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Parros: la suspension de Cogliano était méritée

Le vice-président senior de la sécurité des joueurs de la LNH affirme « avoir pris la bonne décision », même si celle-ci a mis fin à une séquence de 830 de suite de l'attaquant des Ducks

par Dan Rosen @drosennhl / Journaliste principal NHL.com

TAMPA, Floride - Indiquant qu'il s'agissait d'un cas très médiatisé qui nécessitait des explications plus poussées, le vice-président senior de la sécurité des joueurs de la LNH George Parros s'est adressé aux membres du Bureau des gouverneurs de la LNH, samedi, afin de leur dire pourquoi l'attaquant des Ducks d'Anaheim Andrew Cogliano méritait une suspension de deux matchs pour obstruction et ainsi de voir sa longue séquence de matchs disputés prendre fin.

Le responsable de la sécurité des joueurs n'a pas l'habitude de donner des explications supplémentaires sur un incident en particulier, au-delà de la vidéo qui est diffusée par le département, mais Parros trouvait que les circonstances étaient différentes dans le cas de la suspension de Cogliano en raison de toute l'attention que celle-ci a reçue publiquement.

La suspension de Cogliano, survenue après qu'il eut commis de l'obstruction aux dépens de l'attaquant des Kings de Los Angeles Adrian Kempe, le 18 janvier, a stoppé à 830 sa série de matchs de suite, la quatrième plus longue dans l'histoire de la LNH après celles de Doug Jarvis (964), Garry Unger (914) et Steve Larmer (884).

Video: Cogliano suspendu deux matchs pour obstruction

Par ailleurs, Parros, qui en est à sa première saison au poste de responsable de la sécurité des joueurs, a joué avec Cogliano chez les Ducks et le considère comme un ami.

« Je ne peux décrire à quel point ç'a été difficile, mais c'est le travail que j'ai accepté de faire, a affirmé Parros. J'ai le sentiment que nous avons pris la bonne décision et nous n'avons rien contre le fait d'expliquer nos décisions. Nous essayons de le faire au moyen des vidéos que nous communiquons aux médias et à tout le monde afin d'expliquer la situation, de montrer quel a été notre processus de réflexion, mais parfois on se retrouve dans un contexte où il faut expliquer les choses un peu plus. Donc c'est en partie ce qui a motivé ma présence aujourd'hui. Ç'a été très difficile à faire, mais je pense que nous avons abordé les choses de la bonne façon, comme nous le faisons toujours, et c'est grâce à ça que nous pouvons faire preuve de constance. »

Parros a déclaré que la décision de suspendre Cogliano a été prise après avoir étudié avec attention d'autres incidents semblables qui avaient débouché sur des suspensions. Il a fait remarquer que le contact de Cogliano sur Kempe est arrivé encore plus en retard que dans la plupart des autres cas ayant été portés à l'attention du département.

« Chaque fois que nous voyons des cas d'obstruction où il y a un contact notable avec la tête, c'est une suspension, a souligné Parros. Chaque fois que nous avons vu des cas d'obstruction à ce point en retard avec contact notable à la tête, il y a eu une suspension. Celle-ci, l'obstruction commise par Cogliano, était parmi les plus en retard que nous avons vues. Il y a eu contact important avec la tête. Nous avons toutes sortes de comparatifs, des joueurs suspendus pour des contacts qui ne sont pas survenus aussi tardivement que celui de Cogliano et où il y avait zéro contact avec la tête. »

Parros a dit comprendre pourquoi certaines personnes ont eu une réaction aussi émotive à la suspension de Cogliano, celle-ci ayant mis fin à une séquence qui aurait pu permettre à l'attaquant des Ducks d'écrire l'histoire. En fait, après l'assemblée des gouverneurs, il y a eu une longue discussion, une discussion qui s'est parfois animée, entre Parros et le vice-président senior des opérations hockey des Ducks David McNab devant les représentants des médias affectés à la couverture de l'assemblée.

« Je voulais aller le voir, a dit Parros. C'était important qu'il sache et que tout le monde sache que je n'évite pas le sujet. C'était quelque chose de difficile, un grand défi. Andrew Cogliano a connu pire. Il a connu une semaine plus difficile que la mienne. Tout ça est bien malheureux, mais je voulais que Dave sache que ça me fait grandement plaisir d'en parler. Nous n'allons pas toujours être d'accord. Il va toujours y avoir des gens qui sont en désaccord avec notre département, mais c'est avec plaisir que je vais répondre aux questions et en discuter comme ça, afin que les joueurs sachent quelle est notre façon de voir les choses. Nous voulons qu'ils comprennent ce que nous faisons parce que s'ils ne le comprennent pas, c'est un problème. Ce département se fait une fierté d'être transparent, c'est quelque chose que nous visons constamment. »

Parros a indiqué qu'il a également expliqué aux membres du Bureau des gouverneurs pourquoi l'attaquant des Kings Dustin Brown a écopé d'une amende de 10 000 $ plutôt que d'une suspension pour son double-échec à l'endroit du défenseur des Penguins de Pittsburgh Justin Schultz, le 18 janvier.

Parros a fait savoir que son département réalisait bien que des gens réclamaient qu'une suspension soit imposée à Brown dans la foulée de la suspension à Cogliano, mais il voulait expliquer en quoi ces deux incidents ne peuvent être comparés.

« Chaque fois qu'il y a une suspension médiatisée comme celle à l'endroit de Cogliano, la suivante se voit accorder beaucoup d'attention aussi et les gens veulent pouvoir comparer les deux dans l'immédiat, a noté Parros. C'est une réaction naturelle. L'incident impliquant Brown et celui impliquant Cogliano sont différents. En fait, c'est comme comparer des pommes avec des oranges. Dans le cas de Cogliano, ç'a été de l'obtruction avec contact notable à la tête. Dans le cas de Brown, ç'a été un double-échec. C'est tout à fait naturel de vouloir comparer les deux et le degré de force qui a été utilisé, mais ce sont deux incidents très différents. Dans le cas de Dustin Brown, nous avons analysé toutes sortes de choses… et, en fin de compte, la force avec laquelle le coup a été appliqué ne se compare en rien aux autres incidents de double-échec ou pour avoir donné de la bande qui ont mené à des suspensions dans le passé. C'était un incident assez grave pour qu'il y ait audience, il s'est vu imposer l'amende la plus sévère permise par la convention collective et, comparativement à d'autres jeux semblables, l'amende a été plus sévère que d'habitude. »

 

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