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Penguins : Murray calme à l'aube du match no 6

Le gardien recrue affirme qu'il n'a que deux choses à faire contre les Sharks : voir la rondelle, arrêter la rondelle

par Dan Rosen @drosennhl / Journaliste principal NHL.com

SAN JOSE - Voir la rondelle, arrêter la rondelle.

« C'est la base du métier de gardien », a déclaré le gardien recrue des Penguins de Pittsburgh Matt Murray en riant. « Vous êtes là pour stopper la rondelle. »

Est-ce que cela peut être aussi simple pour lui de faire abstraction du bruit ambiant et de l'enjeu de ce moment important, comme celui qu'il vivra au SAP Center dimanche dans le match no 6 de la Finale de la Coupe Stanley, et de respecter cette règle toute simple de six mots?

« Oui », a répondu Murray samedi lors d'un entretien privé après qu'il ait rencontré l'ensemble des médias.

Il a ensuite haussé les épaules, comme s'il voulait dire, « Hey, qu'est-ce que tu veux que je dise? »

« C'est simple », a ajouté Murray, âgé de 22 ans.

Si vous aviez besoin d'une confirmation du niveau de confiance de Murray à l'approche du match no 6 (20 h (HE); TVA Sports, NBC, CBC), vous l'avez.

Sa confiance est élevée, très élevée en fait.

Murray n'analyse pas outre mesure ce que lui et les Penguins doivent faire dans le match no 6.

Il a regardé le film des trois buts qu'il a accordés dans un revers de 4-2 dans le match no 5, mais il n'a rien vu qui ressorte particulièrement à ses yeux.

« Nous pratiquons ce sport depuis si longtemps que vous pouvez identifier ce que vous avez fait de mal quelques secondes après avoir accordé un but, a expliqué Murray. C'est évidemment beaucoup plus facile de le regarder sur vidéo et d'observer ce que l'on aurait pu faire de mieux, des choses comme ça, mais nous savons comment pratiquer ce sport. »

Il ne pense donc plus aux buts qu'il a accordés dans cette série, comme les deux qu'il a accordés au même endroit du côté rapproché, un à l'attaquant Joonas Donskoi en prolongation du match no 3 et l'autre à Brent Burns à 1:04 de la première période du match no 5.

Est-ce qu'il a accordé un pouce de trop à Burns? Probablement. A-t-il mal lu ce que planifiait Donskoi, et où il allait lancer? Il ne croit pas, mais c'est possible.

Et alors. Corrigeons la situation et allons de l'avant. C'est l'attitude qu'il adopte en ce moment.

« Nous aimons son approche », a admis l'entraîneur Mike Sullivan.

Est-ce que Murray souhaitait ne pas avoir accordé trois buts sur sept tirs au premier tiers du cinquième match? Oui, évidemment, mais ses souhaits ne changeront pas ce qui s'est passé.

« Je ne peux enlever la rondelle du filet, a déjà dit Murray par le passé. Je ne peux les faire disparaître du tableau de pointage. »

Est-ce que les Penguins auraient déjà remporté la Coupe Stanley si Murray avait repoussé le tir frappé de Joel Ward alors qu'il avait la vue dégagée au troisième engagement du match no 3? Auraient-ils déjà remporté le championnat s'il avait pu saisir de sa mitaine le tir flottant de Melker Karlsson décoché sur réception de l'enclave à 14:47 de la première période du match no 5?

Peut-être. Peut-être pas.

« Je ne veux pas trop réfléchir », a souligné Murray.

Murray regarde plutôt vers l'avant, il est concentré sur le match no 6, le premier tir, la prochaine occasion de remporter la Coupe Stanley.

Dans son monde, ou du moins dans son esprit, il n'y a aucune raison de réagir différemment à la défaite du match no 5 qu'à ses cinq défaites précédentes en séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

Pourquoi réagirait-il différemment? Il montre une fiche de 5-0 avec une moyenne de buts alloués de 1,75 et un pourcentage d'arrêts de ,935 au cours de ses départs après un revers au cours des présentes séries.

« Matt est confiant », a reconnu le troisième gardien des Penguins Jeff Zatkoff.

Et les Penguins ont confiance en lui, alors ils ne s'inquiètent pas de la manière dont il va répondre dans le match no 6.

Une partie de cette confiance, vient du langage corporel de Murray. Il sait à quel point cela est important dans ces situations. Il sait à quel point cela paraîtrait mal s'il lève les bras dans les airs après avoir accordé un but, ou s'il baisse sa garde après une défaite.

Les joueurs se nourrissent de ça. Ils sont énergisés par leur gardien lorsqu'il est en forme, et ils ne s'inquiètent pas à son sujet, car ils savent qu'ils peuvent lui faire confiance.

Il suffit de regarder du côté des Sharks avec Martin Jones. Ils n'ont pas assez bien joué devant lui pendant de longues séquences du match no 5, mais ils l'ont emporté grâce à lui et ses 44 arrêts, et ils sont maintenant persuadés qu'ils peuvent remporter la série.

Murray doit conserver sa confiance en lui afin que ses coéquipiers puissent faire de même.

Pour y arriver, il doit faire deux choses : voir la rondelle, arrêter la rondelle.

« C'est ce qui a fait qu'il a connu du succès en séries », a noté Zatkoff.

S'il continue à le faire, cela pourrait faire de lui un champion.

 

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