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Pas de reconstruction pour les Kings, selon Rob Blake

Le nouveau DG ajoute que l'équipe « aspirera aux grands honneurs dès l'an prochain »

par Lisa Dillman @reallisa / Journaliste NHL.com

LOS ANGELES - Toutes les photos de Rob Blake prises au Staples Center mardi pourraient lui être utiles… éventuellement.

Le nouveau directeur général des Kings de Los Angeles a reçu des messages de félicitations de ses pairs, d'anciens coéquipiers et adversaires et de membres du Temple de la renommée du hockey. L'un d'eux provenait de son ancien coéquipier Joe Sakic, le vice-président exécutif des opérations hockey de l'Avalanche du Colorado, l'équipe qui a terminé au dernier rang de la LNH cette saison.

« J'ai reçu des messages de plusieurs personnes, a indiqué Blake. J'ai bien ri. Joe Sakic m'a écrit hier pour me demander pourquoi je faisais ça. »

L'homme de 47 ans a pris une pause, puis il a ajouté : « J'ai tous mes cheveux. Je devrais peut-être prendre une photo, comme ça je pourrai voir à quoi je ressemblais quand j'ai accepté ce poste. »

 

Il va sans dire que les 31 directeurs généraux de la LNH peuvent facilement prendre un coup de vieux dans l'exercice de leurs fonctions. L'homme que Blake remplace, Dean Lombardi, est resté en poste plus longtemps que la plupart des autres. Lombardi, dont le séjour de 11 ans avec les Kings a pris fin lundi, était le quatrième directeur général ayant le plus d'ancienneté avec une même organisation dans la LNH.

Les 48 heures qui se sont écoulées depuis la fin de la saison des Kings, qui ont été exclus des séries éliminatoires de la Coupe Stanley pour la deuxième fois en trois ans, ont été des plus mouvementées. Lombardi et l'entraîneur des Kings Darryl Sutter, qui ont conduit l'équipe à deux conquêtes de la Coupe Stanley en trois saisons de 2012 à 2014, ont été remerciés lundi. Blake a été promu et les responsabilités de Luc Robitaille, un autre membre du Panthéon du hockey, ont été accrues afin d'englober les opérations hockey et d'affaires.

Robitaille a été réclamé en neuvième ronde (171e au total) par les Kings au repêchage 1984 de la LNH et il est devenu l'ailier gauche le plus prolifique de l'histoire de la ligue. C'est un parcours extraordinaire pour celui qui s'est présenté, tard en journée, à la table de l'équipe pendant le repêchage à Montréal alors que personne ne l'attendait. Il est maintenant président.

Qu'est-ce que Robitaille, 51 ans, aurait dit si quelqu'un lui avait prédit un tel avenir à l'époque?

« Je lui aurais répondu que je devais d'abord apprendre l'anglais », a lancé Robitaille en souriant.

Blake aussi a pris le temps de réfléchir.

« J'ai été très, très chanceux de me faire offrir un poste ici à la fin de ma carrière de joueur et d'avoir cette promotion aujourd'hui, a révélé Blake. C'est une occasion en or. »

Blake et Robitaille ont du pain sur la planche. Ils doivent d'abord embaucher un entraîneur. Ils vont chercher des candidats à l'extérieur de l'organisation, mais Blake a affirmé qu'il n'excluait pas la candidature de l'entraîneur associé des Kings John Stevens, qui semblait être le dauphin de Sutter sous le règne de Lombardi.

« À mon avis, ce qui est primordial pour moi au cours des prochains jours, c'est de rencontrer les membres du personnel en place, a poursuivi Blake. Ils connaissent la culture du succès qui s'est implantée ici et on doit bâtir là-dessus.

« Je dois étudier leur dossier et comprendre leur philosophie avant d'aller plus loin. Je dois aussi découvrir ce qui ne marche pas selon eux. C'est peut-être complètement différent de ce que je perçois. »

Robitaille, Blake et Dan Beckerman, le directeur général d'AEG, l'entreprise qui possède les Kings, ont tous rejeté la notion de reconstruction. Robitaille a plutôt parlé d'ajustements et de relance.

« Je ne qualifierais pas ça de reconstruction, a ajouté Beckerman. On a le noyau nécessaire pour connaître du succès. Je ne crois pas du tout que nous devions repartir à zéro. Nous comptons aspirer aux grands honneurs dès la saison prochaine. Cependant, sous la gouverne de Luc et Rob, il y aura assurément des changements qui seront apportés. »

L'attaque a été un problème pendant toute l'année. Les Kings ont pris le 25e rang de la LNH à ce chapitre. La production offensive du capitaine Anze Kopitar est passée de 25 buts à 12 et celle de l'attaquant Tyler Toffoli a chuté de 31 buts à 16. Les Kings ont marqué un but ou moins dans 27 matchs cette saison.

« Je n'invente rien quand je dis qu'on ne marque pas assez souvent, a admis Blake. Ç'a été comme ça toute l'année. On doit s'attarder à ce problème pour tenter de trouver une solution… Je vais m'en remettre aux joueurs pour y arriver. »

Le défenseur Drew Doughty, le centre Jeff Carter et Kopitar ont assisté à la conférence de presse mardi. Carter a mentionné que le jeu avait changé dans la ligue et que les Kings avaient eu de la difficulté à suivre le rythme des plus jeunes joueurs. Doughty a indiqué que les Kings pourraient mieux utiliser leur vitesse et il a laissé entendre qu'ils étaient devenus prévisibles après six ans sous les ordres de Sutter.

« Ça fait tellement longtemps qu'on nous montre les mêmes choses, a ajouté Doughty. C'était devenu facile de nous lire parce qu'on faisait la même chose depuis longtemps. L'arrivée d'un nouvel entraîneur va certainement changer notre façon de jouer. Ça va donner du fil à retordre à nos adversaires parce qu'on ne fera plus les mêmes choses. »

Kopitar a reconnu ses torts. Même s'il est tourné vers l'avenir, il ne peut pas oublier la longue relation qu'il a entretenue avec Sutter et Lombardi. Kopitar et quelques coéquipiers se sont rendus chez Lombardi lundi après l'annonce de son congédiement. (L'entraîneur adjoint David Payne a été remercié mardi.)

« J'ai vu Darryl aussi, a révélé Kopitar. C'est toujours difficile de parler dans une telle situation. On discute, mais on ne veut pas trop en parler. On s'est rencontrés et je crois que c'est ce qui est le plus important.

« On a travaillé avec Dean pendant 11 ans. À mes débuts, on était dans les bas-fonds. Quand il est arrivé, il avait une vision et il a construit l'équipe qui a tout gagné quelques années plus tard.

« Ç'a peut-être été un peu plus long que prévu, mais on a réussi. Et on a gagné deux fois [la Coupe Stanley]. »

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