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Pacioretty sait que tout peut arriver d'ici la date limite des échanges

L'attaquant du CH affirme qu'il serait hésitant à mettre cartes sur table comme les Rangers l'ont fait jeudi

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

BROSSARD - On n'est pas prêt à baisser les bras chez les Canadiens de Montréal et à imiter une équipe comme les Rangers de New York qui a décidé de mettre cartes sur table à quelques semaines de la date limite des transactions dans la LNH, le 26 février.

Les Rangers ont publié une lettre à l'attention de leurs partisans, jeudi, afin d'expliquer le processus de reconstruction qu'ils s'apprêtent à enclencher.

Les Rangers (25-24-5) sont cinq points devant les Canadiens (22-26-6) dans la lutte pour l'obtention d'une place en séries éliminatoires dans l'Association de l'Est. Ils ont amorcé le virage en annonçant que l'attaquant Rick Nash serait disponible sur le marché des échanges et en soumettant au ballottage le défenseur Brendan Smith.

Le capitaine du Tricolore Max Pacioretty a affirmé n'avoir aucun problème avec la démarche des Rangers. De là à dire que d'autres équipes doivent emboîter le pas en affichant leurs couleurs, il y a un pas que Pacioretty n'a pas franchi.

« Je ne suis pas sûr, chacun des marchés de hockey est différent. Certains doivent camoufler leurs plans davantage que d'autres », a-t-il commencé par dire, après avoir souligné qu'on venait de le mettre au parfum de l'initiative des Rangers.

Appelé plus tard à préciser sa pensée, Pacioretty a dit qu'il serait hésitant à aller de l'avant dans le contexte actuel où tout le monde a une opinion sur tout. Il craindrait en outre la tempête qui déferlerait à Montréal advenant que les Canadiens imitent les Rangers.

« À l'ère des réseaux sociaux, il y a beaucoup de gens qui expriment leurs opinions, pour ou contre, peu importe le sujet, a-t-il avancé. C'est comme en politique, il n'y a plus moyen de sortir gagnant d'une discussion. Je ne saurais pas quelle approche préconiser dans le cas précis d'une annonce de reconstruction. On dirait un débat présidentiel, vous ne pouvez pas avoir le meilleur. Dans ce temps-là, c'est donc préférable de vous la boucler. »

Pacioretty a dit que ses coéquipiers et lui n'ont de toute façon pas besoin qu'on leur fasse de dessin parce qu'ils ont une bonne idée du climat d'incertitude qui les attend au cours des prochaines semaines.

« Ce n'est pas comme si les joueurs des Rangers ont été pris de court par le message de l'équipe. Les joueurs devaient s'y attendre », a-t-il argué.

« C'est la même chose pour nous. Tout le monde sait que ça (des changements) peut se produire. Nous avons le pouls de la situation de diverses sources, incluant de nos agents. Partout où nous allons, que ce soit à Montréal ou à l'étranger, nous entendons les bruits qui courent. Ça vient avec la réalité d'évoluer à Montréal. Nous demeurons concentrés sur la tâche à accomplir et nous verrons avec le temps. Nous espérons tous demeurer avec l'équipe. Nous ne voulons pas partir », a-t-il affirmé en sachant pertinemment que son nom circule dans les rumeurs.

Questionné à son tour, l'entraîneur Claude Julien ne s'est pas mouillé. Il a répété que ses acolytes et lui ne dévieront pas de la trajectoire tant que le mot d'ordre ne changera pas.

« Actuellement, je porte toute mon attention que sur le match de samedi et nos adversaires, les Predators de Nashville, a-t-il réagi. Je pense à ce que nous pouvons faire pour revenir plus fort de la défaite de jeudi. C'est simplement là-dessus que je centre mes énergies. Si le moment arrive, on gérera la situation. Dans le moment, on y va un match à la fois. »

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