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MacKinnon dit qu'il n'y a pas plus talentueux qu'eux

Les jeunes loups d'Équipe Amérique du Nord ne manquent pas de confiance

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

MONTRÉAL -- Rapides, talentueux… et insouciants! Les jeunots de l'équipe Amérique du Nord ne souffrent en tout cas d'aucun complexe d'infériorité en vue du tournoi de la Coupe du monde de hockey 2016.

« Je ne crois pas qu'il ait une équipe plus talentueuse que la nôtre », a claironné l'attaquant Nathan MacKinnon, lundi, à l'issue de la première séance d'entraînement de l'équipe au Centre Bell. « C'est un tournoi de courte durée, ce n'est pas comme en saison régulière ou en séries éliminatoires dans la Ligue nationale. Avec la rapidité et le talent que nous avons, nous pouvons tenir tête à n'importe quelle équipe. »

« Rapidité » et « talent » sont les deux mots en vogue dans l'entourage du groupe de joueurs âgés de 23 ans et moins.

« Ça allait vite pour une première séance en presque quatre mois, a affirmé l'attaquant Sean Couturier. Les gars ça patinait, je me demande si j'ai déjà pris part à une séance d'entraînement au rythme rapide comme celle-là », a ajouté le vétéran de cinq saisons déjà dans la LNH chez les Flyers de Philadelphie.

Couturier, un des aînés de l'équipe nord-américaine des 23 ans et moins, a fait remarquer que la nervosité était palpable au sein du groupe avant de sauter sur la patinoire pour une séance qui s'est déroulée en deux temps sur une période de deux heures.

Les joueurs avaient hâte de voir avec qui ils seraient jumelés, tant à l'attaque qu'en défense.

Pour cette rentrée en matière, l'entraîneur Todd McLellan avait formé les trios suivants : Jonathan Drouin - Connor McDavid - Mark Scheifele; Johnny Gaudreau - Jack Eichel - Brandon Saad; Nathan MacKinnon - Ryan Nugent-Hopkins - Auston Matthews; et Vincent Trocheck / J.T. Miller - Sean Couturier - Dylan Larkin.

En défense, on retrouvait Morgan Rielly - Aaron Ekblad; Shayne Gostisbehere - Colton Parayko; et Ryan Murray / Seth Jones - Jacob Trouba.

Matt Murray, John Gibson et Connor Hellebuyck sont les gardiens.

« Tout ça est loin d'être coulé dans le béton, a énoncé McLellan. Nous en parlons continuellement ensemble, le groupe d'entraîneurs. Nous allons multiplier les expérimentations. Ce qui complique notre tâche, c'est que nous ne connaissons pas les joueurs. Ils n'ont jamais joué ensemble. Nous n'avons aucun point de départ, contrairement à l'équipe canadienne à titre d'exemple. Mike Babcock (l'entraîneur) a déjà une idée des combinaisons qui peuvent fonctionner. Nous, nous partons de zéro. »

McLellan a indiqué qu'on va mettre à l'essai le duo d'attaquants formé de Drouin et de MacKinnon, qui ont fait la pluie et le beau temps ensemble dans les rangs juniors, chez les Mooseheads de Halifax.

« Nous voulons vite créer de la stabilité dans les trios, mais nous allons auparavant tenter des expérimentations. »

Principal défi

L'autre grand défi auquel le groupe d'entraîneurs est confronté, c'est celui de faire accepter à chacun des joueurs le rôle qu'on va lui confier.

McLellan a souligné que tous les attaquants ont l'habitude d'être utilisés dans plus de 18 minutes par match au sein de leur équipe de la LNH respective et que les défenseurs jouent en moyenne plus de 22 minutes par rencontre.

« Nous ne pourrons pas accorder le même temps de glace à tout le monde. Il n'y a pas suffisamment de minutes dans un match.

« Nous avons également un surplus de joueurs de centre et tous les joueurs sont habitués d'être utilisés en supériorité numérique. Si nous disons sur le banc 'allez-y' avant un jeu de puissance, les 18 joueurs sur le banc vont sauter sur la glace.

« C'est la raison pour laquelle nous avons établi clairement que tous ne pourront pas voir autant d'action que dans leur équipe respective, a élaboré l'entraîneur. Plusieurs devront accepter de jouer un rôle différent. À ce chapitre, les équipes du Canada et des États-Unis, entre autres, détiennent un avantage. Leurs joueurs ont de l'expérience, ils savent comment gérer une situation où ils passent de 18 minutes de temps de jeu par match à 12 minutes. Pour nous, c'est tout nouveau. »

McLellan a fait beaucoup d'enseignement à l'entraînement, lundi. Il a expliqué que la vitesse et le talent à eux-seuls ne permettront pas aux siens d'aspirer aux grands honneurs, surtout si utilisés à mauvais escient.

« Vitesse et talent font penser que nous allons nous lancer éperdument à l'attaque. Ce serait une erreur parce que l'équipe qui va gagner le tournoi sera celle qui va le mieux jouer derrière la rondelle, en repli défensif.

« J'estime que nos jeunes jambes vont nous conférer un avantage sur les autres équipes en début de tournoi. Il sera toutefois primordial que nous fassions usage de notre vitesse en unités de cinq. »

Un capitaine plus tard

Équipe Amérique du Nord va nommer son capitaine et des adjoints plus tard au cours du camp d'entraînement.

McLellan a indiqué que le choix ne pourrait être arrêté qu'après les deux premiers matchs préparatoires du groupe contre Équipe Europe, donc pas avant le 11 septembre.

« Nous avons une idée, mais nous allons voir à mesure que le camp va progresser. Les gars ne sont ensemble que depuis dimanche soir. Ceux que je dirige (McDavid et Nugent-Hopkins) ou que j'ai déjà dirigés (comme Sean Couturier aux Mondiaux de 2015) sont déjà plus à l'aise. Nous voulons privilégier un leadership de groupe, avec l'implication de tout le monde. Cela dit, nous allons choisir un capitaine et des adjoints. »

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