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Martin Jones sauve les Sharks

Le gardien résiste à un bombardement en règle de 46 lancers des Penguins

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

PITTSBURGH - La Coupe Stanley est restée dans son boîtier, le champagne au frais. La saison de la LNH n'est pas terminée. Les Sharks de San Jose l'ont étirée d'au minimum trois jours en évitant l'élimination grâce à un gain de 4-2 face aux Penguins de Pittsburgh, jeudi.

Prêts à célébrer un premier championnat en 56 ans d'une équipe sportive professionnelle à Pittsburgh, les 18 596 spectateurs au Consol Energy Center et les quelques dizaines de milliers de partisans à l'extérieur ont dû rentrer penauds à la maison.

 

Ils devaient maudire le gardien des Sharks Martin Jones qui s'est dressé comme un mur après avoir cédé deux fois en début de match. Jones a été époustouflant, auteur de 44 arrêts.

« Il est à son mieux quand il est très occupé. Sa fiche est moins bonne quand il fait face à une vingtaine de lancers. C'est pour ça qu'on a laissé les Penguins tirer 46 fois », a lancé à la blague le défenseur des Sharks Marc-Édouard Vlasic.  

Maintenant en retard 3-2 dans la série, les Sharks tenteront de provoquer la présentation d'un septième match à Pittsburgh en s'imposant dans le match no 6 au SAP Center, dimanche (20 h (HE); TVA Sports, CBC, NBCSN).

Video: Les Sharks demeurent en vie avec un gain de 4-2

« Notre objectif n'était pas de gâcher le "party" à Pittsburgh. Nous n'avons pas abordé le sujet entre nous et nous ne savions pas ce qui se passait en ville. Nous voulions simplement jouer un bon match et ramener la série à San Jose », a dit Vlasic.

Logan Couture a été l'autre grande vedette des champions de l'Ouest, avec un but et deux passes. Brent Burns, Melker Karlsson et Joe Pavelski, dans un filet désert pour son 14e des séries, ont été leurs autres marqueurs.

Evgeni Malkin, qui a offert toute une performance, et Carl Hagelin ont fourni la réplique des Penguins.

Le gardien recrue des Penguins Matt Murray a paru nerveux en première période, permettant trois filets sur les cinq premiers lancers qu'il a reçus. Il a bloqué 18 lancers au total.

« J'étais nerveux, comme je le suis toujours en début de match. Mais je n'estime pas avoir cédé sous la nervosité, a argué Murray. Je me suis ressaisi par la suite. J'ai fermé la porte après le troisième but.

« Quand on consulte la feuille de pointage, on voit bien que Jones a fait la différence. Nous serons en bonne position si nous continuons à jouer de cette façon. Nous restons un groupe confiant. »

Les Penguins tenteront de se reprendre en Californie, où ils pourraient remporter la Coupe Stanley pour la quatrième fois de leur histoire à l'étranger - Minnesota (1991), Chicago (1192) et Detroit (2009).    

Déferlement d'action

La soirée a commencé en fanfare, les équipes échangeant un doublé de buts au cours des cinq premières minutes de jeu.

Les Sharks n'avaient pas inscrit le premier d'un match ni joué avec l'avance depuis le début de la Finale. Ils ont vite réglé ça.

Le défenseur Burns a d'abord surpris Murray, à 1:04, après avoir contourné vivement le filet de la droite vers la gauche et en tirant dans la lucarne, exactement comme l'a fait Joonas Donskoi en prolongation dans le troisième match.

À 2:53, Couture a ensuite fait dévier le tir en provenance de la ligne bleue de Justin Braun.

La réplique des Penguins a été tout aussi expéditive. Malkin a fait payer la pénalité pour avoir retardé le jeu dont a écopé Dainius Zubrus pour faire 2-1, à 4:44. Son lancer au bas du cercle droit a dévié sur le patin gauche de Braun.

Vingt-deux secondes après la reprise du jeu, à 5:08, Hagelin a été crédité du but égalisateur. Le tir de Nick Bonino l'a effleuré au haut du corps, tout juste devant Jones.

Les hôtes ont par la suite tout fait, sauf prendre les devants. Chris Kunitz et Phil Kessel ont frappé le poteau au cours de leur deuxième jeu de puissance. Dans le cas de Kessel, son tir a bifurqué d'un poteau vertical à l'autre.  

Après avoir résisté à la tempête, les Sharks ont repris l'avance, à 14:47. Karlsson a profité de la présence d'esprit de Couture qui lui a fait une passe-arrière sur réception du relais du défenseur Brenden Dillon.

C'était seulement le cinquième lancer auquel était confronté Murray.

Son opposant Jones lui volait la vedette. Ç'a été d'autant vrai au cours de la deuxième période, alors qu'il a résisté au barrage de 17 tirs des Penguins. Il a frustré Bryan Rust au terme d'une poussée, Bonino sur un retour de lancer et Patric Hornqvist sur une pièce orchestrée par Malkin et Sidney Crosby.

Malkin était dans une bonne soirée et l'entraîneur Mike Sullivan l'a maintes fois utilisé avec Crosby.  

Après deux périodes, les Penguins dominaient 32-15 dans les tirs, mais tiraient de l'arrière par un but.

En troisième, les Penguins ont continué de se buter à Jones qui affichait sa forme des grands soirs.

« Je me suis compliqué la tâche en accordant des retours difficiles. J'ai tenté de récupérer en couvrant bien le bas du but », a expliqué Jones.

Pavelski a finalement obtenu son premier but de la Finale en envoyant le disque dans le filet abandonné, à 1:20 de la fin du temps réglementaire.

 

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