quand on parle d'atmosphère à un événement sportif, c'est sûrement un des meilleurs endroits au monde. »

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