Skip to main content

Maxime Comtois sait mieux gérer la pression

L'attaquant québécois pourrait être le seul représentant de la province à se tailler un poste au sein d'Équipe Canada junior

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

Les résultats sont là, la production est constante et les critiques à son endroit se font rares. Pourtant, Maxime Comtois n'a pas changé grand-chose à son style de jeu. 

Le choix de deuxième ronde des Ducks d'Anaheim (50e au total) en juin dernier est le même joueur, mais il est surtout mieux outillé pour gérer tout ce qui vient avec le fait d'être considéré comme l'un des bons espoirs québécois de sa cuvée.

Et ça, il l'a appris à travers les hauts et les bas de son admissibilité au repêchage alors qu'il a été largement critiqué en raison de sa production bien en deçà des attentes.

« Je ne pense pas que je joue plus léger, a déclaré l'attaquant des Tigres de Victoriaville. J'ai juste appris à contrôler le stress de toute une saison. Ç'a été une année difficile pour moi l'an dernier et j'ai appris de ça.

« Cette saison, il y a d'autres grosses choses qui peuvent se produire pour moi. Chaque année vient avec une pression différente et je pense que je la gère mieux cette année. »

L'une de ses « grosses choses » est peut-être une participation au Championnat mondial junior. Le Québécois de 18 ans est l'un des deux seuls représentants de la province - avec le gardien Samuel Harvey - à prendre part au camp de sélection qui se tient à Sainte Catharines, en Ontario, jusqu'à vendredi.

La lutte sera féroce pour décrocher l'un des 13 postes disponibles à l'attaque. Mais comme il le dit si bien, la puck roule pour lui en ce moment.

Après avoir vu sa production diminuer de neuf points par rapport aux 60 de sa saison recrue, Comtois fonctionne à un rythme d'un point par match (15 buts, 14 aides) depuis le début de la campagne.

Il a aussi fait bonne impression à la Série Canada-Russie en récoltant une aide et six tirs au but en deux rencontres. Sans oublier le but qui a décidé de l'issue de la série lors des tirs de barrage qui ont suivi le dernier match. 

Il récolte donc les fruits de son travail, ce qui n'était pas nécessairement le cas l'an dernier alors que tous les yeux étaient tournés vers lui.

« Pour être honnête, je vois le même Maxime Comtois, a expliqué l'entraîneur des Tigres, Louis Robitaille. La seule différence, c'est que je vois un gars qui réussit à profiter de ses chances. Je vois la même énergie, la même passion et la même éthique de travail. Il a une grande confiance de ses moyens.

« La ligne est très mince entre la victoire et la défaite et c'est la même chose entre marquer et ne pas le faire. C'est pour ça que c'est important de mettre l'accent sur la manière. Cette année, il récolte ce qu'il sème. »

Profil intéressant

S'il a assurément de la compétition à ce chapitre, Comtois a un profil qui correspond historiquement à ce que recherchent les dirigeants de Hockey Canada. Avec son gabarit (6 pieds 2 pouces, 212 livres), sa hargne et sa combativité, le Québécois pourrait bien décrocher un poste au sein des trios de soutien de la formation.

À la sortie des blocs, le Québécois semble être en compétition directe avec l'attaquant de l'Attack d'Owen Sound Jonah Gadjovich, un choix de deuxième tour des Canucks de Vancouver en 2017 (55e au total). Les deux ont environ le même gabarit et peuvent offrir le même genre de contribution autant offensivement que défensivement. Et le plus important, ils savent aussi entrer dans la tête de l'adversaire.

« Maxime Comtois est un des joueurs les plus complets, sinon le plus complet de la LHJMQ, a affirmé Robitaille. Il joue sur mon désavantage numérique, sur mon avantage numérique et sur mon premier trio. Il peut être utilisé à toutes les sauces. C'est important pour lui de ne pas se fier seulement à sa production, mais aussi de jouer de la bonne façon. » 

C'est aussi ce que lui ont dit les Ducks lorsqu'ils l'ont renvoyé au niveau junior au terme de son premier camp d'entraînement professionnel.

« La chose la plus importante, c'est de rester moi-même et de ne pas changer mon style de jeu parce que je suis repêché, a fait valoir Comtois. Si je commence à jouer fancy, ça ne fonctionnera pas; je suis un gars qui joue dur dans les deux sens. Je dois être moi-même, me concentrer sur mon jeu et les bonnes choses vont arriver. »

En voir plus

La LNH utilise des témoins, des pixels invisibles et d'autres outils technologiques similaires. En naviguant sur les sites web de la LNH et ses autres services en ligne, vous acceptez les pratiques décrites dans notre Politique de confidentialité et dans nos Conditions générales d'utilisation, incluant notre Politique sur les témoins.