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Patrick Roy a été le plus grand gardien de l'histoire, affirme Josh Gorges

LNH.com @NHL

MONTREAL - L'influence de Patrick Roy a été ressentie dans tous les coins du Canada. Josh Gorges a grandi en Colombie-Britannique. Fervent partisan des Blackhawks de Chicago étant jeune, Gorges n'hésitait pas à garder les filets et s'imaginer être dans la peau de Patrick Roy quand il jouait dans la rue.

"Mon père ne m'aurait jamais permis d'être gardien de but, raconte le défenseur du Tricolore. Mais dans la rue, avec mes amis, c'était différent.

"Je me souviens que tous les jeunes gardiens se croyaient être le numéro 33. Roy, c'était la référence."

Gorges se souvient d'un oncle qui n'en avait que pour le Canadien.

"Il est arrivé un jour à la maison en portant un chandail du Canadien. Je n'aurais jamais imaginé un jour faire partie de cette grande organisation."

Un contemporain

Gorges se rappelle avec émotion du retrait du numéro 23 appartenant à Bob Gainey. Cette fois, le Canadien retire le chandail d'un joueur contemporain.

"Roy est de mon époque, je suis en mesure de réaliser tout ce qu'il a accompli, dit Gorges. Pour moi, il a été le plus grand gardien de l'histoire."

Bien des gens reprochent à Roy son comportement contre les Red Wings de Detroit ayant mené à son départ de Montréal. Ou encore les événements survenus à Chicoutimi. Gorges estime qu'il s'agit-là d'incidents dans une carrière remarquable.

"Il faut oublier tout le côté personnel de Roy, dit-il. Il faut juste retenir ce qu'il a réalisé sur la patinoire.

"Pour moi, un grand joueur est celui qui a su élever son jeu dans les moments importants. C'est ce que Roy a fait durant sa carrière. Son seul objectif était la victoire et, ultimement, la Coupe Stanley. Il était à son meilleur dans les grands matchs. Aucun arrêt ne lui paraissait impossible. C'est pourquoi il a remporté deux fois la coupe à Montréal. C'est pourquoi il est le meilleur gardien de l'histoire."

En plus de ses deux coupes dans l'uniforme du Canadien, Roy a aussi remporté deux fois le trophée Conn Smythe (1986, 1993) ainsi que le trophée Vézina (1989, 1990, 1992) à trois reprises en plus de 10 saisons à Montréal. Il a remporté 289 victoires, soit 25 de moins que le meneur Jacques Plante, et participé à 551 matchs, soit cinq de moins que Plante.

Roy est le 15e joueur à voir son numéro retiré par le Canadien après Howie Morenz (no 7), Maurice Richard (no 9), Jean Béliveau (no 4), Henri Richard (no 16), Guy Lafleur (no 10), Doug Harvey (no 2), Jacques Plante (no 1), Dickie Moore (no 12), Yvan Cournoyer (no 12), Bernard Geoffrion (no 5), Serge Savard (no 18), Ken Dryden (no 29), Larry Robinson (no 19) et Bob Gainey (no 23).

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