Skip to main content

Martinsen espère être de retour avec les Canadiens l'an prochain

La passion et la culture de hockey à Montréal ont fait bonne impression sur l'attaquant norvégien

par Emna Achour / Correspondante LNH.com

PARIS -- Andreas Martinsen admet qu'il lui est arrivé de se pincer pour s'assurer qu'il ne rêvait pas, que c'était bien vrai qu'il jouait dorénavant pour les Canadiens de Montréal.

L'attaquant de 26 ans a été échangé de l'Avalanche du Colorado au Tricolore en retour de Sven Andrighetto à la date limite des transactions en mars dernier. Il avait précédemment fait ses débuts dans la LNH en signant un contrat avec l'Avalanche à titre de joueur autonome le 15 mai 2015.

Tout un exploit pour l'athlète de Bærum, en banlieue d'Oslo en Norvège, qui n'a jamais été repêché dans la Ligue nationale de hockey. Et qui n'a commencé à s'intéresser au hockey qu'à l'âge de huit ans, après que sa sœur l'eut invité à une de ses séances d'entraînement.

« Parfois, quand j'étais assis dans le but, dans l'avion ou seul dans ma chambre d'hôtel, il m'arrivait de repenser à la chance que j'ai et au fait que je rêvais tellement de ce moment précis quand j'étais enfant, a déclaré Martinsen. Tout le monde dans ma ville natale qui connaît le hockey connaît les Canadiens de Montréal. C'était énorme pour tout le monde et c'était un peu plus facile pour eux de suivre les matchs puisque Montréal est sur la côte Est. »

Malgré le fait qu'il n'a disputé que neuf matchs avec le Tricolore en saison régulière et seulement deux lors de la série de première ronde des Canadiens contre les Rangers de New York, qui s'est terminée en six rencontres, Martinsen a eu le temps de s'imprégner de la culture hockey à Montréal et de la passion que les partisans vouent à leur équipe, surtout au printemps.

« Même quand j'étais avec le Colorado et qu'on venait jouer au Centre Bell, je trouvais déjà ça spécial, a-t-il dit. Alors quand j'étais rendu du côté de l'équipe à domicile, c'était encore plus particulier. Marcher dans l'amphithéâtre pendant les séries éliminatoires, entendre les partisans hurler comme des fous… c'était probablement une des expériences les plus incroyables de ma vie. »

L'athlète de 6 pieds 3 pouces et 220 livres espère qu'il a fait suffisamment bonne impression auprès de la direction des Canadiens, lui qui sera bientôt à la recherche d'un nouveau contrat puisqu'il deviendra joueur autonome sans compensation le 1er juillet prochain.

« Ils ne m'ont rien dit de particulier à la fin de la saison, mais j'ai eu l'impression qu'ils m'ont bien aimé, a mentionné Martinsen. On verra ce qui arrivera. J'espère qu'ils voudront bien me ramener l'an prochain. »

Depuis le début du Championnat du monde 2017 de la FIHG, Martinsen a inscrit un but en six rencontres pour l'équipe norvégienne et décoché 11 tirs au but. Patrick Roy, son ancien entraîneur avec l'Avalanche, avait été très élogieux à son endroit après qu'il eut marqué son premier but dans la LNH.

« Protection de la rondelle, gabarit, vitesse, excellent tir - il a tout », avait dit Roy à l'époque.

Rencontré après la défaite de la Norvège 5-0 face au Canada, lundi, l'entraîneur de Martinsen avec l'équipe norvégienne, Petter Thoresen, abondait dans le même sens que Roy.

« Je pense qu'il avait joué son meilleur match lors de notre précédente rencontre face à la Finlande, mais il a très bien fait ce soir aussi, a-t-il dit. Il exerce beaucoup d'échec-avant, possède un très bon gabarit et c'est un joueur puissant qui travaille extrêmement fort pour l'équipe. C'est tout simplement le genre de joueur qu'il est. »

À la suite de sa défaite contre le Canada, la Norvège a officiellement été éliminée de la ronde éliminatoire au Championnat du monde 2017 de la FIHG. Après son dernier match à Paris, mardi contre le Bélarus, Martinsen prévoit passer l'été avec sa fiancée et leur jeune fille de sept mois à visiter leur famille en Norvège, mais aussi en Suède et au Danemark.

Parions qu'il passera aussi un peu de temps à repenser à la fin d'année qu'il vient de connaître, sans toutefois trop s'emballer pour la suite des choses.

« J'y suis, j'ai réussi à me rendre à la Ligue nationale, mais je ne veux pas non plus m'emporter. Il faut toujours établir de nouveaux objectifs afin de tenter de demeurer dans la ligue le plus longtemps possible, a-t-il évoqué. Je veux rester affamé. »

En voir plus