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Pekka Rinne vit un rêve

Le gardien des Predators a connu deux sorties à oublier en début de séries, mais a retrouvé ses repères

par Lisa Dillman @reallisa / Journaliste NHL.com

PITTSBURGH - Personne ne comprend mieux comment le vent peut tourner rapidement dans les séries éliminatoires de la Coupe Stanley que le gardien des Predators de Nashville Pekka Rinne.

À l'aube de la première participation à la finale de la Coupe Stanley de l'histoire des Predators, Rinne était l'un des favoris dans la course pour le trophée Conn-Smythe, remis au joueur par excellence de la LNH en séries, en raison de ses excellentes performances lors des trois premiers tours. 

Puis, il a connu deux sorties à oublier à Pittsburgh pour amorcer la finale et certains ont lancé que les Predators devraient peut-être s'en remettre à leur gardien auxiliaire Juuse Saros.

 

Toutefois, l'entraîneur des Predators Peter Laviolette n'a jamais sérieusement considéré cette option. Ce sont les performances de Rinne qui les ont conduits aussi loin, alors Laviolette savait qu'ils allaient vaincre ou périr avec leur gardien de concession.

Quand la série s'est amenée à Nashville pour le troisième match, la confiance inébranlable de Laviolette à l'endroit de son gardien partant a été récompensée. Rinne a disputé deux rencontres extraordinaires et les Predators ont signé deux victoires par un pointage combiné de 9-2. Ils se retrouvent maintenant à deux gains d'un premier titre de la Coupe Stanley.

Cette série quatre de sept est égale 2-2 et le cinquième affrontement de la finale aura lieu jeudi au PPG Paints Arena (20 h HE; NBC, CBC, TVA Sports, SN).

Rinne ne s'est jamais rendu aussi loin en séries, alors il profite pleinement de chaque instant.

« C'est incroyable », a déclaré Rinne mercredi. « C'est la plus belle période de ma vie. Évidemment, je ne veux pas encore faire un bilan. Ça fait longtemps que je joue et je n'avais jamais eu cette occasion.

« C'est très important pour moi en ce moment. Je réalise mon rêve. »

Ce rêve ressemblait davantage à un cauchemar pas plus loin que le 31 mai. Il a été chassé du deuxième match ce soir-là et les Penguins semblaient avoir trouvé son talon d'Achille.

Le pessimisme environnant a alors atteint Rinne, qui a fait remarquer que les médias agissaient comme « si quelqu'un était mort. »

Néanmoins, il a pu compter sur le soutien indéfectible de ses coéquipiers et son entraîneur Peter Laviolette, souvent froid et sombre, est demeuré optimiste.

Laviolette a tout remis en perspective pour Rinne et ses coéquipiers après les deux revers subis à Pittsburgh et ils ont pu laisser le mois de mai derrière eux. 

« Vous ne me croirez peut-être pas, mais il m'arrive de sourire », a révélé Laviolette.

Il était optimiste malgré le retard des siens face aux Penguins.

« C'était après une défaite difficile à avaler et on était maintenant en juin, a raconté Laviolette. Quand on est rentré, on tirait de l'arrière 2-0, mais j'ai dit : "On est vraiment chanceux parce qu'on joue encore au hockey en juin." » 

Rinne a entrepris les présentes séries avec un dossier de 22-26 en carrière en séries éliminatoires, mais il a ajouté 14 victoires à sa fiche, pour un total de 36 en 68 parties. Il a ainsi rejoint Antti Niemi pour le plus grand nombre de victoires en séries dans la LNH par un gardien finlandais. 

Jusqu'à présent, Rinne a offert ses plus belles performances devant la foule enthousiaste du Bridgestone Arena à Nashville. Rinne a amorcé les dix parties des Predators à domicile en séries devant le filet et il a accumulé des statistiques impressionnantes, dont une moyenne de buts accordés de 1,44. Cependant, il sait qu'il devra éventuellement gagner un match à Pittsburgh.

« On sait qu'on peut mieux jouer dans cet amphithéâtre », a mentionné le centre des Predators Mike Fisher. « On sait qu'on devra mieux jouer. Dans les deux premiers matchs, on a relativement bien joué, mais ils ont su profiter de chacune de leurs chances. Notre prochaine rencontre doit être notre meilleure. »

Les équipes qui jouent à la maison ont remporté 37 des 53 derniers matchs de la finale de la Coupe Stanley depuis 2009, dont les quatre de cette année.

« On a bien joué dans les quatre parties, a indiqué Rinne. [Pittsburgh] est une équipe dangereuse. Ce sont deux équipes qui patinent bien dans les deux sens de la patinoire. Je pense qu'on est satisfaits du nombre de chances de marquer qu'on a créé dans chaque match.

« Dans les deux premiers, c'est quelque chose qui nous a déçus un peu. On a généré beaucoup d'occasions, mais pas eux et ce sont eux qui ont gagné les deux fois. »

Habituellement, à ce temps-ci de l'année, Rinne est de retour en Finlande pour passer ses vacances avec sa famille et ses amis. Sa routine, qui comprend un voyage de camping en Finlande, a été perturbée cette année, mais il ne s'en plaint pas.

Il pourra toujours se racheter lors de son voyage de pêche annuel en Suède ou en Norvège à la fin de l'été.
Ne vous inquiétez pas, Rinne reste à l'affût des ours.

« Il faut être prudent », a indiqué Rinne mercredi. « Mes amis sont des experts du plein air, alors je les suis. »
Ils le protègent, en quelque sorte. 

Comme ses défenseurs au cours de cette finale de la Coupe Stanley.

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