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Murray connaît peu de choses des Sharks

Le gardien recrue des Penguins s'en remet à son instinct afin de frustrer les champions de l'Ouest

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

PITTSBURGH - Les Penguins de Pittsburgh espèrent que le jeune Matt Murray va conserver son petit côté insouciant en Finale de la Coupe Stanley.

L'attitude détachée, va-comme-ça-peut, qu'il affiche jusqu'à maintenant en séries éliminatoires le sert très bien.

Quand on demande au gardien recrue âgé de 22 ans ce qu'il connaît des Sharks de San Jose, il répète la question, dans le but évident de gagner du temps afin d'y réfléchir, avant de répondre, sourire en coin.

« C'est une bonne question. »

La réalité est qu'il ne connaît pas grand-chose, hormis « qu'ils ont un très bon jeu de puissance et un très bon gardien », et c'est préférable ainsi.

« Je n'ai pas été dans le détail encore, s'est-il excusé. J'ai regardé plusieurs de leurs matchs. C'est toute une équipe, de toute évidence. »

Il n'est pas du genre également à s'attarder aux tendances de ses adversaires, à décortiquer leurs faits et gestes.

« Pas réellement, pour être franc, admet-il. Je regarde peut-être de plus près certains joueurs, mais vraiment rien de spécifique. Je sais par exemple que Joe Thornton est un passeur, que Joe Pavelski est un franc-tireur, que Brent Burns dégaine rapidement et que Marc-Édouard Vlasic est excellent pour envoyer la rondelle au travers de la circulation dense devant le filet. Ce sont des trucs que je peux observer en regardant les matchs à la télé.

« Vous voulez vous donner le plus d'avantages possible avant le début de la Finale. Quand vous jouez les matchs toutefois, vous ne devez pas trop penser, mais plutôt donner libre cours à votre instinct. »

Fleury reste un allié

Confiné au rôle de réserviste, le vétéran Marc-André Fleury continue de ronger son frein avec le sourire. Il faut connaître le bonhomme pour savoir qu'il sourit tout le temps, peu importe.

Dimanche toutefois, on a eu le sentiment que les nombreuses questions au sujet de Murray ainsi que de son propre avenir chez les Penguins avaient fait perdre au Sorelois sa sempiternelle joie de vivre. Il aurait sans doute préféré parler de lui comme gardien partant de la série.

« C'est sûr que j'aimerais me retrouver dans l'action. J'étais habitué de jouer beaucoup. J'adore garder le but à ce stade de la saison, c'est le 'fun', a-t-il commencé par dire. La sensation est différente quand tu ne fais qu'ouvrir la porte pendant les matchs. C'est la situation avec laquelle je suis confrontée dans le moment et je dois l'accepter. »

Cela dit, n'allez pas croire que Fleury ne continuera pas d'être un allié de taille pour Murray et un bon coéquipier.

« L'équipe passe en premier. Je ne fais pas passer mes propres intérêts personnels avant. Ce n'est pas le moment d'être égoïste, c'est plus important que nous gagnions la Coupe Stanley. Je joue à Pittsburgh depuis longtemps, j'aimerais voir la ville remporter un autre championnat. Je suis prêt à aider l'équipe et Matt, et de tout faire afin d'être prêt si on fait appel à mes services. »

Fleury ne peut pas faire autrement que d'être émerveillé par le flegme et l'assurance de son jeune coéquipier.

« À son âge, je n'étais pas autant insouciant que lui », a-t-il admis plus tôt en séries.

Fleury s'avère être un bon mentor pour Murray, mais être un bon mentor signifie de bien doser les informations qu'il lui refile.

« Je dois trouver l'équilibre entre bien le soutenir et ne pas le bourrer d'informations, a-t-il soumis. Tu peux parfois souligner à un collègue gardien qu'un tel joueur aime tirer du côté de la mitaine. Mais un soir donné, il va marquer en tirant du côté du bâton. Tu cours alors le risque de tout le mêler. Le plus important pour un gardien, c'est d'utiliser son instinct et d'essayer de bien lire le langage corporel des tireurs », a résumé Fleury.

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