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Pittsburgh n'a pas assez testé les Sénateurs dans le match no 1

Les Penguins ne paniquent pas, et savent qu'ils devront faire mieux après avoir perdu le match d'ouverture de la finale de l'Association de l'Est

par Dan Rosen @drosennhl / Journaliste principal NHL.com

PITTSBURGH - Aussi fou que cela peut sembler avec tout ce que les Penguins de Pittsburgh ont accompli au cours des séries éliminatoires de la Coupe Stanley cette année, l'an dernier, et pendant longtemps auparavant, le match no 1 de la finale de l'Association de l'Est leur a surtout servi d'expérience d'apprentissage. 

Que les Penguins se soient inclinés 2-1 en prolongation contre les Sénateurs d'Ottawa au PPG Paints Arena samedi fait mal, sans aucun doute, mais ce qui compte, c'est ce qu'ils ont compris qu'ils devront améliorer à la suite de cette défaite en vue du match no 2 qui aura lieu à Pittsburgh lundi (20 h (HE); TVA Sports, NBCSN, CBC).

Pour commencer, la zone neutre, un élément qui inquiétait grandement les Penguins à l'approche de cette série étant donné la manière dont les Sénateurs l'embouteillent avec leur système 1-3-1, n'a pas été un facteur tellement important dans le match no 1. 

Oui, les Sénateurs ont été capables de ralentir les Penguins par moments, mais à mesure que la partie progressait, cela s'est produit de moins en moins souvent.

« En fait, j'ai trouvé que nous avons très bien fait, a affirmé l'entraîneur des Penguins Mike Sullivan. Selon notre estimation, nous avons effectué plusieurs entrées de zone nettes. Lorsque nous n'y sommes pas arrivés, nous avons envoyé le disque au bon endroit. Je ne pense pas que ce fut un problème. J'ai trouvé que nous avons traversé la zone neutre de la manière dont nous le voulions. Nous avons passé beaucoup de temps en zone offensive. »

Cela a particulièrement été vrai en troisième période, alors qu'ils ont remporté 17 des 23 mises en jeu après en avoir perdu 26 sur 43 après 40 minutes de jeu. 

Les mises en jeu sont un autre élément du jeu que les Penguins ont réglé à mesure que la soirée progressait.

« Ils utilisent tellement leurs jambes, a souligné le centre des Penguins Evgeni Malkin. [Kyle] Turris, [Jean-Gabriel] Pageau, ils utilisent leur jambe gauche, mais nous devons apprendre de cela. [Nous devrons] nous pratiquer à cela un peu plus [dimanche], [regarder] des vidéos. Ce n'est pas seulement le travail des centres. Nous devons nous soutenir les uns les autres. »

Le problème est que malgré leur capacité à traverser la zone neutre et leur aptitude à comprendre comment gagner des mises en jeu contre les Sénateurs, les Penguins n'ont pas montré une assez bonne exécution lorsqu'ils ont eu la rondelle en zone offensive. Ils n'ont pas suffisamment atteint le filet pour tester le gardien Craig Anderson ou la défensive des Sénateurs.

Pittsburgh a été dominé 32-17 dans la colonne des tirs à forces égales au cours de la rencontre. Ce total a été de 14-6 en troisième période, même s'ils ont remporté sept mises en jeu sur huit en zone offensive, et cinq sur sept en zone neutre. 

Le défenseur des Penguins Ron Hainsey et l'attaquant Phil Kessel ont tous deux vu un de leurs tirs toucher la barre transversale, tandis que l'attaquant Patric Hornqvist a frappé le poteau gauche, mais comme Malkin l'a dit : « Nous devons marquer des buts. La barre transversale, ce n'est pas un but. Notre équipe ne peut se satisfaire d'un seul but. »

Tout comme elle ne peut se satisfaire de 17 tirs à forces égales ou de 40 tentatives de tirs à forces égales. 

C'est là-dessus qu'ils vont se concentrer, et ce sera absolument un élément important au cours de leurs réunions et à l'entraînement dimanche.

« Notre état d'esprit pour les matchs à venir devra être qu'il ne faut pas nécessairement chercher à faire un autre jeu en tout temps, a avancé Sullivan. Ottawa défend très bien les endroits où les buts se marquent le plus, et il arrive que la meilleure méthode pour contrer cela soit de tirer au filet, et il arrive qu'un retour soit dirigé à un endroit où des décisions devront être prises. Je crois que nous devons chercher à tirer plus souvent au filet. »

Ils doivent aussi trouver une manière de relancer leur jeu de puissance. 

Les Sénateurs ont offert plusieurs occasions en or aux Penguins de dominer la première période en leur accordant quatre jeux de puissance, dont un de 5-contre-3 pendant 45 secondes. Les Penguins n'en ont toutefois pas profité. 

Ottawa a pris les devants 1-0 grâce au but de Pageau à 14:32 de la première période, alors que Pittsburgh affichait déjà un rendement de 0-en-3 en avantage numérique. 

Les Penguins ont obtenu une cinquième attaque massive à 7:33 de la période médiane, mais ont à nouveau été neutralisés. Pittsburgh a décoché 10 tirs au but et 15 tentatives de tirs au cours de leurs cinq supériorités numériques.

« Il n'y avait pas de mouvement, a relevé Sullivan. Les passes n'étaient pas vives. »

Les Penguins ont été blanchis en 10 occasions en avantage numérique au cours de leurs trois derniers matchs.

« Nous savons que nous misons sur plusieurs joueurs capables de marquer sur la glace, a assuré l'attaquant Chris Kunitz. Ils vont regarder la vidéo, et ils seront prêts pour le match no 2. »

C'était le sentiment général que dégageaient les Penguins après le match no 1. Personne ne s'attendait à de la panique, pas de la part de ce groupe, alors il s'agissait davantage d'un sentiment du genre : « OK, nous les avons vus à l'œuvre, nous les comprenons, et nous savons maintenant comment les attaquer. »

Cela pourrait être la confiance, ou à la limite l'arrogance, que cette équipe possède, que les gagnants possèdent habituellement. Peu importe, les Penguins croient vraiment qu'ils n'ont pas offert grand-chose aux Sénateurs dans le match no 1, et surtout pas la meilleure opposition.

Cette opposition devra être présente dans le match no 2. Il n'y a plus de place pour les expériences d'apprentissages. 

« Nous devons exécuter, a résumé Kunitz. Nous devons être meilleurs. Nous avons connu des séquences et des présences où nous avons affiché une très belle exécution dans leur zone, mais nous devons diriger plus de rondelles au filet. Si nous passons autant de temps dans leur territoire, il faut tirer [au filet]. »

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