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Ottawa s'estime chanceux d'avoir gagné le premier match

L'attaquant Alexandre Burrows affirme que les Sénateurs devront avoir la chance de leur côté afin de vaincre les Rangers

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

OTTAWA - Les Sénateurs d'Ottawa s'estimaient très chanceux d'avoir remporté le premier match de la série, jeudi. Un peu plus, et ils présentaient des excuses aux Rangers de New York. 

« Nous sommes chanceux d'avoir gagné. C'est toute une équipe que nous affrontons. Ils sont bons en…», a lancé l'ailier québécois Alexandre Burrows, en échappant un juron.

« Nous voulions décocher beaucoup de tirs et envoyer le plus souvent possible la rondelle vers le but, a enchaîné Burrows. C'est ce que nous avons fait contre Tuukka Rask des Bruins de Boston au cours de la première série. Lundqvist est un des meilleurs gardiens de la planète. Il a été très fort contre les Canadiens de Montréal. Nous avons été chanceux que le tir d'Erik Karlsson rentre dans le but. 

« Pour les battre, nous devrons avoir la chance de notre côté parce que les Rangers possèdent beaucoup de profondeur et de vitesse », a-t-il résumé.

L'entraîneur Guy Boucher a entonné le même refrain. Il a même poussé la note jusqu'à attribuer la solide performance de ses troupiers au fait qu'ils craignaient de voir les Rangers balayer les honneurs de la série en quatre matchs.

« Les gars ne voulaient pas être balayés en quatre matchs, a-t-il avancé le plus sérieusement au monde. Tout le monde dit à quel point ils sont bons. Tout ce qu'on entend, c'est qu'ils vont nous écraser. Ils font peur. Ils misent sur quatre bons trios et leur gardien est formidable. La peur de perdre nous a peut-être aidés. » 

Boucher a dit s'attendre à s'attendre à une très forte riposte dans le deuxième match, samedi après-midi (15 h (HE); TVA Sports, CBC, NBC).

« C'est une équipe avec tellement d'atouts. Après avoir connu une sortie ordinaire dans la série face aux Canadiens, ils ont été formidables au match suivant. Nous ne devrons pas être pris de court, nous devrons nous attendre à ça. Ils sortiront très forts et nous devrons bien gérer la situation. »

L'entraîneur n'a pas voulu dire s'il jugeait que les Sénateurs avaient gagné le respect des observateurs.

« Ce n'est pas du respect que nous voulons, mais plutôt être prêt à subir la réplique. »

Les Rangers ne se laisseront pas berner par la fausse modestie de Boucher. Ils en ont eu plein les bras pendant de longs moments, jeudi. Avec de la chance, les Sénateurs auraient pu prendre les devants par quelques buts en première période. 

Boucher a poursuivi sa tirade en soulignant l'importance pour ses troupiers de ne pas céder à la frustration face aux prouesses de Lundqvist.

« Nous savons que nous allons manquer une tonne d'occasions. Nous devons garder notre sang-froid. Nous estimons que rien sous la barre des 40 lancers par match ne va nous permettre de l'emporter. »

Boucher a souligné le brio de Craig Anderson devant le but des siens.

« Les Rangers déploient tellement de vitesse qu'ils créent plusieurs échappées par match. C'est inévitable. Nous aurons besoin qu'il soit solide, comme il l'a été ce soir. Les Rangers ont un très bon gardien, mais nous en avons un également. »

L'entraîneur a relevé l'effort du trio de joueurs de soutien que pivote Zack Smith, avec les ailiers Viktor Stalberg et Tommy Wingels.

« Le trio de "Smithy" nous a donné du rythme en deuxième période grâce à de bonnes présences en fond de territoire adverse, a-t-il argué. Ces trois-là ont été l'étincelle pour les autres trios qui ont emboîté le pas. Ils ont assurément commencé le bal. »

Le premier duel n'a pas été particulièrement viril, avec 67 mises en échec au total - avantage 37-30 pour les Rangers.

Les équipes ont minimisé les erreurs en défense. Les Sénateurs ont commis trois revirements de plus que leurs rivaux - 13-10.

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