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Muller très heureux d'être de retour à Montréal

L'entraîneur associé savoure son opportunité d'améliorer le jeu de puissance des Canadiens

par Sean Farrell / Correspondant LNH.com

MONTRÉAL - L'argument qui a particulièrement convaincu Kirk Muller quand celui-ci a reçu l'appel de l'entraîneur des Canadiens de Montréal, Michel Therrien, c'est lorsqu'on lui a dit qu'il se retrouverait dans un environnement où on serait particulièrement ouvert au partage des connaissances et du vécu de tout un chacun.

Après avoir remporté la Coupe Stanley avec les Canadiens en 1993 durant sa carrière de joueur, Muller a aidé le club montréalais à présenter régulièrement un des jeux de puissance les plus efficaces dans la LNH durant ses cinq saisons au poste d'entraîneur adjoint sous les ordres de Guy Carbonneau, Bob Gainey et Jacques Martin de 2006 à 2011.

Embauché jeudi en tant qu'entraîneur associé, ce qui lui permettra d'effectuer un troisième séjour à Montréal, Muller aura encore une fois pour tâche de diriger l'avantage numérique des Canadiens, qui a pris le 25e rang dans la Ligue avec un taux d'efficacité de 16,2 pour cent en 2015-16.

« Quand on regarde les personnels d'entraîneurs qui sont rassemblés dans les clubs de la LNH présentement, on constate que ça ne tombe pas sur les épaules d'une seule personne », a fait remarquer Muller en conférence téléphonique, alors qu'il était à St. Louis. « C'est exigeant. Il y a beaucoup de travail à faire, beaucoup de temps à consacrer, et la capacité qu'a Michel à déléguer et à donner des responsabilités à tout le monde fait en sorte que ce sera un défi très plaisant. Tout le monde sait que j'adore Montréal. C'est la troisième fois que j'y vais et c'est une organisation de premier plan, du (président et chef de la direction des Canadiens) Geoff Molson jusqu'en bas de l'échelle, alors je suis très content qu'on me donne cette opportunité de revenir une autre fois. »

Entraîneur adjoint chez les Blues de St. Louis au cours des deux dernières saisons, Muller a décidé de quitter l'équipe après que celle-ci eut subi l'élimination en six matchs aux mains des Sharks de San Jose en Finale de l'Association de l'Ouest.

Therrien a communiqué avec Muller dès qu'il a appris qu'il était disponible.

« Kirk a connu beaucoup de succès avec le jeu de puissance, peu importe où il était », a noté Therrien, qui s'est arrêté au bord d'une route quelque part en Pennsylvanie afin de participer à la conférence téléphonique. « Il avait connu beaucoup de succès quand il était à Montréal. À St. Louis aussi, alors il va se retrouver avec des responsabilités importantes. C'est une responsabilité qui est exigeante, mais il a toujours été capable d'obtenir beaucoup de succès, alors c'est pourquoi on est tous très heureux que Kirk Muller se joigne à nous. »

Le jeu de puissance des Blues s'est classé au sixième rang dans la LNH avec un taux de succès de 21,5 pour cent cette saison. St. Louis a pris la quatrième place à ce chapitre (22,3 pour cent) l'hiver précédent, à l'occasion de la première campagne de Muller sous les ordres de l'entraîneur Ken Hitchcock.

Tout en évitant de désigner de façon précise quels étaient les défauts du jeu de puissance des Canadiens depuis son départ de Montréal, Muller a expliqué son approche quand vient le temps de déployer l'attaque à cinq.

« Dans le hockey d'aujourd'hui, certaines choses que les jeux de puissance efficaces ont en commun, c'est notamment qu'il y a des joueurs qui acceptent d'assurer une présence devant le filet, a indiqué Muller. C'est le point de départ. Il faut aussi qu'il y ait beaucoup de mouvement et il faut être imprévisible. Par exemple, il faut que les gars bougent beaucoup en périphérie, qu'ils aient une mentalité où ils cherchent à tirer au but. La plupart des meilleurs jeux de puissance sont menaçants quand vient le temps de tirer, ils assurent une présence solide devant le filet, ils font preuve de créativité et ils sont capables de compléter des jeux ; ça leur donne plusieurs options quand vient le temps d'attaquer et ce, partout dans la zone adverse. Les cinq joueurs sur la glace sont fortement impliqués. Le personnel est là et c'est à nous de déceler les forces de nos joueurs, de les amener à travailler ensemble et à afficher des résultats positifs. »

Muller a dit bien connaître un certain noyau de joueurs chez les Canadiens en raison de son séjour précédent au sein du personnel d'entraîneurs de la formation montréalaise, notamment les défenseurs Andrei Markov et P.K. Subban, ainsi que les attaquants Max Pacioretty et Tomas Plekanec ; ces joueurs sont des éléments-clés du jeu de puissance montréalais, tout comme le défenseur Jeff Petry ainsi que les jeunes attaquants Brendan Gallagher et Alex Galchenyuk.

« On retrouve des gars comme Markov qui est très calme et qui peut compléter des jeux, a souligné Muller. Il a les habiletés qu'il faut et il est assez mobile pour réussir à trouver le bon angle de tir. Il y a P.K., qui est évidemment un très bon patineur, qui a un excellent tir, qui peut compléter des jeux, qui est imprévisible. Il y a des gars comme Plekanec, un bon fabricant de jeu, qui calme le jeu. Gallagher est le genre de joueur qui peut aller au filet, c'est son pain et son beurre.

« Il y a donc des fabricants de jeu, des gars qui sont disposés à aller au filet et des joueurs qui ont de bons tirs ; mais je ne veux pas oublier de mentionner les autres joueurs aussi. Il s'agit de s'asseoir et de regarder les forces des gars, de déterminer où ils peuvent s'insérer, de trouver la bonne chimie qui leur permettra d'être sur la même longueur d'onde. »

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