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Pastrnak toujours économe, et veut bâtir sur sa dernière saison

L'attaquant des Bruins souhaite demeurer terre-à-terre et améliorer son jeu après avoir accepté un contrat à long terme

par Matt Kalman / Correspondant NHL.com

BOSTON - Deux jours après avoir accepté un contrat de six ans d'une valeur de 40 millions $, soit un salaire annuel moyen de 6,67 millions $, personne ne peut accuser l'attaquant des Bruins de Boston David Pastrnak d'être extravagant.

« Je me suis acheté un souper à huit dollars hier au Sarku Japan, du riz et du poulet teriyaki. C'est la première chose que j'ai faite », a indiqué Pastrnak samedi après son premier camp d'entraînement au Warrior Ice Arena.

Les Bruins n'ont rien contre le fait que Pastrnak continue d'être économe pourvu qu'il continue à progresser sur la glace. Il est désormais le troisième attaquant le mieux payé des Bruins derrière les centres David Krejci (salaire annuel moyen de 7,25 millions $) et Patrice Bergeron (salaire annuel moyen de 6,875 millions $). La saison dernière, il a établi des sommets dans la LNH pour les buts (34), les passes (36) et les points (70). Il a terminé au deuxième rang des Bruins pour les buts et les points, chaque fois derrière Marchand.

Mais Pastrnak, âgé de 21 ans, était joueur autonome avec compensation et les négociations se sont étirées tout au long de l'été. Il n'a pas paraphé son nouveau avant jeudi, soit le premier jour officiel du camp d'entraînement. Et il a raté la première journée d'entraînement sur la glace vendredi, lui qui effectuait le voyage de retour depuis sa République tchèque natale.

Finalement sous contrat et de retour sur la patinoire, Pastrnak a patiné au sein d'un trio complété par son compatriote Krejci et la recrue Jake DeBrusk, et ne semblait pas trop mal en point samedi.

« Je me sens bien, a-t-il affirmé. Je n'ai pas pu patiner au cours des deux derniers jours puisque je me trouvais en République tchèque et que je devais faire mes valises et attraper le premier avion pour Boston. Je n'ai pas patiné au cours des deux derniers jours, alors cette première journée a été un peu plus difficile. Je suis toutefois persuadé que les choses vont aller mieux chaque jour. »

Pastrnak, le 25e choix au total du repêchage 2014 de la LNH, a affirmé qu'il ne s'était pas inquiété de la durée des négociations, puisqu'il laissait son agent s'en occuper et qu'il se concentrait à se préparer pour la saison. Il fut un peu plus facile pour lui de ne pas s'en inquiéter en raison du décalage horaire. Lorsque son agent J.P. Barry et le directeur général des Bruins Don Sweeney discutaient, Pastrnak dormait.

Le fait que la mère de Pastrnak, Marcela, a accepté d'éviter le sujet à la maison a également facilité les choses.

« Je lui ai dit qu'elle ne pouvait en parler à la maison, alors elle n'a pas abordé le sujet, a raconté Pastrnak. Vous ne voulez de toute évidence pas vous concentrer là-dessus, je voulais me concentrer sur mon entraînement et ce genre de choses. Je lui ai donc demandé de ne pas mentionner quoi que ce soit lié au hockey à la maison. »

Pastrnak a expliqué que sa mère était fière de son contrat, mais qu'elle était triste de voir son fils la quitter aussi soudainement. Pastrnak était devenu un peu maussade juste avant de signer son contrat, puisque la plupart des joueurs avec qui il patinait étaient repartis en Amérique du Nord pour rejoindre leur équipe et se préparer pour la prochaine saison.

Les Bruins misent sur le fait que Pastrnak poursuivre sur sa lancée, lui qui a connu une belle éclosion la saison dernière, et ce dernier affirme qu'il n'a pas l'intention de devenir complaisant après avoir décroché ce contrat à long terme.

« Je veux renforcer mes jambes et être plus rapide et plus fort, en plus d'améliorer mon lancer, a-t-il énuméré. Il y a tellement de choses que vous voulez améliorer comme joueur, et vous ne pouvez tout faire en même temps. Il faut y aller tranquillement, vous n'ajoutez pas 20 livres de muscles en un été. »

Pastrnak est assuré de prendre un peu de poids lorsqu'il va payer le traditionnel souper de signature de contrat pour ses coéquipiers, une responsabilité qu'il est prêt à endosser.

« Nous sommes séparés en deux groupes [pour les entraînements], alors je n'ai pas encore parlé à [Marchand]. C'est lui qui risque le plus de m'en parler, a noté Pastrnak. J'ai hâte de l'entendre blaguer à ce propos. Habituellement, lorsque vous signez un nouveau contrat, vous amenez les gars souper. »

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