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Pierre-Luc Dubois nourrit de grandes ambitions

Le Québécois estime qu'il peut être un des meilleurs joueurs recrues de la LNH en 2016-17

par Mike G. Morreale @mikemorrealenhl / Journaliste NHL.com

TORONTO - L'espoir des Blue Jackets de Columbus Pierre-Luc Dubois se voit lutter pour l'obtention du trophée Calder en 2016-17.

Dubois, troisième joueur réclamé au cours de la séance de repêchage 2016 de la LNH, était l'espoir ayant été réclamé au rang le plus élevé qui a pris part à une clinique de jeunes joueurs organisée par l'Association des joueurs de la LNH au Mattamy Athletic Center, lundi.

On n'aurait pas dit ça quand on a évoqué la possibilité qu'il puisse faire partie du trio de finalistes pour le titre de joueur recrue par excellence dès cette saison.

« Nous verrons bien, mais si je joue à Columbus je pourrais avoir des chances, a-t-il mentionné. C'est à voir. C'est un calibre de jeu différent, mais si je suis dans la Ligue nationale je crois en mes chances. Quand vous jouez, vous ne pensez pas à des choses semblables. Vous ne pensez qu'à jouer et à aider votre équipe à connaître du succès. Si vous gagnez un trophée, c'est un honneur. »

Dubois, âgé de 18 ans, qui a porté les couleurs des Screaming Eagles du Cap-Breton la saison dernière, a été une sélection surprise à Buffalo en juin. Plusieurs observateurs le voyaient être choisis derrière le Finlandais Jesse Puljujarvi.

Dubois (6 pieds 2 pouces, 201 livres) était l'espoir numéro un répertorié en Amérique du Nord, selon le Bureau central de dépistage de la LNH. C'était une première pour un joueur de la LHJMQ depuis Sidney Crosby (Penguins de Pittsburgh) de l'Océanic de Rimouski en 2005.

Puljujarvi pointait en troisième position sur la liste des patineurs internationaux du Bureau central de dépistage. Les Oilers d'Edmonton l'ont réclamé au quatrième échelon.

La polyvalence de Dubois représente un atout important puisqu'il peut évoluer à toutes les positions à l'attaque, même s'il affiche sa préférence pour la position de centre. Ce n'est qu'à compter de décembre dernier qu'il a commencé à être utilisé au centre. Il s'est tout de suite senti à l'aise, en remportant 50,4 pour cent des mises au jeu qu'il a disputées.

« J'aime jouer à l'aile, mais je juge que je suis plus impliqué dans l'action au centre, a dit Dubois. Vous aidez les défenseurs en relance, ainsi que les ailiers. J'estime que je peux apporter une plus grande contribution en m'impliquant sur toute la longueur de la patinoire. »

Avant même de croire en ses chances de gagner le trophée Calder, Dubois sait qu'il doit convaincre les dirigeants des Blue Jackets qu'il est prêt à graduer dans la LNH.

Il veut commencer à le faire à l'occasion du tournoi des espoirs regroupant huit équipes de la LNH qui a lieu à Traverse City, au Michigan, du 16 au 21 septembre. Les Blue Jackets sont les champions en titre de la compétition.

« J'ai encore des frissons uniquement qu'à repenser au repêchage. Je peux donc imaginer ce que ce sera de jouer à Traverse City, a-t-il soumis. C'est là que tout commence pour les recrues. Ce sera donc très stimulant.

« La séance de repêchage s'est passée très rapidement. J'étais avec ma famille et c'était la journée de ma fête (24 juin). Maintenant, je passe à d'autres choses et j'essaie de mériter un poste avec l'équipe dès cette saison. »

Dubois sait que les comparaisons entre Puljujarvi et lui seront inévitables au fil des années. Au cours de la dernière saison, Puljujarvi était perçu comme le troisième meilleur espoir disponible après le joueur de centre Auston Matthews (Maple Leafs de Toronto, no 1) et Patrik Laine (Jets de Winnipeg, no 2).

« On m'en parle continuellement, mais je ne me compare jamais avec personne, a souligné Dubois. Je l'ai rencontré à quelques reprises. C'est un très bon gars et un bon joueur. Mais il n'y a qu'un seul Jesse Puljujarvi et il n'y a qu'un seul Pierre-Luc Dubois. »

Dubois a été le cinquième meilleur buteur de la LHJMQ la saison dernière, avec 42 filets, et le troisième meilleur marqueur avec 99 points.

« Je sais que les dirigeants vont prendre la décision, mais je veux leur forcer la main pour qu'ils me gardent, a conclu Dubois. C'est tout ce que je peux faire. Je m'entraîne à Columbus et j'y demeurerai jusqu'au début du camp des recrues. Tout ce que je peux faire, c'est d'être au sommet de ma forme. Pour le reste, nous verrons bien. »

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