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Martin Jones permet aux Sharks d'espérer

Vlasic espère que le gardien a encore deux gros matchs dans le corps

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

SAN JOSE - Pour les observateurs qui en doutaient encore, le match no 5 de la Finale de la Coupe Stanley a ostensiblement établi une chose : les espoirs des Sharks de San Jose reposent grandement, sinon totalement, sur leur gardien Martin Jones.

Parce que les Penguins de Pittsburgh sont, à l'évidence, la meilleure équipe des deux.

Les Sharks sont incapables de résoudre l'énigme que représentent leurs rivaux, leur cohésion et leur vitesse.

Pendant combien de temps peuvent-ils encore s'en remettre de la sorte au brio de Jones?

« Deux matchs ce serait correct », a lancé Marc-Édouard Vlasic, jeudi soir.

Le défenseur québécois possède un sens de la répartie unique en son genre, une approche très cartésienne. Il peut vous répondre le plus sérieusement du monde que ses coéquipiers et lui font par exprès pour que Jones reçoive beaucoup de lancers parce qu'ils savent que le gardien est moins efficace quand il est moins occupé.

Deux matchs ce n'est effectivement pas beaucoup demander à Jones. Surtout quand il en reste tout au plus deux à jouer!

Blague à part, Vlasic et les Sharks savent pertinemment qu'ils devront être meilleurs dans la sixième confrontation de la série dimanche au SAP Center (20 h (HE); TVA Sports, CBC, NBCSN).

Sinon, ils courront le risque de voir les Penguins savourer la conquête de la Coupe Stanley dans leur amphithéâtre.

Sur un ton peu convaincant, le vétéran défenseur Paul Martin a dit croire que les Sharks puissent se tirer d'affaire.

« Ç'a été des matchs différents à San Jose », a-t-il soulevé jeudi soir à l'issue de la victoire des Sharks 4-2 qui a rétréci l'avance des Penguins à 3-2 dans la série. « Nous n'accordons pas autant de lancers qu'à Pittsburgh. Nous sommes plus efficaces en défense. Je m'attends donc à quelque chose de semblable, dimanche. »

Martin a à moitié raison : les Sharks ont permis moins de lancers dans un match sur les deux présentés à San Jose jusqu'à maintenant.

Dans le premier, le match no 3, ils avaient concédé 42 lancers, en obtenant eux-mêmes que 26, afin de tout de même l'emporter 3-2 en prolongation. Dans le second, c'est vrai qu'ils ont été plus efficients dans leur zone en limitant les Penguins à 20 lancers.

Les Sharks ont d'ailleurs eu le meilleur pour la première fois dans les tirs, 24-20, malgré un revers de 3-1.

Dans trois des cinq matchs de la Finale, les Penguins ont surpassé la marque des 40 tirs. Jeudi, Jones a été tout simplement étincelant en repoussant 44 lancers.

À l'autre bout, Matt Murray a moins bien paru en repoussant 18 des 21 tirs des Sharks. Le gardien recrue a été chancelant en début de rencontre, étant déjoué trois fois en seulement cinq tirs.

La ville de Pittsburgh aurait peut-être dû patienter avant de renommer une avenue en son nom. L'avenue déjà existante Murray a été symboliquement rebaptisée l'avenue Matt Murray uniquement pour la journée de jeudi.

Le principal intéressé a confié avoir été informé de l'initiative de la ville par un préposé à l'équipement de l'équipe, mercredi matin. Pas sûr qu'il aurait accepté si on lui en avait parlé avant.

 

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