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Pacioretty attristé par le départ de Desharnais

L'attaquant du Tricolore est heureux de voir que son ami pourra repartir à zéro à Edmonton

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

MONTRÉAL - Les deux ont fait flèche de tout bois ensemble dans la Ligue américaine de hockey, avant de graduer pour de bon chez les Canadiens de Montréal à peu près au même moment. Ils ont par la suite connu du succès ensemble pendant environ cinq ans dans la LNH.

Au moment où l'un connaît peut-être ses meilleurs moments en carrière, l'autre doit plier bagage.

Le capitaine Max Pacioretty n'a pas caché perdre plus qu'un ami, mais un grand complice, en David Desharnais.  

Le Tricolore a cédé le joueur de centre québécois aux Oilers d'Edmonton, mardi soir, obtenant en retour le défenseur Brandon Davidson, âgé de 25 ans.

« C'est difficile de le voir partir parce que j'aurais voulu continuer de le côtoyer et de passer du temps avec lui, a commenté Pacioretty à l'issue de la victoire du CH contre les Blue Jackets de Columbus. Ça fait partie de la vie de hockeyeur. Il se voit offrir la chance de repartir à zéro au sein d'une autre organisation. Vous ne voulez pas voir votre ami, que vous savez être un bon joueur, être laissé à l'écart de la formation. J'espère qu'il va saisir cette nouvelle occasion qui s'offre à lui. Je sais qu'il peut le faire.

« Il a toujours fait taire ses détracteurs depuis le début de sa carrière. Il peut le faire encore avec ce nouveau départ pour lui. »

Desharnais a été un excellent joueur d'équipe jusqu'à la toute fin.

« Il n'était pas abattu par la situation difficile avec laquelle il devait composer, a-t-il confié. À son dernier match avec nous lundi, après la deuxième période, il s'est levé dans le vestiaire afin de dire quelque chose. Je lui ai dit après la rencontre que j'avais grandement apprécié l'initiative qu'il avait prise. »

Ç'aura en quelque sorte été le message d'adieu de Desharnais à ses coéquipiers, le testament qu'il laissera à un groupe qu'il ne souhaitait pas quitter.

« Les gars le respectaient, même s'il était appelé à jouer un rôle moins important dernièrement, ce qui était nouveau pour lui. L'équipe a connu une solide troisième période, ça démontre quel genre de coéquipier il était.

« J'ai souvent eu au fil des années à répondre à des questions positives ou négatives à l'endroit de David. Tout ce que je dirai sur lui ne sera que positif. »  

Pacioretty se souviendra de l'influence que Desharnais a eue sur le début de sa carrière.

« Nous avons gradué chez les Canadiens à peu près en même temps, a dit Pacioretty qui a amorcé son ascencion vers la LNH un peu plus tôt que Desharnais à compter de la saison 2008-09. Dans la Ligue américaine, je marquais peu de buts. Le déblocage s'est produit à la suite de l'arrivée de David. J'ai réussi quelque chose comme 17 buts en 25 matchs. J'ai appris l'art de marquer des buts en jouant avec un excellent fabricant de jeux. Il a été le meilleur joueur de la Ligue américaine que je me souvienne. Il a été très dominant. Il m'a montré comment me démarquer et marquer des buts. 

« Nous avons pu continuer de jouer ensemble dans la Ligue nationale pendant plus de cinq ans. Je sais qu'il peut revenir plus fort, il le sait également. Il a la chance de repartir en neuf. »

Un grand frère

Le jeune attaquant québécois Phillip Danault a dit avoir perdu un grand frère et un bon confident.

« David a été un modèle pour moi, a avancé Danault. C'est un Québécois qui a passé plusieurs saisons dans l'organisation. C'était mon confident québécois sur lequel je pouvais compter. On partageait nos émotions ensemble. Je suis attristé de le voir partir, mais je suis convaincu que c'est la meilleure chose qui puisse arriver pour sa carrière. Je suis content pour lui. »

Le nouvel entraîneur Claude Julien n'a pas eu le temps de bien connaître le patineur originaire de Laurier-Station, sur la rive-sud de Québec. Il conservera tout de mÊme de lui une impression très favorable.

« Je l'ai connu comme adversaire pendant plusieurs saisons, a-t-il relevé. C'est un très bon joueur. Je sais qu'il a rendu de précieux services aux Canadiens. J'ai pu le connaître davantage dernièrement. Il est une très bonne personne. Je tiens à lui souhaiter bonne chance parce qu'il ne mérite que du bien. » 

Julien a dit que l'arrivée du défenseur Davidson ajoutera de la profondeur à l'équipe, en plus de susciter de la compétitivité à l'interne.

« Une équipe n'a jamais suffisamment de joueurs à ce stade de la saison. On a besoin de profondeur en raison de la possibilité de blessures et ça crée de la compétition à l'interne. »

Avec Davidson, le CH a maintenant huit défenseurs du calibre de la LNH à Montréal. Est-ce que le directeur général Marc Bergevin concocte d'autres plans de transaction pour mercredi, date limite des échanges dans la LNH? Il a par ailleurs bougé de nouveau tard en soirée en allant chercher l'attaquant Steve Ott des Red Wings de Detroit, cédant en retour un choix de sixième ronde au repêchage 2018 de la LNH.

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