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Moments marquants des discours d'intronisation

Selanne, Kariya, Andreychuk, Recchi, Jacobs, Goyette et Drake reçoivent le plus bel honneur de leur sport

par LNH.com @LNH_FR / LNH.com

TORONTO - Sept nouveaux membres ont été intronisés au Temple de la renommée du hockey au cours d'une cérémonie lundi. Teemu Selanne, Paul Kariya, Dave Andreychuk, Mark Recchi, Danielle Goyette et Jeremy Jacobs ont tous prononcé des discours au cours de leur intronisation. 
 
Voici quelques moments marquants de leurs discours :

DAVE ANDREYCHUK: « Lent comme un escargot »

Dave Andreychuk n'a jamais été reconnu comme un sprinteur. Peut-être est-ce pour cela qu'il a été choisi pour prononcer son discours le premier parmi les sept nouveaux intronisés, a-t-il blagué.

« Ma carrière a été lente par moments, a-t-il lancé en riant. Mais comme mon dernier entraîneur (John Tortorella du Lightning de Tampa Bay) a déjà dit, "Il est lent comme un escargot. Mais pour une raison ou pour une autre, il trouve toujours un moyen de faire le travail". »

Son travail a pris fin avec une récolte de 1338 points (640 buts, 698 passes).

Ses parents travaillaient dans le domaine de l'acier. Son père, Julian, a pris sa retraite à 52 ans et s'est mis à le suivre d'une ville à l'autre par la suite.

« Chaque jour de match, à 16 h, il recevait un appel de ma part, a mentionné Andreychuk. Nous ne parlions pas de la partie que j'allais jouer. Nous parlions d'autres choses. 

« Je te remercie pour ton soutien

Andreychuk a ensuite regardé la foule.

« Ne pleure pas papa », a-t-il déclaré.

Trop tard. Julian pleurait à chaudes larmes.

Mais au cours de cette soirée, les larmes avaient leur place.

TEEMU SELANNE: Toujours lié à Paul Kariya

Selanne a amorcé son discours en parlant de Paul Kariya.

« J'ai demandé à Paul s'il voulait faire mon discours, mais il m'a dit que je devais le faire, a-t-il noté. Alors allons-y. »

Selanne a souligné qu'il était un petit garçon natif de la Finlande, et que si quelqu'un lui avait dit à l'époque quel genre de carrière il allait connaître, il aurait trouvé cela dur à croire.

« Mon objectif était de jouer dans la meilleure ligue de Finlande, mon rêve était de jouer pour l'équipe nationale, et mon fantasme était de jouer dans la LNH, a-t-il révélé. La LNH me semblait hors d'atteinte. Je ne croyais pas que j'allais y arriver, mais toutes ces choses se sont passées très, très rapidement. Il y a évidemment plusieurs personnes qui m'ont aidé en cours de route afin que tout cela devienne possible. »

Selanne a remercié plusieurs de ces personnes, mais il a conclu avec la personne qu'il avait nommée en premier.

« Il y a un gars que je vais toujours vouloir remercier, a-t-il dit. C'est ce gars-là, Paul Kariya. Honnêtement, selon moi, il est de loin le meilleur joueur avec qui j'ai joué. J'ai tellement appris de toi. »

Ils formaient un étrange couple; Selanne était extroverti, Kariya était de nature réservée. Selanne a blagué qu'il tentait de faire de Kariya une personne normale.

« Tout ce que tu as fait pour moi, j'en suis tellement fier, a-t-il déclaré. Merci beaucoup. »

PAUL KARIYA: Sa vision devient réalité

Kariya a remercié ses mentors qui l'ont guidé tout au long de sa vie et de sa carrière, et il a commencé par Enio Sacilotto, qui l'a dirigé au niveau midget au Burnaby Winter Club. Sacilotto a remis aux membres de son équipe une cassette portant sur la visualisation.

« Pendant le reste de ma carrière, a indiqué Kariya, j'ai passé des heures incalculables les yeux fermés, en me voyant être Wayne Gretzky, contourner le filet, remettre à Jari Kurri dans l'enclave, ou alors faire comme Adam Oates et effectuer des passes transversales du revers sans regarder à Brett Hull, qui tirait sur réception.

« En déambulant dans ce Temple et en regardant dans la foule ce soir, je me suis souvenu de tous ces membres du Temple de la renommée qui ont influencé la manière dont j'ai joué, ou qui m'ont pris sous leur aile et m'ont montré ce que c'était que d'être un professionnel sur la glace et hors de celle-ci. Alors merci à vous tous de m'avoir inspiré et guidé. »

Kariya a remercié tous ses coéquipiers, mais a porté une attention particulière à deux d'entre eux.

« Steve Rucchin, qui a été mon joueur de centre pendant neuf saisons, merci d'avoir fait toutes ces choses que j'étais incapable de faire sur la glace, comme appliquer de l'échec avant, me replier, aller dans les coins de la patinoire ou bien jouer en défensive, pour n'en nommer que quelques-unes, a énuméré Kariya. Et Teemu, je ne serais simplement pas debout ici ce soir si je n'avais pas eu la chance de jouer avec toi. Nous serons toujours des frères, dans cette vie et dans l'autre. »

DANIELLE GOYETTE: L'influence de Pat Quinn

Goyette a raconté une de ses rencontres avec le regretté Pat Quinn au cours des Jeux olympiques d'hiver 2002.

Goyette a remporté trois médailles d'or olympiques alors qu'elle représentait le Canada : l'argent à Nagano en 1998 ainsi que l'or à Salt Lake City en 2002 et à Turin en 2006.

À l'approche des Jeux de 2002, l'équipe nationale avait perdu huit matchs consécutifs à l'aube du tournoi et ne faisait pas office de favorite pour remporter la médaille d'or.

Alors qu'elle se trouvait avec son ancienne coéquipière Geraldine Heaney, Goyette a raconté qu'elle avait croisé Pat Quinn, qui dirigeait l'équipe masculine du Canada cette année-là, alors qu'il se trouvait sur un banc en train de fumer un cigare près du village des athlètes. Ils ont finalement fait un pari avec Quinn, et ce dernier leur devrait un cigare si elles remportaient la médaille d'or.

« Il a tenu sa promesse, nous sommes revenues le lendemain avec notre médaille d'or autour du cou, a raconté Goyette. Croyez-moi, lorsque vous remportez une médaille d'or, vous voulez la porter le plus souvent possible.

« Nous avons vu Pat et il nous dit : "Les filles, venez ici. Je suis fier de vous. Le match d'hier a été fantastique, et malgré toutes les punitions, vous êtes demeurées concentrées et calmes sur le banc. Oh, et en passant, voilà pour vous". Il a fouillé dans son veston et nous a donné un cigare à chacune et il a ajouté : "Danielle, les gars vont disputer le match de la médaille d'or dans quelques jours, et je promets que je vais leur dire de jouer comme les filles, et ils vont comprendre ce que je veux dire par là." 

« C'est à ce moment que j'ai compris que nous avions laissé une grande impression sur le Canada. »

MARK RECCHI: Un homme de plusieurs équipes

La soirée de Recchi a commencé alors que l'une de ses idoles d'enfance, le centre membre du Temple de la renommée Bryan Trottier, lui a présenté sa plaque du Temple de la renommée.

Au cours de sa carrière de 22 ans, Recchi a porté les couleurs des Penguins de Pittsburgh, des Flyers de Philadelphie, des Canadiens de Montréal, des Hurricanes de la Caroline, des Thrashers d'Atlanta, du Lightning de Tampa Bay et des Bruins de Boston.

Sa carrière de joueur a pris fin sur la meilleure note possible, alors qu'il a remporté la Coupe Stanley en 2011 dans sa province natale alors que lui et les Bruins avaient vaincu les Canucks de Vancouver dans le match numéro 7 de la Finale de la Coupe Stanley au Rogers Arena.

« Je n'aurais pu demander une meilleure manière de mettre un terme à ma carrière, en Colombie-Britannique, en remportant un championnat pour [M. Jacobs] pour une équipe qui n'avait pas soulevé [la Coupe Stanley] en 39 ans, a expliqué Recchi, qui est natif de Kamloops, en Colombie-Britannique. C'est une chose dont je suis très fier.

« Quelle belle manière de conclure ma carrière. C'était tout simplement incroyable. »

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