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Pascal Vincent compte saisir sa chance

L'entraîneur québécois file le parfait bonheur à la tête du club-école des Jets dans la LAH, mais il songe toujours à la LNH

par Anthony Marcotte @anthonymarcotte / Collaborateur LNH.com

WINNIPEG - À la barre du Moose pour une deuxième saison, l'entraîneur Pascal Vincent semble filer le parfait bonheur au Manitoba. Associé aux Jets de Winnipeg depuis leur retour dans la LNH en 2011, le Lavallois veut profiter de cette occasion de diriger le club-école pour ensuite obtenir sa chance dans la grande ligue.

« Ce ne fut pas une décision facile à prendre [de quitter son poste d'adjoint chez les Jets pour celui d'entraîneur-chef du Moose]. Avec le recul, je réalise que ce fut la bonne décision, car j'ai une relation très étroite avec Paul Maurice et Kevin Cheveldayoff. Pour les joueurs, le fait d'avoir une expérience de cinq ans dans la LNH, ça a une valeur. Évidemment que je pense à retourner dans la LNH. Cependant, je suis heureux dans ce que je fais et ça n'occupe pas toutes mes pensées », a raconté Vincent au terme d'un entraînement du Moose à Winnipeg.

Dans un marché éloigné comme celui du Manitoba, raison de plus pour être heureux dans ce qu'on fait! Et au son de sa voix, Vincent ne pourrait être plus emballé de la relation qu'il entretient avec son mentor, Paul Maurice.

« Paul est arrivé au milieu de mes cinq ans avec les Jets. On a créé une relation basée sur nos connaissances. Nous avons passé des heures à analyser, à trouver des façons pour améliorer notre équipe. On se challenge constamment, ce qui fait qu'on a bâti une relation vraiment sincère. Nous sommes les deux seuls qui habitent Winnipeg à temps plein parmi le personnel sur glace alors on passe nos journées à parler de hockey. Personne pour nous déranger! On est des étudiants dans l'âme, on se ressemble à plusieurs niveaux », a qualifié l'entraîneur âgé de 46 ans.

« Devenir l'adjoint que j'aurais voulu engager »

Pour Vincent, la transition des rangs juniors vers la Ligue nationale n'a pas été facile. L'ancien grand manitou des Screaming Eagles du Cap Breton et du Junior de Montréal dans la LHJMQ a dû abandonner les doubles fonctions d'entraîneur et de directeur général qu'il occupait pour accepter un poste d'adjoint.

Une adaptation qui l'a poussé à s'ajuster, de façon très rapide!

« Ce n'était pas compliqué dans ma tête. Il fallait que je trouve le moyen de devenir l'adjoint que j'aurais souhaité embaucher pour me seconder comme entraîneur-chef. Non seulement de passer du junior à Ligue nationale, c'était un gros step, mais je t'avouerais que le plus difficile pour moi, ça a été de devenir adjoint, un rôle que je ne connaissais pas.

« À tous les niveaux, le hockey demeure le même, c'est juste qu'il se joue toujours avec plus de rapidité, et avec une gestion des individus un peu différente. Mais ça reste du hockey. Alors c'était à moi de trouver le moyen de devenir le meilleur adjoint possible et d'apprendre auprès de Claude Noel, d'abord, puis de Paul Maurice », a poursuivi Vincent.

Le Plan Cheveldayoff

Souvent critiqué par nombre d'observateurs au cours des dernières années, le directeur général des Jets, Kevin Cheveldayoff, commence enfin à récolter les fruits d'un plan basé uniquement sur le repêchage. Depuis le retour à Winnipeg en 2011, seulement 24 transactions ont été conclues par l'équipe. Seule l'une d'entre elles peut être considérée comme majeure, soit celle ayant fait passer Zach Bogosian et Evander Kane chez les Sabres de Buffalo en février 2015.

Le plan est donc respecté à la lettre, envers et contre tous. Et voilà les Jets à la fin novembre impliqués dans une lutte pour la tête de la section Centrale.

« Quand Kevin est arrivé, il a établi un plan très clair. Ça prenait quelqu'un de très confiant en ses moyens pour arriver à ça. Quand le club d'Atlanta est arrivé, on a parlé d'un changement de culture, mais ça ne se change pas du jour au lendemain. Il fallait développer nos joueurs par le repêchage.

« Je pense qu'il y a un plan. Je ne sais pas si c'est un plan parfait, sauf qu'il le devient si tu le respectes du début à la fin. Je pense que ça commence à rapporter avec les Scheifele, Ehlers, Laine et les autres qui sont vraiment en train de devenir des joueurs de premier plan, tous développés par le repêchage. »

Qui sait, peut-être que le plan des Jets pour Pascal Vincent est aussi déjà tout établi? Chose certaine, l'excellente saison que connaît le Moose du Manitoba, en tête de sa section, forcera sûrement plusieurs équipes de la LNH à inclure le Québécois dans son processus d'embauche pour un poste d'entraîneur-chef.

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