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Michel Therrien n'apprécie pas qu'on questionne les décisions qu'il prend

LNH.com @NHL

PITTSBURGH - Michel Therrien n'est pas différent de ses homologues entraîneurs. Il n'apprécie pas qu'on remette en question, après coup, les décisions qu'il prend dans le feu de l'action.

Samedi soir, l'entraîneur des Penguins de Pittsburgh a quelque peu été piqué au vif quand on évoqué la pertinence d'utiliser le vétéran Gary Roberts en supériorité numérique. Dimanche midi, il s'est raidi quand on lui a parlé du temps d'utilisation d'Evgeni Malkin, qui a été supérieur à celui de Sidney Crosby. Le débat a été lancé sur les ondes de la télévision américaine de NBC, au cours du quatrième match de la finale de la coupe Stanley.

"Ce que les gens disent, a affirmé Therrien à un moment donné sans compléter sa phrase. Je respecte leurs opinions, mais j'ai les miennes. Nous ici, on met l'accent sur la notion d'équipe. Et nous allons respecter le concept jusqu'au bout."

A micros fermés, au moment où il retournait dans ses quartiers du Mellon Arena, Therrien ne s'est pas gêné pour faire connaître son mécontentement à l'endroit des observateurs qui jouent les "gérants d'estrade".

Auparavant, il avait calmement expliqué que Malkin a grapillé 45 secondes de jeu de plus que Crosby, lors des situations de supériorités. Le Russe a passé 23 minutes 24 secondes sur la glace, comparativement à 22:39 pour le numéro 87.

"C'est le maximum qu'ils peuvent prendre, à forces égales et en avantage numérique, a-t-il souligné. On veut qu'ils concentrent toute leur énergie afin de créer de l'attaque. Je fais en sorte qu'ils maximisent leurs aptitudes, c'est ma tâche. La recette a donné de bons résultats jusqu'à maintenant parce que nous sommes en finale de la coupe Stanley."

Therrien a dit gérer le temps de jeu du vétéran Marian Hossa de la même façon.

"A Atlanta, Marian jouait en moyenne 22-23 minutes par match. Ici, on l'utilise dans environ 19 minutes. La différence, c'est l'infériorité numérique. Il a moins de temps de glace en infériorité.

"Je ne veux pas utiliser Sidney et Marian en désavantage parce que l'objectif premier est d'écouler le temps."

Gros défi

Le défi qui se dresse devant les Penguins est fort simple, et colossal à la fois: vaincre les Red Wings trois fois d'affilée, ou sinon ils seront contraints d'assister à leurs célébrations de la coupe Stanley.

Au lieu de regarder la montagne au loin, les joueurs veulent s'attaquer à la première côte qui y mène.

"Il n'y a pas d'autres façons de voir ça, a affirmé l'ailier Pascal Dupuis. Un match à la fois."

Dupuis s'y connaît en la matière. Il a été un rouage important des deux remontées de 1-3 que le Wild du Minnesota a orchestrées au cours de la même année, en 2003.

"On a vaincu l'Avalanche du Colorado et les Canucks de Vancouver en revenant de l'arrière de deux matchs, s'est-t-il remémoré. Les deux fois, on est allé chercher deux des trois derniers matchs de la série à l'étranger."

Dupuis s'était mis en évidence dans les deux septièmes matchs des séries, en marquant un but contre l'Avalanche et deux face aux Canucks.

"C'est sûr que je vais partager mon expérience avec les gars, a-t-il dit. Nous sommes une équipe plus talentueuse qu'était le Wild."

Les joueurs s'accrochent à tout ce qu'ils peuvent quand leur équipe est acculée au mur. L'attaquant Maxime Talbot avait une façon pour le moins originale d'aborder le défi.

"Je vois ça comme s'il s'agissait d'un tournoi pee-wee. C'est comme si on se retrouvait en quart de finale et qu'on devait remporter trois matchs pour gagner le tournoi."

Quant à Therrien, il n'avait pas le goût de remonter dans le passé afin de puiser ses propres sources d'inspiration. Il a simplement rappelé avoir surmonté un retard semblable comme entraîneur au moins une fois, il y a quelques années, à la barre de l'équipe-école des Penguins.

"Moi mon unique source d'inspiration, c'est de remporter la coupe Stanley", a-t-il tranché, en souriant.

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