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Perry se désole d'une autre défaite dans un match 7

L'attaquant rate une chance en or en fin de match; les Ducks sont éliminés une quatrième année de suite dans un match décisif à domicile

par Shawn P. Roarke / Directeur de la rédaction NHL.com

ANAHEIM - L'ailier droit des Ducks d'Anaheim, Corey Perry, n'avait plus d'énergie pour bouger.

Il s'est effondré devant son casier dans le vestiaire du Honda Center et il est resté assis affalé pendant plusieurs minutes, son corps et son cerveau poussés à la limite après un effort de deux heures et 34 minutes à la suite d'une autre défaite dans un match no 7, mercredi.

Il regardait tout droit devant lui, ne faisant aucun effort pour enlever son équipement, une serviette de couleur crème drapée sur ses mains au moins 20 minutes après la fin de la rencontre.

Il tentait de donner un sens à une autre déception à domicile.

Les Ducks venaient de perdre 2-1 contre les Predators de Nashville, leur quatrième défaite en autant de saisons dans un match no 7 à domicile.

Tout d'un coup, la campagne en montagnes russes qu'a été la saison 2015-16 des Ducks venait de prendre fin.

Perry n'était pourtant pas prêt à mettre fin à ce parcours.

Il croyait fermement qu'il avait eu plus de haut que de bas dans le chemin parcouru avec ses coéquipiers, eux qui avaient effacé un mauvais départ historique avant de terminer au premier rang de la section Pacifique et de finir en deuxième place de l'Association de l'Ouest.

« Les séries éliminatoires sont une épreuve difficile », a admis l'entraîneur des Ducks, Bruce Boudreau, qui était derrière le banc de l'équipe pour chacune des quatre défaites subies dans les matchs no 7, toutes survenues au Honda Center. « Il y a 16 bonnes équipes; surtout dans l'Ouest, et chacune des huit formations qui a accédé aux séries était assez bonne pour l'emporter. »

Les Ducks pensaient qu'ils étaient assez bons pour remporter la Coupe Stanley.

Ils ne le furent pas, et c'est une défaite dure à avaler.

Perry en était à sa deuxième saison en 2007 quand les Ducks ont défait les Sénateurs d'Ottawa en cinq matchs pour remporter la Coupe pour la première fois de leur histoire. Il était un rouage en émergence, tout comme Ryan Getzlaf qui en était lui aussi à sa deuxième saison.

Le monde du hockey leur prédisait un bel avenir. Mais ça ne s'est pas déroulé tout à fait de cette façon au cours des neuf saisons qui ont suivi.

Les Ducks, avec maintenant Getzlaf comme capitaine et son adjoint Perry, ont atteint la finale d'association face aux Blackhawks de Chicago la saison dernière, mais ils ont perdu les deux derniers matchs de la série, incluant le match no 7 à domicile. Ce fut le plus près qu'ils se sont approchés de la finale depuis 2007.

Ils croyaient qu'ils avaient une chance légitime d'y retourner ce printemps, puisque leurs deux principaux rivaux, les Blackhawks et les Kings de Los Angeles, qui les avaient défaits en deuxième ronde en 2014, venaient d'être éliminés. Les Ducks représentaient l'équipe la plus expérimentée encore en lice dans l'Association de l'Ouest.

Jusqu'à ce qu'ils soient éliminés eux aussi.

Et jusqu'à ce que les Predators écrivent le dernier chapitre du cauchemar des Ducks qui se poursuit.

« Il est dommage que nous n'ayons pas pu l'emporter », a déclaré Perry.

Perry, plus que quiconque, a eu la chance à tout le moins d'égaler la marque et de forcer la prolongation, mercredi.

« En troisième période, on croyait toujours que l'on égalerait la marque, a mentionné Boudreau. Nous ne l'avons tout simplement pas fait. »

Les Ducks ont réduit l'écart à un but quand l'adjoint au capitaine Ryan Kesler a marqué en supériorité numérique à 1:45 de la troisième. Il leur restait 18:15 pour créer l'égalité, pour effacer une désastreuse séquence de 9:34 du premier tiers qui avait vu les Predators inscrire deux buts.

Perry, qui n'a pas marqué un but dans la série, a mené les attaques. Il a tiré au but à cinq reprises en troisième période, dont quatre dans les 75 dernières secondes. Son autre tentative, avec quatre secondes à jouer, a été bloquée par le défenseur Roman Josi, le dernier des 24 tirs bloqués par les Predators.

« Je sais une chose, il a tout laissé sur la patinoire aujourd'hui », a affirmé Boudreau en parlant de Perry. « Il a tout tenté. Il est difficile de marquer des buts et nous aurions certes aimé en inscrire un en troisième.

« Il a eu cinq ou six bonnes chances, mais il n'a pas été chanceux de la série. Ce fut difficile, mais ce n'est pas en raison d'un manque d'effort ce soir. »

Video: NSH@ANA #7: Rinne dévie la rondelle contre le poteau

C'est le tir que Perry n'a pu effectuer qui le hantera probablement cet été.

Avec 12:38 à jouer dans le match, le tir de la pointe du défenseur Hampus Lindholm n'a pu être bloqué par le gardien Pekka Rinne et la rondelle a frappé le poteau. La rondelle s'est retrouvée dans le demi-cercle et Perry avait la chance de la pousser dans le filet, mais il a raté son coup.

Le défenseur Roman Josi, des Predators, était à genoux et il a pu pousser la rondelle hors du demi-cercle entre les jambières de Rinne.

« Je me suis élancé et j'ai raté mon coup, a admis Perry. Je ne cherche pas d'excuses. C'est la façon que cela s'est passé. »

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