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Mooseheads : Une lourde tâche en coulisses

La formation des Maritimes doit bien encadrer ses quatre jeunes espoirs en cette année charnière

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

Alors qu'ils géraient l'attention médiatique envers Nico Hischier et la présence de nombreux recruteurs à chacun de leurs matchs la saison dernière, les Mooseheads d'Halifax savaient bien qu'il s'agissait en fait d'une répétition générale pour ce qui pointait à l'horizon.

Cette année, il n'y a pas que le premier choix au total du repêchage de la LNH qui enfile l'uniforme rouge et vert, mais bien trois potentiels choix de première ronde - Filip Zadina, Jared McIsaac et Benoît-Olivier Groulx - et l'un des meilleurs gardiens disponibles en Alexis Gravel.

Pas de doute, l'étroite galerie de presse du Scotiabank Centre risque d'être bondée encore cette saison.

« Nous remarquons une augmentation du nombre de recruteurs en ce début de campagne, a expliqué le directeur des communications de l'équipe depuis 2014, Scott MacIntosh. C'était occupé l'an dernier avec Nico, mais il y a de nouveaux visages cette année. Je reçois des appels et des courriels sur une base quotidienne. »

Mais les Mooseheads commencent à en avoir l'habitude. Ils ont quand même produit cinq choix de première ronde en cinq ans - Nathan MacKinnon et Jonathan Drouin en 2013, Nikolaj Ehlers en 2014, Timo Meier en 2015 et Hischier en 2017.

La situation qui se présente cette année est tout de même assez unique puisqu'elle n'est survenue qu'une seule fois dans l'histoire de la LHJMQ, en 2010-11, alors que Jonathan Huberdeau, Nathan Beaulieu et Zack Phillips des Sea Dogs de Saint-Jean avaient trouvé preneur au premier tour.

Ce n'est cependant rien pour effrayer l'entraîneur-chef Jim Midgley, qui a vécu l'année d'admissibilité au repêchage de MacKinnon (1er au total) et de Drouin (3e au total) alors qu'il était l'adjoint de Dominique Ducharme.

« Les projecteurs sont sur eux, on le voit avec les demandes après et avant les matchs, a-t-il expliqué. Nous avons l'expérience du passé avec Nico, Nikolaj, Timo, Jonathan et Nathan. Nous gérons tout ça et nous aidons aussi les jeunes. Nous comprenons qu'il y a de la pression sur eux, mais c'est le hockey et ils grandissent à travers cette expérience. »

Cette expérience, c'est d'apprendre à conjuguer les entraînements et les matchs avec les études, les entrevues avec les journalistes et les entretiens avec les différents recruteurs de la LNH.

Tout cela à 17 ans.

« Ils ne peuvent pas faire des entrevues chaque jour, ce sont encore des jeunes, a affirmé le directeur général des Mooseheads, Cam Russell. Ils doivent se concentrer sur le hockey, ils ont un horaire bien chargé. Notre objectif est de gérer leur temps et de nous assurer qu'ils n'en font pas trop. »

C'est là que le rôle de MacIntosh est d'une importance primordiale. Surtout cette année, alors que les médias néo-écossais s'arrachent McIsaac, que ceux du Québec observent attentivement Groulx et Gravel et qu'il y a un intérêt généralisé pour le Tchèque Zadina, qui risque fort bien d'être repêché parmi les cinq premiers en juin prochain.

« Je n'essaie pas de protéger les joueurs des entrevues, a-t-il précisé. Je préfère même qu'ils soient exposés à cette attention. C'est une bonne formation pour les joueurs qui vont jouer dans la LNH et ça les aide à gagner en confiance devant les caméras et les micros.

« Par contre, j'essaie d'espacer les entrevues autant que possible pour que ça ne devienne pas une distraction. Généralement, le nombre de demandes augmente après le Championnat mondial junior et à l'approche du repêchage. »

Autrement dit, il y a encore beaucoup de pain sur la planche.

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