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Phil Kessel s'amuse en séries éliminatoires

L'attaquant des Penguins veut causer des maux de tête aux Blue Jackets

par Dan Rosen @drosennhl / Journaliste principal NHL.com

PITTSBURGH - Tout semble facile pour Phil Kessel. Même quand il en parle.

« J'ai toujours dit que j'essaie simplement de faire le bon jeu, a déclaré Kessel, l'ailier droit des Penguins au tir foudroyant. Si le tir est là alors le tir est là et si la passe est là, la passe est là.

« Les choses se passent tellement rapidement, j'essaie simplement de faire les bons jeux. »

Kessel fait souvent les bons jeux pour les Penguins lors des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

Il totalise 24 points (11 buts, 13 aides) en 26 matchs éliminatoires avec Pittsburgh. Il a gagné la Coupe Stanley la saison dernière, récoltant un but et trois aides en Finale contre les Sharks de San Jose et quatre buts lors de la finale de l'Association de l'Est face au Lightning de Tampa Bay.

Kessel, âgé de 29 ans, a amorcé le tournoi printanier en marquant d'un tir des poignets et en récoltant une aide sur une passe rapide dans une victoire de 3-1 des Penguins face aux Blue Jackets de Columbus lors du premier match de la série de première ronde de l'Association de l'Est, mercredi.

Il a été blanchi dans le deuxième match vendredi, une victoire de 4-1 des Penguins. La troisième rencontre aura lieu au Nationwide Arena dimanche (18h (HE); TVA Sports 2, SN360, CNBC, ROOT, FS-O).

« Phil a le talent pour élever son niveau de jeu à son meilleur quand l'enjeu est grand, a indiqué l'entraîneur des Penguins Mike Sullivan. Il poursuit dans cette veine. C'est un joueur élite et quand il joue d'une certaine manière, il est capable d'influencer l'issue de la rencontre. »

Vous remarquez les mots employés par Sullivan?

« Quand il joue d'une certaine manière. »

On peut effectivement lire entre les lignes, surtout quand le sujet est Kessel, qui a souvent été identifié par le passé comme un cauchemar pour les entraîneurs.

Ron Wilson, son ancien entraîneur avec les Maple Leafs de Toronto, a déjà dit au micro de TSN Radio : « Vous ne pouvez pas vous fier à Phil ». The Hockey News a déjà publié un numéro avec une photo de Kessel ornée du titre « EST-CE LE VISAGE D'UN MEURTRIER D'ENTRAÎNEUR? » Les mots « MEURTRIER D'ENTRAÎNEUR » étaient placés bien en évidence.

« Je crois que c'est exagéré, a confié Sullivan. Phil et moi avons une bonne relation. »

Sullivan a ensuite expliqué ce qu'il voulait dire par « jouer d'une certaine manière ».

« Je crois que quand il utilise sa vitesse avec et sans la rondelle, a-t-il poursuivi, lorsqu'il anticipe le jeu, qu'il va dans des endroits qui lui permettent d'exploiter ses habiletés, qu'il va aux bons endroits quand il a la rondelle, ça lui permet de faire les bons jeux ou de tirer.

« Le jeu de Phil dépend de sa vitesse, de son anticipation et de son positionnement sur la patinoire. Quand il est à son meilleur, il contrôle la rondelle pendant une bonne partie de la soirée. »

Et quand il n'est pas à son meilleur, Sullivan lui explique pourquoi.

« Il y a des soirs où il me dit qu'il n'a pas eu la rondelle, a raconté l'entraîneur. Nous regardons alors ce qu'il n'a pas bien fait et nous mettons la faute sur lui parce qu'il est tellement talentueux. »

Parfois, les discussions avec Kessel peuvent se transformer en confrontations, mais c'est aussi productif selon Sullivan. Ça alimente la relation.

« C'est un gars honnête et direct, a expliqué Sullivan. J'ai beaucoup de respect pour son honnêteté. Je ne dis pas que nous n'avons pas eu de conversations animées depuis le temps que je suis ici. Ce serait faux. En tant qu'entraîneur, je dois aider les joueurs à grandir et à développer leur jeu. Parfois, il faut que je dise aux joueurs ce qu'ils ne veulent pas entendre. Phil n'est pas différent des autres, mais il est toujours très respectueux et je crois qu'il y a un respect mutuel entre lui et moi. Mon expérience avec Phil n'a été que positive. »

L'expérience de ses coéquipiers en sa compagnie a aussi été positive. Le joueur de centre Evgeni Malkin joue souvent des tours à Kessel. Sidney Crosby rigole avec lui et admire ses habiletés, sa capacité à faire la différence à chaque présence, à chaque tir.

« C'est un gars sur lequel on peut prendre exemple », a lancé la recrue Jake Guentzel.

Guentzel a la chance de regarder jouer Kessel depuis l'âge de 11 ans alors que ce dernier évoluait avec l'Université du Minnesota en 2005-06. Kessel avait totalisé 51 points (18 buts, 43 aides) pour les Golden Gophers lors de cette campagne.

Mike Guentzel, le père de Jake, était entraîneur adjoint. Il l'est d'ailleurs encore.

« Il était tellement incroyable », s'est souvenu Guentzel de l'époque de Kessel avec les Gophers.

Quand il est arrivé à Pittsburgh au mois de novembre, il est allé voir Kessel.

« Il se souvenait de mon nom, donc quand je suis arrivé, il a rendu les choses un peu plus faciles pour moi », a ajouté Guentzel.

Sullivan a dû s'ajuster à Kessel avec le temps, mais il a appris - un peu comme les prises de décision de Kessel avec la rondelle - que c'est seulement difficile s'il rend les choses difficiles.

« C'est un joueur élite et nous croyons en tant qu'entraîneurs que nous devons donner à ces gars un peu de latitude, a déclaré Sullivan. Ils vont s'éloigner du plan de match parfois, mais c'est ce qui leur permet de se distinguer des autres. »

Il n'y a personne comme Kessel. Sullivan et les Penguins aiment ça comme ça.

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