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Pierre Turgeon s'inspirera d'Arbour et de Quenneville à Los Angeles

L'ancien attaquant occupera un poste d'adjoint avec les Kings à compter de cette saison

par Brian Compton @BComptonNHL / Directeur adjoint de la rédaction NHL.com

EAST MEADOW, N.Y. - Les souvenirs sont revenus à fond de train quand Pierre Turgeon a mis les pieds au complexe d'entraînement des Islanders de New York, la semaine dernière, pour participer à leur premier camp d'entraînement des anciens.

Turgeon, qui a été nommé adjoint chez les Kings de Los Angeles le 10 juillet, s'est immédiatement mis à penser à l'ancien entraîneur des Islanders Al Arbour, l'homme qui a mené Turgeon et les Islanders vers la Finale de l'Association de Galles en 1993. Pour ce faire, ils avaient notamment vaincu les Penguins de Pittsburgh en sept rencontres alors que ces derniers étaient en quête d'une troisième Coupe Stanley consécutive.

« Ce que j'ai appris d'Al à l'extérieur de la patinoire, le côté mental du jeu, la structure, le positionnement... Ce que j'ai appris de lui et de Joel Quenneville, ça m'a vraiment influencé », a dit Turgeon, qui a joué sous les ordres de Quenneville avec les Blues de St. Louis entre 1997 et 2001.

« J'ai appris différentes choses, de l'entraînement en passant par leur façon de communiquer avec les joueurs en tentant d'établir une relation à la fois. De quoi ai-je besoin pour soutirer le meilleur de chaque joueur? Tout le monde est différent. Tu dois trouver le moyen de peser sur le bon bouton pour qu'ils performent comme vous l'attendez. Ce sera un bon défi. J'ai hâte. Ce sera très plaisant. »

Après avoir été convaincu par le président des Kings Luc Robitaille, Turgeon effectuera ses débuts derrière le banc d'une équipe. Son rôle a été défini comme étant celui d'un coordonnateur offensif au sein du personnel de John Stevens.

Turgeon a pris sa retraite en 2007 après 19 saisons avec les Sabres de Buffalo, les Islanders, les Canadiens de Montréal, les Blues, les Stars de Dallas et l'Avalanche du Colorado. Le premier choix du repêchage de 1987 a récolté 1327 points (515 buts, 812 aides) en 1294 matchs.

« Luc m'a appelé il y a quelques mois et a lancé l'idée, a dit Turgeon. Il m'a dit de venir passer quelques joueurs à Los Angeles pour le camp de développement et ç'a été plaisant. Ce sont de bonnes personnes. Je suis maintenant adjoint pour les Kings et j'ai hâte. C'est un bon défi. Nous devons y aller dans les prochaines semaines pour trouver un endroit où nous établir en Californie. »

Avant ce gros changement de vie, Turgeon a eu la chance de passer du temps avec quelques vieux amis à New York. Il a mené les Islanders et a terminé au cinquième rang dans la LNH au chapitre des points en 1992-93, quand il en a enregistré 132 (58 buts, 74 aides) en 83 rencontres.

Turgeon a raté les six premiers matchs de la série de deuxième tour contre les Penguins en raison d'une séparation de l'épaule subie lorsqu'il a été plaqué par Dale Hunter alors qu'il célébrait un but face aux Capitals de Washington en première ronde. Hunter a reçu une suspension de 21 matchs, la plus longue dans l'histoire de la ligue. 

Turgeon a dit qu'il avait reçu un appel d'Hunter trois jours après l'incident et qu'il n'était pas rancunier à son égard.

« Ç'a été court, a déclaré Turgeon. Il s'est excusé. Je ne l'ai jamais vraiment revu après, je n'en ai pas parlé. Ça fait si longtemps. La vie continue. Ce sont des choses qui arrivent. Je lui souhaite le meilleur. Il fait du bon travail dans la Ligue de l'Ontario avec les Knights de London. »

Les Islanders ont dû se débrouiller sans les services de leur meilleur joueur contre une formation des Penguins qui comptait sur Mario Lemieux, Jaromir Jagr, Ron Francis, Larry Murphy et Joe Mullen. Les Islanders semblaient n'avoir aucune chance.

« Je me souviens qu'Al Arbour disait que nous n'avions rien à perdre, a dit Turgeon. Il a cru en nous. Pat Flatley, notre capitaine, a eu tout un impact sur notre équipe. Le reste, ce sont les pièces qui se sont assemblées. Puis, nous avons gagné cette série. Il s'agissait de beaux moments, d'une belle expérience. Nous en parlons encore aujourd'hui.

« Je n'ai pas joué lors du match ultime, mais je voulais être sur le banc. C'était incroyable de battre Pittsburgh parce que nous étions les négligés. Nous ne devions pas gagner et ç'a finalement été une expérience unique. »

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