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Marc-André Fleury prêt à passer à autre chose

Le gardien québécois repense à ses succès avec les Penguins en vue du repêchage d'expansion de la LNH

par Wes Crosby / Correspondant LNH.com

PITTSBURGH -- Quand Marc-André Fleury est entré dans le vestiaire des Penguins de Pittsburgh jeudi, il savait que c'était possible qu'il le fasse pour la dernière fois.

Fleury portait une casquette des Pirates de Pittsburgh quand il est entré dans le vestiaire alors que le gardien Matt Murray, qui l'avant supplanté comme no 1 des Penguins, a tenu salon. Il est demeuré à côté du tableur blanc avant de recevoir un câlin du défenseur Olli Maatta.

Quelques minutes se sont écoulées alors que Fleury attendait la fin des entrevues de Murray et de l'attaquant Matt Cullen avant de s'approcher de son casier. Pendant sa rencontre avec les journalistes, Fleury retenait des larmes en disant, « Oh, mon Dieu ».

« Je savais que les choses allaient changer pour moi après cette saison », a confié Fleury.

Plus tôt cette semaine, on a appris que Fleury avait levé sa clause de non-mouvement avant la date limite des transactions 2017 de la LNH afin que les Penguins puissent protéger Murray en vue du repêchage d'expansion de la LNH. Si Fleury n'avait pas renoncé à la clause, le directeur général Jim Rutherford aurait dû tenter de l'échanger avant la date limite.

« Nous avons discuté de l'expansion avant le camp d'entraînement et il m'a dit en ce moment-là, quand j'ai mentionné que je voulais retenir les deux gardiens, qu'il allait travailler avec moi pendant toute la saison en ce qui concernait sa clause de non-mouvement, a expliqué Rutherford. Je crois qu'il a officiellement décidé de la lever en janvier ou février. Mais cela a assurément atténué la pression sur l'organisation, car nous ne voulions pas chercher un échange.

« Nous voulions garder chaque gardien. Et maintenant, nous pouvons y réfléchir et dire que nous sommes contents de notre décision, mais cela a certainement réduit beaucoup de pression sur moi qui croyais que j'allais devoir l'échanger. »

Grâce à la décision de Fleury, le gardien québécois est demeuré avec les Penguins pendant leur deuxième conquête consécutive de la Coupe Stanley.

« C'était un moyen de rendre la vie plus facile pour les Penguins et de leur donner plus de flexibilité en fin de saison, a expliqué Fleury. Ils ne devaient plus se préoccuper de moi et d'une transaction potentielle. Et pour moi, c'était une occasion de finir la saison ici. Je suis heureux d'avoir eu la chance de me battre de nouveau pour la Coupe avec cette équipe et de gagner. »

Après que Murray eut subi une blessure au bas du corps pendant la période d'échauffement avant le match no 1 de la série de première ronde dans l'Association de l'Est contre les Blue Jackets de Columbus, Fleury a compilé une fiche de 9-6 pendant les séries éliminatoires de la Coupe Stanley avec une moyenne de buts alloués de 2,56 et un pourcentage d'arrêts de ,924.

Fleury tente de ne pas s'attarder sur son temps à Pittsburgh, même s'il a affirmé que ce dernier parcours représente une de ses meilleures expériences chez les Penguins. En discutant de son mandat à Pittsburgh, Fleury a essuyé des larmes alors qu'il tentait de contrôles ses émotions.

« Comme vous pouvez le soir, c'est très éprouvant pour moi », a avoué Fleury.

Ses coéquipiers avaient le même sentiment.

« Il est le meilleur coéquipier, le meilleur homme, a dit le défenseur Justin Schultz. Il est incroyable. Je l'aime. »

« C'est le genre de personne que je voudrais toujours avoir dans ma vie, a lancé le défenseur Brian Dumoulin. Si je pouvais suivre ce gars pendant toute la journée, je serais heureux. Je l'aime beaucoup. »

Le capitaine des Penguins Sidney Crosby a été le dernier à prendre la parole. Il a blagué avec quelques journalistes sur les facéties de certains coéquipiers pendant le défilé de la Coupe Stanley à Pittsburgh mercredi.

Puis on a posé des questions à Crosby sur le départ de Fleury.

« Je n'aime pas même devoir en discuter », a répliqué Crosby.

Mais il en a discuté.

« Ce sera difficile, a-t-il dit. De jouer à ses côtés pendant si longtemps et de vivre ces expériences ensemble, c'est pas mal spécial. Nous avons de très beaux souvenirs. »

L'attaquant Evgeni Malkin, qui ne s'est pas adressé aux médias jeudi, a également pris part à ces souvenirs avec Fleury et Crosby. Ce groupe, ainsi que le défenseur Kristopher Letang et l'attaquant Chris Kunitz, a remporté la Coupe Stanley trois fois depuis 2009.

Jeudi, on a demandé à Fleury de savoir comment il ferait ses adieux à Crosby et Malkin.

« Je ne le ferais probablement pas, a admis Fleury. Je vais simplement partir. Nous allons nous revoir. Pas tous les jours, mais nous allons rester en contact. »

Fleury a indiqué que son envie de jouer a joué un rôle clé dans son départ potentiel de Pittsburgh.

« J'aime jouer. J'aime le hockey, a dit Fleury. J'aime y aller et me mettre au défi. Évidemment, Matt est l'homme ici et il le sera pendant plusieurs ans. Et il faut mentionner que mon contrat représente une grande partie de la masse salariale [5,75 millions $]. Alors, ce n'allait plus fonctionner. »

En 13 saisons dans la LNH avec Pittsburgh, Fleury a compilé une fiche de 375-216-68 avec une moyenne de 2,58 et un pourcentage d'arrêts de ,912. Il détient les records des Penguins au chapitre des matchs joués (691), des minutes jouées (39 769), des victoires (375) et des blanchissages (44).

Alors, Fleury a eu de la difficulté à exprimer ce dont il s'ennuierait le plus à propos de la ville.

« C'est mon foyer, a dit Fleury. Tout, je suppose. »

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