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Panarin a tout changé chez les Blue Jackets

Sa vision de jeu et son arrogance pourraient faire les différence face aux Capitals

par Tom Gulitti @TomGulittiNHL / Journaliste LNH.com

Washington - Avant même de savoir qu'il était disponible chez les Blackhawks de Chicago, les Blue Jackets de Columbus savaient qu'ils avaient besoin d'un attaquant dynamique comme Artemi Panarin.

À la lumière de ce qu'il a été en mesure de faire pour eux cette saison, les Blue Jackets estiment que Panarin peut être un élément clé de leur route en séries éliminatoires, qui s'amorce jeudi face aux Capitals à Washington (19 h 30 HE; USA, SN360, TVAS3, NBCSWA, FS-O).

« Il peut faire la différence, ce n'est pas un secret, opinait son coéquipier de trio Cam Atkinson, mercredi. C'est ce dont tout le monde parle en ce moment, à quel point il peut changer un match lors de toutes ses présences sur la glace. »

Acquis des Blackhawks le 23 juin, Panarin a mené la colonne des marqueurs à Columbus avec 27 buts, 55 aides pour un total de 82 points. Une performance qui lui a permis d'inscrire des records de concession et ses meilleures marques en carrière dans les deux catégories.

À 26 ans, il a été en mesure d'ajouter une toute nouvelle dimension à une offensive qui avait trop souvent comme stratégie de foncer au filet pour créer des buts. Cette approche avait bien fonctionné à Columbus durant la saison 2016-2017, mais pas en séries éliminatoires.

C'est en voyant son équipe être incapable de marquer avant de s'incliner face aux Penguins de Pittsburgh en première ronde que le directeur général Jarmo Kekalainen en est venu à la conclusion que son équipe manquait de diversité offensive.

« Nous avions quatre trios similaires », a avoué Kekalainen.

Video: CBJ@NYR: Panarin réussit son 2e triplé dans la LNH

Ce n'est plus le cas. La plus grande différence est la créativité et la patience qu'apporte Panarin sur le premier trio de l'équipe en compagnie de la recrue Pierre-Luc Dubois et Atkinson.

Il ajoute un élément différent avec son grand talent, mais aussi parce que ce n'est pas toujours une course pour lui, analyse le défenseur des Capitals Matt Niskanen. Parfois, il patiente pour te forcer à te compromettre. Il peut marquer à 40 pieds du but. »

L'impact de Panarin ne s'est pas nécessairement fait sentir dans le nombre de buts marqués par les Blue Jackets cette saison. Ils en ont inscrit 236, soit 11 de moins que la saison précédente. Mais Columbus a eu besoin d'un certain temps afin de trouver son aise en offensive, tout comme Panarin, qui tentait de trouver sa place. Après 54 parties, ils affichaient une moyenne de 2,5 buts par match, puis ont explosé pour terminer avec une moyenne de 3,61 buts lors des dernières 28 parties de la saison.

Lors des 20 rencontres qui ont suivi la date limite des échanges de la LNH, le 26 février, Columbus a marqué 79 buts, la meilleure récolte dans la LNH (moyenne de 3,95 par match), et a maintenu une fiche de 14-4-2, ce qui leur a permis d'obtenir la première place de quatrième as en séries éliminatoires dans l'Association Est. Panarin a été le catalyseur de ce réveil offensif avec 32 points (10 buts, 22 passes) en 19 parties.

« C'est un gars qui peut ouvrir le jeu et créer de l'espace pour toi, ce que nous n'avions pas, a rappelé le capitaine des Blue Jackets Nick Foligno. Nous le faisions collectivement, en groupe, mais nous n'avions pas un joueur avec une aussi bonne vision de jeu, mais aussi une arrogance qui fait qu'il n'a pas peur dans les moments de haute pression. »

Cette arrogance, c'est ce qui manquait aux Blue Jackets la saison dernière lorsqu'ils se sont inclinés 4-1 face aux Penguins, tout en croyant qu'ils méritaient un meilleur sort. Après tout, ils avaient contrôlé la majeure partie des rencontres et avaient décoché plus de tirs que Pittsburgh lors de quatre des cinq matchs. Mais ils n'avaient pas été en mesure de finir le travail. Columbus avait marqué seulement 13 buts contre 21 pour leurs adversaires.

« La différence, c'est que dans cette série, nous avions dû travailler très fort pour créer une chance de marquer et finalement réussir à compter, alors que les Penguins décochaient un ou deux tirs et c'était un but, a dit l'entraîneur-chef John Tortorella. C'est ce qu'ils ont fait contre toutes les équipes en séries l'an dernier. C'est ce qui s'appelle être dynamique. Nous avons maintenant un joueur de ce type. Il a été créatif toute la saison pour nous en transformant ce qui semblait un jeu anodin en chance de marquer. La première chose que tu t'aperçois, c'est que la rondelle est dans le filet. »

Pour faire l'acquisition de Panarin, les Blue Jackets ont refilé au Blackhawks l'attaquant Brandon Saad, le gardien Anton Forsberg et un choix de cinquième ronde au repêchage de 2018. Tyler Motte et un choix de sixième ronde en 2017 ont aussi rejoint Panarin en Ohio.

Après avoir connu du succès avec Patrick Kane durant deux saisons à Chicago, où il a marqué au moins 30 buts et obtenu 74 points durant ces deux campagnes, Panarin était de ceux qui se demandaient s'il allait être en mesure d'être aussi productif à Columbus.

« Quand ils m'ont échangé, j'étais inquiet lors des premiers jours, a-t-il révélé à l'aide d'un traducteur. Mais je me suis calmé et j'ai compris que c'était une bonne occasion pour moi. J'ai compris qu'à Columbus, j'allais être en mesure de progresser comme joueur. Ce qui est important pour moi, ce n'est pas l'argent, c'est de bien jouer. »

Éventuellement, il a été en mesure de voir cette transaction comme une chance de se prouver.

« À Chicago, je jouais avec Kane et j'ai obtenu beaucoup de passes grâce à lui. Mais je voulais plus, je voulais mettre mon empreinte sur le jeu et être davantage responsable du résultat final. Ici, c'est ce que j'ai été en mesure de faire. »

C'est aussi ce que désiraient les Blue Jacket.

Kekalainen note d'ailleurs que Panarin a obtenu plus de points cette saison que lors des deux campagnes où il a joué avec Kane, mais aussi que la production de Kane a diminué de 89 points à 76.

« Comprenez-moi, Patrick Kane est un grand joueur, souligne le directeur général. Mais je suis certain que Patrick Kane s'est ennuyé d'Artemi Panarin autant qu'Artemi Panarin s'est ennuyé de Patrick Kane. Artemi vient d'avoir la meilleure saison de sa carrière. »

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