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Martin poursuit les expériences afin de relancer le deuxième trio du Canadien

LNH.com @NHL

BROSSARD - Le Canadien ne s'assoit pas sur ses lauriers parce qu'il vient de mettre fin à sa série d'insuccès. L'entraîneur Jacques Martin va muter Maxim Lapierre à l'aile droite au sein du trio de Tomas Plekanec et il pourra miser sur le retour du vétéran joueur de centre Glen Metropolit, jeudi, quand le Tricolore va poursuivre son séjour à domicile en accueillant les Islanders de New York.

Comme à l'accoutumée, Martin s'est gardé de dévoiler l'identité du gardien qu'on enverra dans la mêlée. Pourrait-on revoir Jaroslav Halak, qui a bien fait dans le gain de 2-1 arraché aux Thrashers d'Atlanta?

"Je me donne une nuit de sommeil pour y réfléchir. Au lendemain d'un match, c'est trop embrouillé dans mon esprit pour que je puisse prendre une décision éclairée", a lancé l'entraîneur à la blague.

Halak a subi une légère blessure au menton, mercredi, lorsqu'il a été atteint d'un tir haut de Metropolit. Il a quitté la séance d'entraînement pendant quelques minutes afin d'être traité pour une légère coupure.

L'ailier Guillaume Latendresse n'a pas complété la séance, "étant incommodé par une blessure au bas du corps".

"Ce n'est rien de sérieux. Guillaume devrait être à son poste jeudi", a précisé Martin.

La présence de Lapierre aux côtés de Plekanec et d'Andrei Kostitsyn a créé une ouverture à la position de centre de la troisième unité. C'est Kyle Chipchura qui la comblait, mercredi.

"On essaie de trouver la combinaison qui va aider le deuxième trio à produire offensivement, a expliqué Martin, après avoir fourni la possibilité aux jeunes Max Pacioretty, Latendresse et Matt D'Agostini de faire leurs preuves en compagnie de Plekanec. Maxim a de bonnes habitudes de travail. Il est rapide et combatif.

"Je ne tente pas l'expérience afin de l'aider à obtenir des points, a-t-il ajouté. Ses principaux atouts sont son intensité et sa capacité à provoquer des revirements."

Martin sait que le gros trio formé des Scott Gomez, Brian Gionta et Mike Cammalleri ne peut tout faire seul.

Lapierre a un lointain souvenir de la dernière fois qu'on l'a utilisé à l'aile: "ça devait être à Hamilton". Il n'a aucune objection à tenter l'expérience.

"Je vais préconiser mon style qui est basé sur l'effort, soit travailler dans les coins de bande dans les deux zones pour récupérer la rondelle", a-t-il dit.

Lapierre, âgé de 24 ans, s'est dit peu préoccupé par sa faible contribution à l'attaque d'une passe cette saison.

"Je connais habituellement de lents départs. Il n'y a que huit matchs de joués. Il en reste plusieurs. C'est à la fin de la saison qu'on pourra porter un jugement sur la fiche que j'aurai."

La saison dernière, le patineur natif de Saint-Léonard a totalisé 28 points, incluant 15 buts, en 79 rencontres.

"Je ne suis pas un feu de paille, a-t-il résumé. Je redouble d'ardeur sur la glace et dans le gymnase. Je sais que je suis sur la bonne voie. Dernièrement, je m'imposais davantage de pression parce que l'équipe éprouvait des problèmes. Si l'équipe se replace, je vais moins m'en faire."

Metropolit va effectuer un retour après avoir raté six matchs en raison d'une blessure aux côtes.

"C'est un joueur de soutien important pour nous, a commenté l'entraîneur. C'est un centre droitier qui se tire bien d'affaire sur les remises en jeu. Il peut jouer en infériorité numérique et même en supériorité. Sa présence va stabiliser les troisième et quatrième trios."

(...)

Jacques Martin prône la patience dans le cas des jeunes joueurs qui tardent à se mettre en marche. Andrei Kostitsyn, Maxim Lapierre, Guillaume Latendresse, Max Pacioretty, Matt D'Agostini et Kyle Chipchura totalisent deux buts et quatre passes en 44 matchs, en plus d'un différentiel de moins-15 en défense. Si on enlève le but et les deux passes de Kostitsyn, les cinq autres joueurs se partagent un filet et deux aides.

"Je suis patient tant qu'on mérite ma patience", a affirmé l'entraîneur, en évoquant le cas de Martin Rucinsky, à l'époque où il faisait partie du personnel d'entraîneurs des Nordiques de Québec, au début des années 1990.

"Les Nordiques avaient fait l'acquisition de Rucinsky, un premier choix de repêchage des Oilers d'Edmonton. Il n'avait pas connu un bon camp d'entraînement et on s'apprêtait à le céder à la Ligue américaine. Pierre Pagé (le directeur général à l'époque) avait pris la décision de lui accorder un essai de 20 matchs. Il n'avait rien fait au cours des 10 premiers matchs, avant de se mettre en marche. Il s'est établi comme un bon joueur dans la Ligue nationale."

Martin exige des jeunes qu'ils fournissent l'effort, sinon ils subiront les conséquences, comme c'est arrivé à D'Agostini en début de saison.

"Matt a écopé une mauvaise pénalité et je lui ai parlé après le match. A la rencontre suivante, il a écopé une autre mauvaise pénalité et je l'ai laissé sur le banc pendant une période. Il a encore écopé une mauvaise pénalité au match suivant, et je lui ai fait sauter un match", a-t-il confié.

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Max Pacioretty a le moral dans les talons, n'ayant pas réussi de but dans la LNH depuis le 20 janvier.

"??????a doit faire 35 matchs que je n'ai pas marqué. La confiance est à son plus bas, admet le jeune Américain. Je jugeais plus sévèrement mes performances dernièrement en raison des insuccès de l'équipe. La victoire de mardi va redonner confiance au groupe de joueurs. J'espère que, personnellement, ça va m'aider."

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Marc-André Bergeron s'estime chanceux de ne pas avoir subi de blessure, mardi, après avoir vu la séquence vidéo de la sévère la mise en échec que Colby Armstrong, des Thrashers d'Atlanta, lui a appliquée au cours du deuxième vingt.

"C'est sans doute la plus dure mise en échec que je reçois depuis que j'évolue dans les rangs bantam, a argué le Trifluvien. C'est un peu de ma faute parce que je me suis placé dans une position vulnérable. C'est là qu'on voit que mon temps de réaction n'est pas à point. Armstrong m'a fait payer le prix parce que j'ai manqué le camp d'entraînement."

Sur le coup, le vétéran défenseur a craint d'avoir subi une commotion cérébrale. Il s'est vite remis sur pieds, mais il vacillait comme un boxeur qui a un compte de huit.

"Un joueur des Thrashers (Mark Popovic) est venu me voir pour me demander si j'étais correct. Je lui ai répondu de me laisser me remettre.

"A mon retour au banc, j'avais retrouvé mes sens. J'ai pu continuer et j'ai passé une excellente nuit. A l'entraînement, tout s'est bien passé. J'ai déjà subi une commotion à ma première année chez les professionnels, à Hamilton. Je sais que c'en est pas une, a-t-il assuré. Je suis heureux d'être sur pieds. Il (Armstrong) aurait pu me blesser sérieusement. Il n'a jamais ralenti sa course. Il aurait pu y aller plus mollo pour m'enlever la rondelle. Ce n'était pas son intention. Je crois que c'est le type de mise en échec que la Ligue nationale veut enrayer."

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Georges Laraque, qui n'a eu que trois petites minutes de temps d'utilisation mardi, a eu un long entretien en compagnie de l'adjoint à l'entraîneur, Kirk Muller, au centre de la patinoire où le CH s'entraîne au complexe sportif Bell. La discussion a été animée par moments.

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